LE LABRE IRIS
Labrus irideus et L. macropterus, Lacep. ; Perca iridea , Bosc. mss. ; Centrarchus irideus , Cuv.s.
On devra à M. Boscla connaissance du labre salmoïde et du labre iris, qui tous les deux habitent dans les eaux de la Caroline.
Le salmoïde aune petite élévation sur le nez; l’ouverture de la bouche fort large ; la mâchoire inférieure un peu plus longue que la supérieure; l’une et l’autre garnies d’une grande quantité de dents tres-menues ; la langue eharnue; le palais hérissé de petites dents que l’on voit disposées sur deux rangées et sur une plaque triangulaire; le gosier situé au-dessus et audessous de deux autres plaques également hé-
442 rayons à chaque nageoire pectorale du labre microlépidote, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la caudale. — 14 rayons à chaque nageoire pectorale du labre vieille, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articuiés à chaque thoracine , 46 rayons à la caudale. — 5 rayous à la membrane branchiale du karut, 46 à chaque pageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 2 rayons aiguillonnés et 7 rayons articulés à l'anale, 43 rayons à la caudale, — 5 rayons à la membrane branchiale de l'anéi , 44 à chaque nageoïre pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 2 rayons aiguilloanés et 7 rayons articulés à l'anale, 48 rayons à la caudale. — 15 rayons à chaque nageoire pectorale du labre ceinture, 6 à chaque thoracine, 14 à la caudalé. — 41 rayons à chaque nagcoire pectorale du digramme. 6 à chaque thoracine, 12 à la caudale. — 20 rayons à la caudale du labre hololépidote. — 15 à la caudale du tænioure.— 12 à chaque nageoire pectorale du labre parterre, 46 à la caudale. — 47 rayons à la caudale du sparoïde. — 12 rayons à la caudale du léopard, — 11 rayons à la nageoire caudale du malaptéronote.
2 Du genre Growler, Gristes, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
* Ce poisson, déjà décrit par M. de Lacépède , sous le nom de Labre macroptère (p. 237), est du genre Centrarchus-de M. Guvier, famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
rissées ; l’œil grand; les côtés de la tête revêtus de petites écailles ; la ligne latérale parallèle au dos; une fossette propre à recevoir la partie antérieure de la dorsale; les deux thoracines réunies par une membrane; l'iris jaune, et le ventre blanc.
On trouve un très-grand nombre d'individus de cette espèce dans toutes les rivières de la Caroline; on leur donne le nom de 7raut ou Truite. On les prend à l’hameçon; on les attire par le moyen de morceaux de cyprin. Ts parviennent à la longueur de six ou sept décimètres; leur chair est ferme, et d’un goût très-agréable.
Le labre iris montre un aplatissement et une petite rainure sur la tête, au-devant des yeux ; des dents extrêmement petites; une membrane placée de maniere à réunir les thoracines l’une à l’autre; une longueur d’un à deux décimè:
tres; une couleur générale, d’un gris brun ponctué et taché d’un brun plus foncé; une raie jaune et très-peu sensible sur presque toutes les écailles; et deux raies obliques, ainsi que plusieurs taches rouges et petites sur la nageoire du dos. Les individus de cette espèce vivent en très-grand nombre dans les eaux douces de la Caroline, comme les labres sparoïdes. On les y recherche particulièrement au printemps !.
LE LABRE DIANE, Labrus Diana, Lacep., Cux.?.
Le Labre Macrodonte , Labrus macrodontus, Lac. 5%. — L. Neustrien +, L. Neustriæ et L. Bergylta, Lac.; L. maculatus, var. Cuv.; L. Bergylta, Ascan. “.— L. Calops 5, L. calops, Lacep. 7. — Z. Ensanglanté®, L. cruentatus, Lac.; Psiacanthus cruentatus, Cuv. °.—Z. Perruche 4, L. Psittaculus, Lac. 4, — ZL. Keslik 12, L, perdica, Linn., Gmel.; L. Keslik, Lac 4.—Z. Combre 14, L. Comber, Penn., Lac.; L. maculatus, var. Cuw. 15,
La description comparée des six premiers de ces huit labres n'a encore été publiée par au-
46 rayons à la membrane des branchies du labre salmoïde, 15 à chaque pectorale , 6 rayons à chaque thoracine, 18 à la nageoire de la queue.— 9 rayons à chaque pectorale du labre iris, { rayon aiguillonné et 4 rayons articulés à chaque tho racine, 24 rayons à la caudale.
