ALARM RAR À À FR À
changements, on doit les rapporter à la même cause générale. Il faut toujours les attribuer au défaut d’équilibre entre les mouvements intérieurs et les causes externes : lorsque ces dernieres sont supérieures, elles altèrent et dépouillent; et lorsque le principe vital l’emporte, il répare et renouvelle. Maïs cet équilibre peut être rompu de mille et mille manières, et les effets qui en résultent sont diversifiés suivant la nature des êtres organisés qui les éprouvent.
Il en est donc de cette propriété de se dépouiller , ainsi que de toutes les autres propriétés et de toutes les formes que la nature distribue aux différentes espèces, et combine de toutes les manières, comme si elle voulait en tout épuiser toutes les modifications. C’est souvent parce que nos connaissances sont bornées que l'imagination la plus bizarre nous parait allier des qualités et des formes qui ne doivent pas se trouver ensemble. En étudiant avec soin la nature , non-seulement dans ses grandes productions, mais encore dans cette foule immense de petits êtres, où il semble que la diversité des figures extérieures ou internes, et par conséquent celle des habitudes ont pu être plus facilement imprimées à des masses moins considérables , l’on trouverait des êtres naturels, dont les produits de l'imagination ne seraient souvent que des copies. Il y aura cependant toujours une grande différence entre les originaux et ces copies plus ou moins fidèles : l'imagination , en assemblant des formes et des qualités disparates, ne prépare pas à cette réunion extraordinaire; elle n’emploie pas cette dégradation successive de nuances diversifiées à l'infini qui peuvent rapprocher les objets les plus éloignés , et qui en décelant la vraie puissance créatrice, sont le sceau dont la nature marque ses ouvrages durables , et les distingue des productions passagères de la vaine imagination.
Lorsque les quadrupèdes ovipares quittent leurs vieilles couvertures , leur nouvelle peau - est souvent encore assez molle pour les rendre plus sensibles au choc des objets extérieurs : aussi sont-ils plus timides , plus réservés, pour ainsi dire , dans leur démarche, et se tiennentils cachés autant qu'ils le peuvent, jusqu’à ce que cette nouvelle peau ait été fortifiée par de nouveaux sucs nourriciers et endurcie par les impressions de l’atmosphère,
Les habitudes des quadrupèdes ovipares sont en général assez douces : leur caractère est sans férocité ; si quelques-uns d’eux, comme les crocodiles , detruisent beaucoup, c’est parce qu’ils ont une grande masse à entretenir ‘, mais ce n’est que dans les articles particuliers de cette Histoire que nous pourrons montrer comment ces mœurs générales et communes à tous les quadrupèdes ovipares, sont plus ou moins diversifiées dans chaque espèce, par leur organisation particulière, et par les circonstances de leur vie. Nous verrons, par exemple, les uns se nourrir de poissons, les autres donner la chasse de préférence aux animaux qui rampent sur la terre, aux petits quadrupèdes , aux oiseaux même qu’ils peuvent
atteindre sur les branches des arbres; ceux-ci
se nourrir uniquement des insectes qui bourdonnent dans l’atmosphère; ceux-là ne vivre que d'herbe, et ne choisir que les plantes parfumées, tant la nature sait varier les moyens de subsistance dans toutes les classes, et tant elle les a toutes liées par un grand nombre de rapports. La chaîne presque infinie des êtres , au lieu de se prolonger d’un seul côté, et de ne suivre, pour ainsi dire, qu’une ligne droite, revient donc sans cesse sur elle-même, s’étend dans tous les sens, s’élève, s’abaisse, se replie, et par les différents contours qu’elle décrit, les diverses sinuosités qu’elle forme , les divers endroits où elle se réunit, ne représente-t-elle pas une sorte de solide, dont toutes les parties s’enlacent et se lient étroitement, où rien ne
pourrait être divisé sans détruire l’ensemble,
où l’on ne reconnait ni premier ni dernier chainon, et où même l’on n’entrevoit pas comment la nature a pu former ce tissu aussi immense que merveilleux ?
