Bello Gall., VII, xxxiii
SJ8 HISJOIRE NATIONALE DES GAULOIS.
du signe de ralliement de leurs brenns respectifs. Comme à Thingvalla,'ce sombre vallon dç l'Islande glacée, où, aux beaux temps de la République, se tenaient les grandes assises de la nation^, toutçs les délibérations eurent lieu en plein air, devant la face du soleil et sous VœU de la lumière^. Nous croyons que la formule que nous rapportons ici, d'après M. Henri Martin, et qui termine encore toutes les proclamations dans les grandes fête^ bardiques du pays de Galles, est extrêmement ancienne.
Comme les juges, à Thingvalla, les sénateurs éduens n'avaient pas d'autres sièges que des blocs de rochers rangés sans doute en demi-cercle, leur nation attribuant à cette forme un caractère divin. Les enceintes composées de menhirs ou pierres debout s'appelaient des Cromelech's, mot à mot, des pierres en cercle, des pierres de Crom.
Dans ce gowrsed^^ la présidence, ô honte! fut donnée à César. A côté des officiers qui tenaient les aigles, on vit des guerriers gaulois avec les symboles de la nation, le cheval et le sanglier ! Le proconsul apprit, par les débats, que Cet devait son élection à une réunion clandestine et que les formes légales pour le temps et le lieu n'avaient pas été observées; que le frère avait été proclamé parle frère; que d'ailleurs les lois ne permettaient pas d'élever à la magistrature ni même d'admettre au sénat deux membres d'une même famille, quand ils étaient tous deux vivants. En effet, le frère de Cot, Valetiac, Tannée précédente, avait été Vergobereith? — Qu'est-ce que César entend ici par réunion clandestine? Evidemment quelque réunion populaire tenue au fond d'une forêt par les partisans de la cause nationale et présidée par Valetiac lui-même. Il voulait être assur^ que son successeur ne pactiserait pas avec ces druicj^ et ces colliers d'or qui ne désiraient rien tant que l'asservissement dé leur patrie par César. Celui-ci, tout en ayant l'air
1. ^d^vmxQv, Lettres sur V Islande, citées dans l* Univers Pitt,, t. LU, p. 24.1.