LE SPARE FASCÉ
Cbeilinus fasciatus, Cuv.; Sparus fasciatus, BI., Lacep, Labrus enneacanthus, Lac. ?.
| Le Spare Faucille®, Cheiïlinus falcatus, Cuv.; Sparus falcatus, Bl., Lacep. 4, — Spare Japonais ‘, Dentex Tambulus, Cuv,; Sparus japonicus, Bl., Lacep. t.— Spare Surinam 1, Chromis surinamensis, Cuv.; Sparus surinamensis , Bloch, Lac.®,— Spare Cynodon *, Dentex Cynodon, Cuv.; Sparus Cynodon, Bl., Lac. 10, — Spare tétracanthe 1, Mesoprion griseus, Cuv.; Sparus tetracanthus, Bl., Lac.; Cychla telracantha, Schn.; Bodianus, Vivanet, Lac. 12,
Bloch a publié, le premier, la description de ces six espèces de poissons.
Le fascé a la tête comprimée : l’ouverture de la bouche assez grande ; les mâchoires d’égale longueur ; la langue et le palais lisses ; chaque narine indiquée par un seul orifice ; les écailles larges, lisses et minces ; une bande noire sur la caudale, dont l’extrémité est d’ailleurs trèsbrune, et de petites taches sur un liséré trèsbrun qui garnit la dorsale et la nageoïire de l’anus. ;
Il se trouve au Japon.
Le spare faucille habite dans la mer des Antilles, et a été dessiné par Plumier. Ce beau spare est couvert d’écailles brillantes de l’éclat de l'or, et du vert de l’émeraude. Sa tête est grande. Deux dents fortes et recourbées garnissent, des deux côtés, la partie postérieure de chaque mâchoire. Chaque narine a un orifice
| double. Les opercules sont revêtus de petites
écailles. Le ventre est court, gros etarrondi.
Le nom du spare japonais apprend quelle est sa patrie. On doit remarquer la langue et le palais de ce poisson , qui sont lisses, l’orifice uni-
4 Bloch, pl. 257.
3 Du sous-genre Cheiline , dans le genre Labre, famille des Acanthoptérygiens labroïdes. Cuv. — Selon M. Cuvier, M. de Lacépède a décrit deux fois ce poisson, sous les noms 1° de Labre ennéacanthe, et 2 de Spare fascé. D. :
5 Bloch, pl. 258.
4 Du sous-genre Cheiline, daus le grand genre des Labres, suivant M. Cuvier.
s Bloch, pl. 277, fig. 1.
# Du genre Denté, dans la famille des Acanthoptéryglens sparoïdes de M. Cuvier. D.
? Bloch, pl. 277, fig. 2.
# Du genre Chromis, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes de M. Cuvier. D.
9 Jean cacaloea ija , au Japon. — Papageifish, par les Hollandais du Japon. — Bloch, pl. 278.
40 Du genre Denté, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes, Cuv. D.
4 Bloch, pl. 279.
4 Du genre Mesoprion , de la famille des Acanthoptérygiens percoïdes , Cuv. Ce poisson a été décrit deux fois par M. de Lacépède, 1° sous le nom de Spare tétracanthe, et % sous celui de Bodian vivanel, D.
DES POISSONS
que de chacune de ses narines, la compression de son corps, la largeur et la surface unie de ses écailles, le jaune de ses opercules et la couleur de ses nageoires, qui sont variées de rouge et de gris.
Nous n’avons pas besoin de dire que les eaux de Surinam sont celles que préfère le spare qui porte le nom de cette contrée. Ce poisson a l’ouverture de la bouche petite. On ne voit qu'un orifice à chacune de ses narines. Les écailles sont lisses et minces ; des raies brunes règnent sur les nageoires qui sont jaunes !,
On a observé dans la mer du Japon le cynodon, dontles yeux sont ovales et très-grands, les parines percées chacune d’un seul orifice, les deux mâchoires d’égale longueur, les écailles lisses et petites, la dorsale ainsi que l’anale vaziées de jaune et de rouge.
