LE SPARE RAYE
Pentapus vittatus, Cuv.; Sparus vittatus, Bl., Lacep.; Bodianus decacanthus, Lacep.? ?.
Le Spare Ancre*, Cheilinus Anchorago , Cuv.; Sparus Anchorago, Bl., Lac. 4. — Spare Trompeur ‘, Epibulus insidiator, Cuv.; Sparus insidiator, Linn., Gmel., Lacep. *. — Spare Porgy 7, Sparus Porgy, Lac.; Sparus Chrysops, Lion., Gmel. 8. — Spare Zanthure *, Pagrus Argyrops, Cuv.; Sparus Argyrops, Linn., Gmel.: Sparus Zanthurus, Läc. 10. — Spare denté !!, Dentex vulgaris, Cuv.; Sparus Dentex, Linn., Gmel., Lac. 11,
Leseaux du Japonnourrissent, suivant Bloch,
{ Blocb, pl. 275.
2 Du genre PENTAPODE, Pentapus, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes, Cuv.— M. Cuvier dit que ce poisson a été décrit une seconde fois par M. de Lacépède, sous le nom de Zodian décacanthe. D,
5 Bloch, pl. 276.
4 Du sous-genre CHEILINE, l'un de ceux du grand genre des Labres, dans Ja famille des AcanthoptérygicLs labroïdes. D.
5 Spare filou. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth. — « Sparus «rubens, ad latera flavescens, etc. » Pallas, Spic. zo0!., p. A1, tab. 5, fig. 1. — Glotsmael. Valent. Ind. 5, p. 384, n. 122. — Groote bedrieger. Ruysch , Theat. animal. 4, p.58, t.2,n.6.— Jrompeur ou filou. Renard, Poiss. 1, f. 42, n. 209, 210, 2: fs 4, n.15; et f. 17, n. 15.
8 Du genre FILON, Zpibulus, Cuv., dans ia famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.
1 Spare porgy. Daubenton et Haüy, Enc. mélh. — Jd. Bonnaterre, pl. de l'Enc, méth.— Aurata bahamensis.Gatesby, Carol. 2, p. 16, tab. 16.
# Non mentionné var M. Cuvier. D.
DES POISSONS
le spare rayé. Chaque narine de ce spare n’a qu’un orifice. Les mâchoires sont à peu près aussi avancées l’une que l’autre. Le devant de chacune de ces mâchoires presente des dents aluslongues que celles des côtés. Les trois raies larges et bleues que l’on voit régner surle corps et la queue de l'animal, sont relevées par l’éclat des écailles , qui sont dorées sur la partie supérieure du poisson, et argentées sur l’inférieure. Les nageoires pectorales et les thoracines montrent des nuances rougeâtres : les autres nageoires sont variées de bleu et de jaune.
Le nom d’Ancre, donné par Bloch, au second des spares décrits dans cet article, vient de la forme de plusieurs dents de la mâchoire inférieure de cet osseux, lesquelles sont courbées en deux sens. La tête de ce poisson est grande et comprimée. Une dent plus grande que les voisines, et tournée en avant, se montre à la mâchoire supérieure, auprès de l'angle des deux mâchoires. On ne voit qu’un orilice pour chaque narine. Les écailles sont grandes et lisses. Des teintes rougeâtres paraissent sur la tête et sur les nageoires, excepté sur la dorsale, qui est bleuâtre et tachetée de brun.
Le spare trompeur est très-remarquable par sa forme, ainsi que par les habitudes qui en désoulent , et qui lui ont fait donner le nom qu’il
* Spare zanture. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth, — « Sparus iride argenteà, « dentibus anterioribus conicis. » Browne, Jam. 447.—Zanthurus indicus. Willughby, Ichth. append., p. 5, t. 5.
40 Du genre PAGRE, de M. Cuwier, dans la famulle des Acanthoptérygiens sparoïdes. D.
4 Dentale, dans quelques départ. — Dentillac, Marmo, daus quelques départ. mér.— Dentice, dans la Ligurie. — Id. en Sardaigne. — Dentici, à Malte, — Dentelé ‘dans plus. parties de l'Italie. — Synagrida, par les Grecs modernes. — Zahn brachsem, où zahn brassem, en Allemagne, — Taan braasem, en Hollande. — Sea rough, en Angleterre. — Spare denté. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Sparus varius dorso acuto, « dentibus quatuor majoribus. » Artedi, gen. 56, syn. 39, — à ouvæyeis. Arist., L. 2, c. 45,15; 1.8, c.2,15;etl. 9, c. 2. —Züyodcv. Ælian., 1.1, c. 44, p. 52,— Shyo0oy at Guvæyet, Athen., 1.7, p.522. — Dentex. Jov., c. 12, p. 70. — /d. Salvian., f. 110, b. 411. — Dentelé. Rondelet, part. 1,1, 5, c. 19. — Dentex, seu dentalis. Gesn., p. 954 ; et (germ.) fol. 26, a. — «Synagris, vel synodon, qui synagris adultior Rondeketio s videtur. » Id. p, 955.— Synagris Belonii. Id. p. 954. — Dentex. Aldrov., 1. 2, c, 12, p. 151.—Synodon, sive dentex. Jonston,1.1,t. 5,c.1,a,6,t.18, n.9. — Dentex, sive Synodon Aldrovandi, Willughby, p. 512.— Rai, p. 154. — Bloch, pl. 268.— « Cinædus caudà lunatà. » Groaov. Zooph., D. 214. — Klein. Miss. pisc. 5, p. 49, n. 1. — Dente. Duhamel, Traité des pêches, part. 2, sect. 4, c. 2, art. 5, pl. 8, fig. 9. — Dentale. Valmont de Bomare, Dict. d'hist. nat.
