‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 220 sur 470 · LA MÉLANIS · texte numérisé non relu

LA MÉLANIS

Pelias Berus, var. 9, Merr.; Coluber Melanis, Pall., Gmel., Lacep., Shaw.; Vipera Melanis, Latr., Daud. 5. -

C’est sur les bords du Volga et de la Samara, qui se jette dans ce grand fleuve, que l’on rencontre la mélanis, dont M. Pallas a parlé le premier. Elle s’y plait dans les endroits humides et marécageux, au milieu des végétaux pourris. Elle ressemble beaucoup à la vipère commune, par sa conformation extérieure, sa grandeur et celle de ses crochets ; mais elle en diffère par ses couleurs : son dos est d'un noir très-foncé ;

‘ M. Pallas, à l'endroit déjà cité,

3 Laur, Spec. med., p. 488.

5 La Mélanis constitue une troisième variété dans l’espèca l de la Vipère commune. D,

les écailles du dessous du ventre présentent une sorte d’éclat semblable à celui de l'acier ; sur ce fond très-brun on remarque des taches plus obscures, et des deux côtés du corps, ainsi que vers la gorge, on voit des teintes comme nuageuses, qui tirent sur le bleu. Ses yeux sont d’un blanc éclatant qui donne plus de feu à l'iris, dont la couleur est rousse; lorsque la prunelle est resserrée, elle est allongée verticalement. La queue estcourte etdiminuede grosseur vers son extrémité. Cette espèce a communément cent quarante-huit plaques sous le ventre, et vingt-sept paires de petites plaques revêtent le dessous de sa queue.

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