Et enfin Plumier a dessiné dans les Antilles le tétracanthe, qui se plaît dans les eaux de ces îles, parvient à une grandeur considérable , et réunit aux traits présentés par le tableau générique un orifice double pour chaque narine, de petites écailles sur les opercules, un tronc élevé, et une tache presque ronde, argentée, d'autant plus éclatante qu’elle est bordée de noir, et placée à l’origine de la ligne latérale.
LE SPARE VERTOR 2, Sparus viridi-aureus, Lacep. °.
Le Spare Mylostome 4, Sparus Mylostomus, Lac. 5.— Spare Mylio$, Chrysophrys bifasciatus, Cuv.; Chætodon bifasciatum, Forsk.; Sparus Mylio, Labrus Catenula, et Holocentrus Rabaji, Lac. 7 — Spare breton, Gerres Oyena, Cuv.; Sparus erythrurus, Bl.; Smaris Oyena, Rupp.; Sparus Britannus, Labrus longirostris, et Labrus Oyena, Lac. *.— Spare rayé d'or 1°, Pentapus aurolineatus, Cuv.; Sparus aurolineatus, Lac. 11,
Nous avons trouvé dans les manuscrits de Commerson la description de ces cinq spares.
45 rayons à la membrane branchiale du spare fascé, 12 à chaque pectorale, 4 rayon aïiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 13 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la meinbrane branchiale du spare faucille, 10 à chaque pectorale, 6 à chaque thoracine, 10 à la caudale. — 5rayons à la membrane branchiale du spare japonais, 18 à chaque pectorale , 4 rayon aiguillonné et 5 ou 6 rayons articules à chaque thoracine, 18 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale du spare surinam, 15 à chaque pectorale , 4 rayon aiguillonné et 5rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la caudale, — 5 rayons à la membrane branchiale du cynodon, 15 à chaque pectorale, 6 à chaque thoracine, 20 à la nageoire de la queue. — 15 rayons à chaque nageoire pectorale du tétracanthe, 22 à la caudale.
Sparus è fusco viridi flavescens, zonis quinque nigris
Le vertor habite dans le grand Océan. auprès des côtes de la Nouvelle-Guinée, où Commerson à vu des myriades d’individus de cette espèce, et où il n’en a remarquéaucun qui eût plus d'un demi-décimètre de long. Son dos est caréné et son ventre arrondi, comme le dos et le ventre de plusieurs spares. Les deux mâchoires présentent à peu près la même longueur. La lèvre supérieure est extensible. De petites écailles couvrent toute la surface de l’animal. On voit à l'angle extérieur de chaque thoracine une lame écailleuse allongée et aiguillonnée , que Commerson regardait commeun caractère distinctif de tous les spares; mais ce naturaliste n’avait pas observé un grand nombre de ces osseux. Les vertors suivaient en troupes si considérables le vaisseau de ce voyageur, au milieu du mois d'août 1768, lorsqu'il allait vers les rivages de la Nouvelle-Guinée, qu’onne pouvait pas enfoncer un seau dans la mer pour y puiser de l’eau, sans en retirer plusieurs de ces petits poissons , distingués par la beauté de leurs nuances que le bleu noirâtre de la base des pectorales fait ressortir avec encore plus d'éclat.
Le mylostome a été pêché sous les yeux de Commerson, auprès des côtes des îles Praslin, au mois de juillet 1768. Le goût dece thoracin est assez agréable. Ce poisson a beaucoup de rap-
« transversis, vel sparus è fusco viridi inauratus, fasciis quinque annularibus nigris, basi pinnarum pectoralium è « mgro cærulescente. » Coinmerson, manuscrits déjà cités.
4 Gueule pavée. Commerson. — « Mylio lineis fractis et « refractis, alternatim aureis et cæruleis, longitudinaliter va- « riegatus; maculà in postremo utrinque dorso nigrä. » Commerson, manuscrits déjà cités.