Les quadrupèdes ovipares sont souvent réunis en grandes troupes; l’on ne doit cependant pas dire qu'ils forment une vraie société.
Qu'est-ce en effet qui résulte de leur attroupement? aucun ouvrage , aucune chasse, aucune guerre qui paraissent concertés. Ils ne construisent jamais d’asile ; et, lorsqu’ils en choisissent sur des rivages, dans des rochers, dans Île creux des arbres, ete., ce n’est point une habitation commode qu’ils préparent pour un certain nombre d'individus réunis, et qu'ils tâchent d’approprier à leurs différents besoins ;
{ Voyez particulièrement l'Histoire des Crocodiles.
DES QUADRUPEDES OVIPARES.
mais c’est une refraite purement individuelle, où ils ne veulent que se cacher, à laquelle ils ne changent rien , et qu’ils adoptent également , soit qu’elle ne suffise que pour un seul animal, ou soit qu’elle aït assez d’étendue pour recéler plusieurs de ces quadrupèdes.
Si quelques-uns chassent ou pêchent ensemble, c’est qu’ils sont également attirés par le même appât ; s'ils attaquent à la fois, c’est parce qu’ils ont la même proie à leur portée; s'ils se défendent en commun , c’est parce qu’ils sont attaqués en même temps ; et si quelqu'un d’eux a jamais pu sauver la troupe entière, en l’avertissant par ses cris de quelque embüche , ce n’est point , comme on l’a dit des singes et de quelques autres quadrupèdes , parce qu’ils avaient été, pour ainsi dire , chargés du soin de veiller à la sûreté commune, mais seulement par un effet de la crainte que l’on retrouve dans presque tous les animaux , et qui les rend sans cesse attentifs à leur conservation individuelle.
Quoique les quadrupèdes ovipares paraissent moins sensibles que les autres quadrupèdes , ils n’en éprouvent pas moins, au retour du printemps ; le sentiment impérieux de l'amour, qui, dans la plupart des animaux , donne tant de force aux plus faibles , tant d’activité aux plus lents , tant de courage aux plus lâches. Malgré le silence habituel de plusieurs de ces quadrupèdes , ils ont presque tous des sons particuliers pour exprimer leurs désirs. Le mâle appelle sa femelle par un cri expressif, auquel elle répond par un accent semblable. L'amour n’est peut-être pour eux qu’une flamme légère, qu'ils ne ressentent jamais très - vivement , comme si les humeurs dont leur corps abonde les garantissaient de cette chaleur intérieure et productrice, qu’on à comparée avec plus de raison qu’on ne le pense à un véritable feu, et qui est de même amortie ou tempérée par tout ce qui tient au froid élément de l’eau. Il semble cependant que la nature a voulu suppléer dans le plus grand nombre de ces quadrupèdes , à l'activité intérieure qui leur manque , par une conformation des plus propres aux jouissances de l'amour. Les parties sexuelles des mâles sont ‘toujours renfermées dans l’intérieur de leur corps jusqu’au moment où ils s’accouplent avec leurs femelles ! ; la chaleur interne , qui ne cesse
s C'est par l'anus que les mâles des lézards et des tortues font sortir et introduisent leurs parties sexuelles, et que ceux des
de pénétrer les organes destinés à perpétuer leur espèce, doit ajouter à la vivacité des sensations qu’ils éprouvent ; et d’ailleurs ce n’est pas pendant des instants très-courts, comme la plupart des animaux, que les tortues marines , et plusieurs autres quadrupèdes ovipares communiquent et reçoivent la flamme qu’ils peuvent ressentir : C’est pendant plusieurs jours que dure l’union intime du mâle et de la femelle * sans qu’ils puissent être séparés par. aucune crainte , ni même par des blessures profondes!