3 M. Guvier admet cette espèce parmi les Labres propre ment dits. D.
3 Non cité par M. Cuvier. D.
à Grande vieille, auprès de Fécamp, — Bandlouliére marbrée. (Nute manusc. de M. Noël de Rouen.)
5 Ge vrai Labre n'est qu'une variété de la Vieille tachetée de M. Guvier; déjà décrite dans cet ouvrage, sons les noms de Labre ballan et de Labre bergylte. V.p. 265. D.
cun naturaliste. Suivant M. Noël, qui nous a fait parvenir des notes manuscrites au sujet du labre neustrien et du calops, ce dernier poisson a les deux mâchoires garnies d’une rangée de dents doubles et pointues. La dorsale du neustrien présente des nuances et une disposition de couleurs assez semblables à celles que l’on voit sur les côtés de cet animal, et les pectorales, les thoracines, l’anale et la caudale, offrent des tons et une distribution de teintes pareils à ceux que montre le dos. L'iris du calops, qui est très-grand , ainsi que l’œil considéré dans son ensemble, est d’un noir si éclatant, que j'ai cru devoir tirer de ce trait de la physionomie de ce labre le nom spécifique de Calops que j'ai donné à ce poisson , et qui signifie bel œil'. Le dos du labre calops est brunâtre ; mais cet osseux est revêtu sur toute sa surface, excepté celle de sa tête, d’écailles fortes , larges et très-brillantes ?. L’éclat des diamants et des rubis, qui charme les yeux des observateurs sur l’ensanglanté, est relevé par les nuances des nageoires, qui sont toutes dorées. L’anale du labre perruche est jaune avec une bordure rouge, et sa caudale est également jaune, avec quatre ou cinq bandes courbes, concentriques, inégales en largeur, et alternativement rouges et bleues. Le keslik a la tête brune, et la dorsale, ainsi que l’anale, rouges. Le combre a souvent le ventre d’un jaune clair, et les nageoires rougeâtres : il habite dans les mers britanniques ; le keslik, dans celle qui baigne les murs de
* La brune, par les pêcheurs de Dieppe. — Bandouliére brune. (Note man. de M. Noël de Rouen.)
7 Non cité par M. Cuvier. D.
#,. Lupus minimus, argeuteus, maculis purpureis tessella- «tus. » Peintures sur vélin faites d'après les dessins de Plumier, et dé,osées dans la bibliothèque du Muséum d'histoire paturelle,
* Du genre Priacanthe, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, Cuv. D.
10 « Turdus mariaus varius, vulgù petit perroquet. » Peintures sur vélin d'après les dessins de Plumier,
4 Non cité par M. Cuvier. D.
1? Forskael, Descript. anim., p. 54, n. 26. — Labre keslik. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
45 M. Cuvier ne cite point ce poisson. D.
4 Labre combre. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Comber. Brit. Zool. 5, p. 210, n. 7. — Rai, Pisc., p. 465, fig. 5.
45 M. Cuvier considère ce poisson comme une simple vasiété du vrai Labre qu'il nomme Vieille tachetée. D.
‘ Kad veut dire beau, et wŸ, œil.
2 M. Noël, qui a dissequé le calops, nous écrit que ce polsson n'a point d'appendices ou cœcums auprès du pylore; que la vessie natatoire est d'une grande capacité ; qu'elle est située au-dessous de l'épine dorsale; que cette épine est composée de vingt-deux vertébres, dont dix répondent à la capacité du ventre, et que la chair de cet animal sst blanche, et larme comme celle d'une jeune morue.
Constantinople; les beaux labres ensanglantés perruche vivent dans Amérique, où ils ont été dessinés et observés avec soin par Plumier ; le neustrien et le calops, près des rives de l’ancienne Neustrie; et le labre diane ‘, dont nous devons la figure à Commerson, se trouve dans le grand Océan équatorial : quant au macrodonte , que nous avons décrit d’après des individus de la collection cédée à la France par la Hollande, nous ignorons sa patrie.
