Bulliot, La Cité gauloise, chap. YI
de simples lieux de refuge et que Festus est absolument dans le vrai quand il nous dit : offudùm dictum est ab eo qtiod opem dat confugienlibus ^ Au temps de César, il n'en était plus de. même. Les populations rurales se renfermaient bien toujours dans de vastes enceintes fortifiées lorsqu'un danger les menaçait, mais on peut affirmer sans crainte que ces mêmes enceintes contenaient des habitants sédentaires, assez nombreux puisque plusieurs oppida renfermaient des fabriques de toile, de poterie et d'autres objets industriels fort renommés même en Italie. Ce que ' nous venons de dire est un fait incontestable pour Bibracte, dans laquelle on a trouvé des quartiers commerçants garnis de boutiques et d'ateliers d'émaillerie. Des preuves aussi concluantes n'existent pas pour un grand nombre d'autres villes gauloises, c'est bien évident ; cependant on pourrait citer Lezoux, l'ancienne Liusannurriy dont les fabriques de poteries ont fonctionné jusqu'au m* siècle de potre ère. Il existait là une véritable ville industrielle. Voici ce que nous trouvons dans un journal de cette localité * : « Il est démontré qu'en pleine terre arverne, durant la période d'occupation romaine, se trouvait le plus vaste établissement céramique des Gaules. ]»
« Déjà à la fin du siècle dernier, M. de Chazerat, intendant général d'Auvergne, avait découvert en ouvrant une avenue, une centaine de fours de potiers gallo-romains, encore pleins de vases de toute forme et de toute grandeur. Legrand d'Aussy rapporte le fait en détail. Mais le torren-: révolutionnaire survint qui, avec tant d'autres choses, emporta le souvenir de cette découverte. »
» Ce n'est que longtemps après que nous voyons reparaître dans l'histoire de l'art le nom de Lezoux. M. Cot hendy, archiviste du département, signala de nouveau cette ville et l'importance de ses fabriques gallo-romaines dans un remarquable travail sur la céramique arverne.
» Enfin le D' Plicque entreprit des travaux et découvrit