Les quadrupèdes ovipares sont aussi féconds que leur union est quelquefois prolongée. Parmi les vivipares, les plus petites espèces sont en général celles dont les portées sont les plus nombreuses ; cette loi constante pour tous ces animaux ne s’étend pas jusque sur les quadrupèdes ovipares, dans lesquels sa force est vaincue par la nature de leur organisation. IL paraît même que les grandes espèces de ces derniers quadrupèdes sont quelquefois bien plus fécondes que les petites, comme on pourra le voir dans l’histoire des tortues marines, etc.
Mais si les quadrupèdes ovipares semblent éprouver assez vivement l’amour , ils ne ressentent pas de même la tendresse paternelle. Ils abandonnent leurs œufs après les avoir pondus ; la plupart , à la vérité, choisissent la place où ils les déposent ; quelques-uns , plus attentifs , la préparent et l’arrangent ; ils creusent même des trous où ils les renferment, et où ils les couvrent de sable et de feuillages : mais que sont tous ces soins en comparaison de l’attention vigilante dont les petits qui doivent éclore sont l’objet dans plusieurs espèces d'oiseaux ? et l’on ne peut pas dire que la conformation de la plupart de ces animaux ne leur permet pas de transporter et de mettre en œuvre des matériaux nécessaires pour construire une espèce de nid plus parfait que les trous qu’ils creu : sent, ete. Les cinq doigts longs et séparés qu'ont la plupart des quadrupèdes ovipares , leurs quatre pieds , leur gueule et leur queue , ne leur donneraient-ils pas en effet plus de moyens pour y parvenir , que deux pattes et un bec n’en donnent aux oiseaux ?
La grosseur de leurs œufs varie , suivant les
grenouilles, des crapauds et des raines, répandent leur liqueur
fécondante sur les œufs que pondent leurs femelles, ainsi que
nous le verrons dans les articles particuliers de leur histoire. 4 Voyez l'article de La Tortue franche.
espèces , beaucoup plus que dans ces derniers animaux; ceux des très-petits quadrupèdes oviyares ont à peine une demi-ligne de diamètre, tandis que ies œufs des plus grands ont de deux à trois pouces de longueur. Les embryons qu’ils contiennent se réunissent quelquefois avant d’y étre renfermés , de manière à produire des monstruosités , ainsi que dans les oiseaux. On trouve dans Séba la figure d’une petite tortue à denx têtes, et l’on eonserve au Cabinet du Roi un très-petit lézard vert qui a deux têtes et deux cous bien distincts !.
L’enveloppe des œufs des quadrupèdes ovipares n’est pas la même dans toutes les espèces ; dans presque toutes , et particulièrement dans plusieurs tortues, elle est souple, molle, et semblable à du parchemin mouillé; mais, dans les crocodiles et dans quelques grands lézards , elle est d’une substance dure et crétacée comme les œufs des oiseaux, plus mince cependant, et par conséquent plus fragile.
Les œufs des quadrupèdes ovipares ne sont donc pas couvés par la femelle. L’ardeur du soleil et de l’atmosphère les fait éclore, et l'on doit remarquer que tandis que ces quadrupèdes ont besoin pour subsister d’une plus grande chaleur que les oiseaux, leurs œufs cependant éclosent à une température plus froide que ceux de ces derniers animaux. Il semble que les machines animales les plus composées, et par exemple celle des oiseaux , ne peuvent être mises en mouvement que par une chaleur extérieure très-active ; mais que lorsqu'elles jouent , les frottements de leurs diverses parties produisent une chaleur interne, qui rend celle de l’atmosphère moins nécessaire pour la conservation de leur mouvement.
