CENT QUATRE - VINGT - TREIZIÈME GENRE
LES AULOSTOMES ?.
Les mâchoires étroites, très-allongées el en forme de tube; l'ouverture de la bouche à l’extrémilé du museau ; Le corps el la queue très-allongés ; les nageoires peliles; une nageoire dorsale située au-delà de l'anus et au-dessus de l'anale; une rangée longitudinale d’aiguillons ; réunis chacun à ume pelile membrane placée sur le dos, el lenant lieu d'une première nageoire dorsale.
CARACTÈRES
Dix ou onze aiguillons sur la partie antérieure du dos; vingt-quatre rayons à la dorsale; vingt-sept à la nageoire de l'anus ; la caudale arrondie,
ESPÈCE
L'AULOSTOME CHINOIS.
L’AULOSTOME CHINOIS *.
Aulostoma chinensis, Lac., Cuv.; Fistularia chinensis. Bloch. *
On voit aisément les ressemblances qui rapprochent les aulostomes des fistulaires, et les différences qui empêchent de les confondre avec ces derniers poissons. Le nom générique Aulostome Ÿ indique ces ressemblances, en même temps qu’il exprime que les abdominaux qui le portent appartiennent à un groupe différent
de celui des fistulaires.
L’aulostome chinois, vu dans la rade de Cavite des îles Philippines par Commerson, quien a laissé dans ses manuscrits une description trèsdétaillée, habite non-seulement dans la mer qui
47 rayons à la membrane branchiale de la fistulaire petimbe, 143 à chaque pectorale, 6 à chaque ventrale, 45 à la nageoire de la queue.
24 Sous-genre du genre FISTULAIRE de M. Cuvier, placé par lui dans sa famille des Acanthoptérygiens bouche en flûte. D.
5 Aiguille tachetée. — Bélone tachetée. — Chinefische rohrfisch, Trompeten fisch, par les Allemands. — Trompetter-visch, par les Hollandais. — Trumpet, par les Anglais. — Penjol, Pedjang, Ikan dioelon, Joulong joulong, aux Indes orientales. — Trompette aiguille. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth. — « Solenostomus caudâ rotundatà integerrimä , setà nullä. » Gronov. Zooph. 566. — « Acus chinensis maxima, etc. » Petiv. Gaz. t. 68, fig. 1. — Valent. Ind. 5, f. 525, 492. — Trompette. Bloch, pl. 588.— « Aulus rostro cathethoplateo, « corpore lineis longitudinalibus picto, caudà astylà. » Commerson , manuscrits déjà cités. — Trompelte. Valmont de Bomare, Dict. d'hist. nat.
5 Aulos, en grec, siguifie Aûte ; et stoma, bouche.
baïgne les côtes de la Chine, mais encore dans celle qui environne les rivages des Antilles, ainsi que dans la mer des Indes orientales.
Sa couleur générale est rougeâtre, et variée par un grand nombre de taches irrégulières, inégales, petites, noires ou brunes , et par huit raies longitudinales blanches.
Le corps et la queue sont couverts d’écailles petites, dentelées et serrées les unes au-dessus ‘des autres. On aperçoit de légères ciselures sur les grandes lames qui revêtent la tête. Les mâchoires sont très-comprimées , et leur longueur égale souvent le cinquième de la longueur totale. L'ouverture de la bouche, que l’on voitau bout du tuyau formé par le museau, n’a que peu de diamètre; et la portion de la mâchoire inférieure qui en compose le bord d’en bas, se relève contre la supérieure. Ces mâchoires ne présentent pas de dents. L'animal n’a pasde langue ; mais au-dessous de l’extrémité du museau pend un barbillon flexible. Chaque narine a deux orifices. On découvre le rudiment d’une cinquième branchie sous l’opercule qui bat sur une ;ame triangulaire et striée. Les neufs rayons de la partie antérieure du dos se relèventet s’inclinent à la volonté du poisson, comme ceux d'une véritable nageoire.
L’aulostome chinois parvient à une longueur de près de trois pieds; sa chair est coriace et maigre. Il se nourrit d’œufs de poisson; il mange aussi des vers.
On ne le rencontre que dans les mers voisines de l’équateur ou des tropiques, et cependant sa dépouille a été reconnue sous les couches volcaniques du mont Bolca ‘, près de Vérone *.