LE LABRE BRASILIEN 2.
Labrus brasiliensis, Bl., Lacep.; Julis brasiliensis Cuv. ‘.
Le Labre Vert, Labrus viridis, Bloch, Lacep.; Julis viridis, Cuv. .— L. Trilobé, L. trilobatus, Lacep.; Julis trilobata, Cuv.5, — L. Deux-croissants, L. bilunulatus, Lacep., Cuv.7.— L. Hébraïque, L. hebraicus, Lac.; Julis hebraica, Cuv.5. — ZL. Large-raie, L. latovittatus et Tæuianotus lato-vittatus, Lac.; Malacanthus lato-vittatus, Cuv. *. — L. Annelé, L. annulatus, Lac.; Julis annulata, Cur. ‘°.
Bloch a publié la description et la figure des deux premiers de ces labres ‘!; nous allons faire
442 rayons à la caudale du labre diane. — 5 rayons à la membrane branchiale du labre macrodonte , 13 à chacune des peciorales, { rayon aiguillouné et 5 rayons articulés à chacuue des thoracines , 14 rayons à la caudale. — 7 rayons à la membrane branchiale du neustrien, 43 à chacune des pectorales , À rayon aiguillonné et 5 rayous articulés à chacune des thoracines, 13 rayons à la caudale. — 4 rayons à la membrane branchiale du calops, 47 à chacune des pectorales, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chacune des thoraciues, 22 rayous à la caudale. — 12 rayons à la nageoire de l'anus de la perruche, 12 à la caudale. — 14 rayons à chacune des pectorales du keslik, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chacune des thoracines, 14 rayons à la caudale. — 44 rayons à chacune des pectorales du combre, 5 à chacune des thoracines.
2 Tetimixira, au Brésil, — Bloch, pl. 280.
5 Du sous-genre Girelle, dans le grand genre Labre de M.Cuvier. D.
+ Bloch, pl. 282.
5 Du sous-genre des Labres appelés Girelles par M. Cuvier.
# Du sous-geure Girelle, Cuv. D.
7 De la division des vrais labres, dans le grand genre Labre, selon M.Cuvier, D.
# Dusous-genre Girelle, Cuv. D.
° Le labre large-raie a été décrit une seconde fois par M. de Lacépède, sous le nom de Tænianote large-raie. M. Cuvier le place dans le genre Malacanthe, qu'il a établi dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.
10 Du sous-genre des Girelles, dans le grand genre Labre, selon M. Cuvier. D.
4 La belle gravure enluminée du brasilien, que l'on tronve dans l'ouvrage de Bloch, me parait donner une fausse idée de la caudale de ce poisson, en ne la représentant pas conne trilobée. Si mon opinion à cet égard n'était pas fondée, il faudrait ôter le brasilien du troisième sous-genre des labres, etle placer dans le premier.
DES POISSONS
connaître les cinq autres, dont nous avons trouvé des dessins parmi les manuscrits de Commerson. La ligne latérale des deux derniers de ces cinq labres, c’est-à-dire du labre largeraie et de l’annelé, est courbe à son origine, et droite vers la nageoire caudale : une grande tache, ayant à peu près la forme d'un croissant, est d’ailleurs placée sur la base de la caudale de ce labre annelé, et occupe presque toute la surface de cette nageoire; on voit de plus une ou deux raies longitudinales sur l’anale de ce même poisson, et une raie oblique passe audessus de chacun de ses yeux. La dorsale et l’anale du trilobé sont bordées d’une couleur vive ou foncée. Le brasilien brille, sur presque toute sa surface, de l'éclat de l'or, et cette dorure est relevée par quelques traits bleus , par le bleu des raies longitudinales qui s'étendent sur la dorsale et sur l’anale‘, et par la couleur également bleue des pectorales, des thoracines et de la caudale; ce beau poisson vit dans les eaux du Brésil; il est recherché à cause de la bonté de sa chair, et sa longueur excède quelquefois un tiers de mètre. Le vert habite dans les eaux du Japon; le trilobé, le deux-croissants , l’hébraïque, le large-raie et l'annelé ont été vus dans le grand Océan équatorial.