Les petits des quadrupèdes ovipares ne connaissent donc jamais leur mère ; ils n’en reçoivent jamais ni nourriture , ni soins , ni secours, ni éducation ; ils ne voient, ils n’entendent rien
qu'ils puissent imiter ; le besoin ne leur arrache
pas longtemps des cris , qui, n’étant point entendus de leur mère, se perdraient dans les airs, et ne leur procureraient ni assistance ni nourriture ; jamais la tendresse ne répond à ces cris ; et jamais il ne s’établit parmi les quadrup des ovipares ce commencement d’une sorte de langage si bien senti dans plusieurs autres
‘1 a été envoyé par M. le duc de la Rochefoucauit, qui ne cesse de donner des preuves de ses lumières et de son zèle pour l'avancement des sciences.
animaux ; ils sont donc privés du plus grand moyen de s’avertir de leurs différentes sensations , et d’exercer une sensibilité qui aurait pu s’accroître par une plus grande communication de leurs affections mutuelles.
Mais si leur sensibilité ne peut être augmentée, leurnaturel est souvent modifié. Onest parvenu à apprivoiser les crocodiles, qui cependant sont les plus grands, les plus forts, et les plus dangereux de ces animaux ; et à l'égard des petits quadrupèdes ovipares, la plupart cherchent une retraite autour de nos habitations ; certains de ces animaux partagent même nos demeures, où ils trouvent en plus grande abondance les insectes dont ils font leur proie; et tandis que nous recherchons les uns, tels que les petites espèces de tortues , tandis que nous les apportons dans nos jardins où ils sont soignés , protégés et nourris , d’autres, tels que les lézards gris, présentent quelquefois une sorte de domesticité, moins parfaite, mais plus libre, puisqu’elle est entièrement de leur choix ; plus utile, parce qu’ils détruisent plus d’insectes nuisibles ; et, pour ainsi dire , plus noble , puisqu'ils ne reçoivent de l’homme ni nourriture préparée , ni retraite particulière.
Presque tous les quadrupèdes ovipares répandent une odeur forte, qui ne diffère pas beaucoup de celle du muse, mais qui est moins agréable, et qui, par conséquent, ressemble un peu à celle qu’exhalent des animaux d’ordres bien différents , tels que les serpents, les fouines, les belettes, les putois , les mouffettes d'Amérique , plusieurs oiseaux, tels que la huppe , etc., cette odeur plus on moins vive est le produit de sécrétions particulières , dont l’organe est très-apparent dans quelques quadrupèdes ovipares, et particulièrement dans le crocodile , ainsi que nous le verrons dans les détails de cette histoire.
Les quadrupèdes ovipares vivent en général très-longtemps. On ne peut guère douter , par exemple, que les grandes tortues de mer ne parviennent, ainsi que celles d’eau douce et de terre, à un âge très-avancé ; et une très-longue vie ne doit pas étonner dans ces animaux, dont le sang est peu échauffé, qui transpirent à peine, qui peuvent se passer de nourriture pendant plusieurs mois, qui ont si peu d’accidents à craindre, et qui réparent si aisément les pertes qu’ils éprouvent. D’ailleurs ils vivent pendant un bien plus grand nombre d’années
DES QUADRUPÉDES OVIPARES.
que les quadrupèdes vivipares , si l’on ne calcule l’existence que par la durée. Mais si l’on veut compter les vrais moments de leur vie, les seuls que l’on doive estimer , ceux où ils usent de leur foree et font usage de leurs facultés , on verra que lorsqu'ils habitent un pays éloigné de la ligne, leur vie est bien courte, quoiqu’elle paraisse renfermer un grand espace de temps. Engourdis pendant près de six mois, il faut d’abord retrancher la moitié de leurs nombreuses années ; et pendant le reste de ces ans , qui paraissent leur avoir été prodigués , combien ne faut-il pas ôter de jours pour ce temps de maladie, où dépouillés de leur première peau, ils sont obligés d’attendre dans une retraite qu’une nouvelle couverture les mette à l'abri des dangers! Combien ne faut-il pas ôtér d’instants pour ce sommeil journalier , auquel ils sont plus sujets que plusieurs autres animaux , parce qu’ils reçoivent moins de sensations qui les réveillent, et surtout parce qu’ils sont moins pressés par l’aiguillon de la faim ! Il ne restera donc qu’un très-petit nombre d’années où les quadrupèdes ovipares soient réellement sensibles et actifs , où ils emploient leurs forces, où ils usent leur machine, oùils tendent avec rapidité vers leur dépérissement. Pendant tout le temps de leur sopeur, inaccessibles à toute impression, froids , immobiles et presque inanimés , ils sont en quelque sorte réduits à l’état de matières brutes , dont la durée est trèslongue parce que le temps n’est pour ces substances qu’une succession d'états passifs et de positions inertes sans effets productifs , et par conséquent sans causes intérieures de destruction, bien loin de pouvoir être compté par de vives jouissances , et par les effets féconds qui déploient mais usent tous les ressorts des êtres animés.
