LA TRÈS-BLANCHE
Elap melanurus, Merr.; Col. niveus, Linn.; Cerastes candidus, Laur.; Col. candidissimus, Lacep. ; Vipera : nivea, Latr., Daud.; Vipera melanura, Daud.
Le blanc le plus éclatant est la couleur de ce serpent , que l’on trouve en Afrique, et particulièrement dans ja Libye. Suivant Séba, l’extrémité de sa queue est noire, et on aperçoit sur son corps quelques taches très-petites et de la même couleur ; mais M. Linnée dit qu’il est ab-
neuf grandes écailles ainsi disposées. Nous avons donc une raison de plus d'inviter les naturalistes à rechercher des caractères extérieurs très-sensibles et constants, d'après lesquels on puisse, dans là suite, séparer les serpents venimeux de ceux qui ne le sont pas; et l'on doit maïntenäñt voir évidemment combien il était nécessaire d'employer plusieurs caractères pour composer notre Table méthodique des Serpents, de manière qu'on pût aisément reconnaître les diverses espèces de ces reptiles.
4 Le Sans-tache, M. Daubenton, Encycl. méth. — Séba, mus. 2, tab, 45, fig. r.
DES SERPENTS
solument sans taches, etil se pourrait que celles dont parle Séba fussent une suite de l’altération produite par l’esprit-de-vin, dans lequel on avait conservé l'individu que Séba avait dans sa collection. Il parvient quelquefois à la longueur de cinq ou six pieds ; il se nourrit d'oiseaux et d’autres petits animaux , auxquels il donne la mort d’autant plus facilement, qu’il est très-venimeux. Il a ordinairement deux cent neuf grandes plaques sous le corps, et soixante-deux paires de petites plaques sous la (queue.
4 Dans
LA BRASILIENNE.
Vipera (Echidna) Daboia, Merr. ; Coluber brasiliensis, Lacep.; Vipera brasiliana, Latr., Daud. ; Vipera Daboia, Daud. ; Craspedocephalus Daboia, Fitz *.
C’est une vipère du Brésil, envoyée et conservée sous ce nom au Cabinet du roi. Sa tête est couverte par-dessus d’écailles ovales ; relevées par une arête, et semblables à celles du dos, tant par leur forme que par leur grandeur. Le museau, qui est très-saillant, se termine par une grande écaille presque perpendiculaire à la direction des mâchoires, arrondie par le haut et échancrée par le bas, pour laisser passer la langue. Le dessus du corps présente de grandes taches ovales, rousses, bordées de noirâtre ; et dans les intervalles qu’elles laissent, on voit d’autres taches très-petites d’un brun plus ou moins foncé. L’individu que nous avons décrit a cent quatre-vingts grandes plaques sous le corps, et quarante-six paires de petites plaques sous la quete; sa longueur totale est de trois pieds, et celle de sa queue , de cinq pouces six lignes. Ses crochets mobiles ont près de huit lignes de longueur; ils sont cependant moins longs de moitié que les crochets de deux mâchoires de serpent venimeux envoyées du Brésil au Cabinet du roi, et semblables en tout, excepté par la grandeur, à celles de la brasilienne : si ces grandes mâchoires ont appartenu à un individu de la même espèce, on pourrait croire qu’il avait six pieds de longueur. Je n’ai trouvé, dans aucun auteur, la figure ni la description de la brasilienne.
‘ Cette espèce doit être réunie avec la Daboie , qui est détrite ci-après, D.