4 Type du genre Denté, Dentex, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D.
porte. Son museau, très-allongé, semblable à un tube, et terminé par la petite ouverture de sa bouche, lui sert d’instrument de projection, pour lancer en petites gouttes l’eau qu’il introduit dans le fond de sa gueule par les orifices des branchies. C’est avec ces petits projectiles fluides qu'il attaque les insectes qui voltigent au-dessus de la surface de la mer, dans l’endroit où il se tient en embuscade; qu'il les tue, ou les étourdit, ou les mouille, et les met toujours hors d’état de s'envoler et d'échapper à sa poursuite. Il est lui-même très-recherché dans les grandes Indes , qu’il habite; et sa proie est vengée par les pêcheurs de ces belles contrées, où l’on aime beaucoup à se nourrir de poisson. Sa chair est, en effet , très-agréable au goût : mais son volumeest peu considérable; il ne parvient ordinairement qu’à la longueur de trois décimètres. Des deux lignes latérales qu’il présente, la supérieure suit, à peu près, la courbure du dos ; l’inférieure est droite. Les écailles sont grandes et bordées de verdâtre ; les nageoïres, jaunes ; et la dorsale et l’anale , ornées de bandelettes vertes.
La couleur générale du porgy est bleuâtre ; son séjour, la Caroline. Catesby et Garden l’ont fait connaître.
Le zanture, que l’on trouve dans les mers voisines de la Caroline et de la Jamaïque, a de très-crands rapports avec le porgy.
Le denté en a d’assez remarquables avec le hurta ; et de plus, pour éviter toute équivoque, il est bon d'observer qu'il paraît que ce spare n’a pas reçu des anciens naturalistes grecs le même nom à tout âge. Dans sa jeunesse, il a été nommé par eux Synagris ; et dans un âge plus avancé, Synodon. Mais il ne faut pas le confondre avec le spare auquel nous ayons conservé la dénomination de Synagre , d’après Linnée, Daubenton, Bonnaterre , ete., et qui a été vu par Catesby dans les eaux de la Caroline, ni avec celui que nous nommons, ainsi queBloch, Cynodon ou Dent de chien.
Au reste, le denté a la tête comprimée ; les deux mâchoires également avancées, et garnies chacune d’une rangée de dents pointues et recourbées ; la langue et le palais lisses ; l’'ouverture de chaque narine double; la tête variée de doré, d'argent et de vert ; des points bleus plus ou moins apparents sur les côtés; la nageoire dorsaleet la caudale, jaunes à leur baseet bleues à leur extrémité ; les pectorales rougeâtres; les
thoracines et l’anale d’un jaune foncé; quatre cœcums auprès du pylore, et la vessie natatoire divisée en deux portions.
Ce poisson change de couleur avee l’âge : il devient pourpre lorsqu'il est vieux ; ce qui a dû porter les anciens à donner à ce spare, suivant le nombre de ses années , le nom de Synagre ou celui de Synodon.On dit que ses teintes varient aussi avec les saisons, et qu'il est blanc ou presque blane en hiver.
Le denté habite non-seulement dans la Méditerranée, où il a été observé par les anciens naturalistes grecs, mais dans la mer d’Arabie et dans celle de la Jamaïque *. Il esttrès-commun auprès de l’ile de Sardaigne, de la Campagne de
Rome, de Venise, dela Dalmatie, et des côtes |
de l’Archipel et de Syrie, où du temps de Jove, on prenait une assez grande quantité d’individus de cette espèce pour en faire mariner un
nombre considérable, que l'on transportait dans |
des contrées très-éloignées du lieu où on les
avait péchés. Il pèse communément de deux à |
cinq myriagrammes, quelquefois de onze à douze; et Duhamel rapporte qu’un de ses correspondants en avait vu un du poids de trente-huit. Dn le prend à la ligne, et avec toute sorte de filets. Au printemps, on le trouve dans les basfonds voisins des rivages ; et il se réfugie dans les profondeurs de la mer, soit pendant l'hiver pour échapper à un froid trop rigoureux, soit pendant l’été pour se dérober à l'influence funeste des rayons du soleil.
45 rayons à la membrane branchiale du spare rayé, 16 à chaque nageoire pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la nageoïire de la queue.— 5 rayons à la membrane branchiale du spare ancre, 143 à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la caudale. — 11 rayons à chaque nageoire pectorale du spare trompeur, 6 à chaque thoracine, {1 à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du porgy, 17 a chaque nageoire pectorale, 6 à chaque thoracine, 19 à la nageoire de la queue.—{7 rayons à chaque nageoire pectorale du zanture, 6 à chaque thoracine, 20 à la caudale. —6 rayons à la membrane branchiale du spare denté, 43 à chaque nageoire pectorale, { rayon aisuillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 13rayons à la nageoire de la queue.