Plusieurs voyageurs ont écrit que quelques lézards et quelques quadrupèdes ovipares sans queue renferment un poison plus ou moins actif. Nous verrons dans les articles particuliers de cette Histoire, que l’on ne peut regarder comme venimeux qu'un très-petit nombre de ces quadrupèdes. D’un autre côté, l’on sait qu'aucun quadrupède vivipare et qu'aucun oiseau ne sont infectés de venin; ce n’est que parmi les serpents, les poissons, les vers, les insectes et les végétaux que l’on rencontre plusieurs espèces plus ou moins venimeuses. Il semblerait donc que l’abondance des sucs mor-
tels est d'autant plus grande dans les êtres vivanis, que leurs humeurs sont moins échauffées, et que leur organisation intérieure est plus simple.
Maintenant nous allons examiner de plus près les divers quadrupèdes ovipares dont nous avons remarqué les qualités communes et observé les attributs généraux. Nous commencerons par les diverses espèces de tortues de mer, d’eau douce et de terre; nous considérerons ensuite les crocodiles et les différents lézards, dont les espèces les plus petites, et particulièrement celles des salamandres, ont tant de rapports avec les grenouilles et les autres familles de quadrupèdes ovipares qui n’ont pas de queue, et par l’histoire desquels nous terminerons celle de tous ces animaux. Nous ne nous arrêterons cependant beaucoup qu’à ceux qui, par la singularité de leur conformation , l’étendue de leur volume, la grandeur de leur puissance, la prééminence de leurs qualités , mériteront un plus grand intérêt et une attention plus marquée; pour parvenir à peindrela nature, tâchons de l’imiter; et de même que les espèces distinguées paraissent avoir été les objets de sa prédilection, qu’elles soient ceux de notre attention particulière , comme réfléchissant vers nous plus de lumière, et comme en répandant davantage sur tout ce qui les environne. Et lorsqu'il s’agira de tracer les limites qui séparent les espèces les unes des autres, lorsque nous serons indécis sur la valeur des caractères qui se présenteront, nous aimerons mieux ne compter qu’une espèce que d’en admettre deux, bien assurés que les individus ne coûtent rien à la nature, mais que, malgré son immense fécondité, elle n’a point prodigué inutilement les espèces. Ses effets sont sans nombre, mais non pas les causes qu’elle fait agir. Nous croirions donc mal représenter l’auguste simplicité de son plan, et mal parler de sa force, en lui rapportant sans raison une vaine multiplication d’espèces ; nous pensons, au contraire, mieux révéler sa puissance , en disant que toutes ces différences qui font la magnificence de Punivers , que toutes ces variétés qui l’embellissent, elle les a souvent produites en modifiant de diverses manières les espèces réellement distinctes. Bien loin d’enrichir la science , ne l’appauvrissons pas; ne la rabaissons pas en la surchargeant d’un poids inutile d’espèces arbitraires ; et n'oublions jamais que
du haut du trône sublime où siége la nature, dominant sur le temps et sur l’espace, elle n’emploie qu’un petit nombre de puissances pour animer la matière, développer tous les êtres, et mouvoir tous les corps de ce vaste univers,