5 Non mentionné par M. Cuvier. D.
* Espéce de gueule pavée. Commerson.— « Mylio lineis « longitudinalibus pluribus fuscis interruptis, tæni4 duplici « nigrà transversä , alià in operculis branchiarum , altera in « capite anteriore. » Commerson, manuscrits déjà cités,
? Du genre Denté de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. M. de Lacépède a décrit ce poisson trois fois sous les noms, 4° de Spare Mylio, 2° de Labre Chapelet, et 5° d'Holocentre Rabaji, selon M. Cuvier. D.
Le breton. Commerson. — « Sparus argenteus, lineis la- « teralibus interruptis fuscis maculatus. » Commerson , manuscrits déjà cités.
* Du genre Gerres, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. M. de Lacepède l'a reproduit trois fois sous Les dénominations, 4° de Labre long-museau, 2° de Labre Oyena, 5° de Sparebrelon. D.
10 « Sparus lineis aureis longitudinalibus utrinque virgatus, « maculà à tergo pinnæ dorsalis oblongä, ex argenteo deau- « rat, pinnis omnibus et caudâ bifurcä rubris. » Commerson, manuscrits déjà cités.
41 Du genre Pentapode, dans la famille des Acanthoptéry-
giens sparoïdes. D.
portsavecla dorade; mais son front est beaucoup | quelquefois d’un neuvième et même d’un hui-
plus près d’être vertical que celui de ce dernier spare. Les deux mâchoires sont également avancées, et hérissées de dents très-petites et serrées, comme celles d’une lime. La langue est courte, large, pointue et cartilagineuse. Deux orifices appartiennent à chaque narine. Les yeux sont très-gros et saillants. Les écailles qui recouvrent les opercules, le corps ct la queue, sont rayonnées, et un peu crénelées dans leur bord postérieur. La couleur générale est d’un jaune foncé, plus clair sur les pectoreles, mêlé avec du vert sur une grande partie de la dorsale et de la caudale, et qui s'étend jusqu’au bord intérieur de la mâchoire inférieure, à la langue, au palais et au gosier. Deux taches noirâtres sont placées sur l’extrémité de la queue, de manière à se réunir et à y représenter, suivant les expressions de Commerson, ne paire de lunettes.
La mer voisine de l’Ile de France nourrit le mylio, qui ressemble beaucoup au mylostome, et qui parvient à la grandeur d’un cvprinde taille moyenne. Les écailles qui revêtent ses opercules, son corps et sa queue, sont larges, lisses et brillantes. Six dents saillantes en avant garnissent l’extrémité des deux mächoires, dont l'inférieure est la plus courte; la lèvre supérieure est extensible.
Le fond de la couleur de ce mylio est argenté ; les pectorales, une portion de la dorsaie et la caudale sont jaunes ; les thoracines, la plus grande partie de j’anale, le bord supérieur de la dorsale , et l’extrémité de la caudale , offrent une teinte noirâtre ; et chaque joue présente une tache tres-dorée *.
Le breton se trouve parmi les poissons littoraux de l'Ile de France : il y est cependant assez rare. On vante la bonté de sa chair, mais il ne parvient ordinairement qu’à la longueur de deux ou trois décimètres. La lèvre supérieure est si extensible, qu'elle s’allonge
{48 rayons à chaque nageoire pectorale du vertor, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la nageoire de la queue. — 16 rayons à chaque nageoire pectorale du mylostome, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la Caudale. — 15 rayons à chaque nageoire pectorale du mylio, { rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue. — 47 rayons à chaque nageoire pectorale du spare breton, 6 à chaque thoracine, 47 à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du spare rayé d'or, 15 a chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, {47 rayons à la nageoire de la queue.
tième de la longueur totale de l’animal Chaque mâchoire est garnie de très-petites dents.
Le spare rayé d’or a deux ou trois décimètres de longueur, les deux mâchoires presque également avancées , le dos brun, et les côtés argentés.