LE CYPRIN BARBEAU
Barbus communis, Cuv.; Cyprirus Barbus, Linn., Gmel., BI, Lae.; Cyprinus Capito, Linn., Gmel. *,
Ce poisson à quelques rapports extérieurs.
1 3rayons à la membrane branchiale du eyprin carpe, 48 à chaque pectorale, 49 à la nagcoire de la queue,
2 Burbio, en Espagne. —-1d. Barbo, en lalie: —Merenne, en Hongrie. — Ssasana, Ussalch, en Russie. — Barb,
3 Dusous-genre BarBeAU, Barbus, Cuw., dans le. grand genre Cyprin, famille des Cyprinoïdes, ordre des Malacovtérygiens abdominaux. D.
avec le brochet, à cause de l'allongement de sa te, de son corps et de sa queue. La partie supérieure de ce eyprin est olivâtre; les côtés sont bleuâtres au-dessus de la ligne latérale, et blanchâtres au-dessous de cette même ligne, qui est droite et marquée par une série de points noirs; lè ventre et la gorge sont blancs; une nuance rougeâtre est répandue sur les pectorales, sur les ventrales, sur la nageoire de l'anus et sur la caudale, qui d’ailleurs montre une bordure noire; la dorsale est bleuâtre. La lèvre supérieure est rouge, forte, épaisse, et conformée de manière que l'animal peut l’étendre et la retirer facilement. Les écailles sont strices, dentelées et attachées fortement à la peau. L’épine dorsale renferme quarante-six ou quarante-sepl vertèbres, et s'articule, de chaque côté, avec seize côtes.
Le barbeau se plait dans les eaux rapides qui coulent sur un fond de cailloux ; il aime à se cacher parmi les pierres et sous les rives avancées. Il se nourrit de plantes aquatiques, de limaçons, de vers et de petits poissons, on l’a vu même rechercher des cadavres. Il parvient au poids de dix-huit ou vingt livres. On le pêche dans les grands fleuves de l’Europe, et particulièrement dans ceux de l’Europe méridionale.
Suivant Bloch, il acquiert dans le Véser une graisse très-agréable au goût, à cause du lin que l'on met dans ce fleuve, Il ne produit que vers sa quatrième ou sa cinquième année. Le prinlemps est la saison pendant laquelle il fraie : il remonte alors dans les rivières, et dépose ses œufs sur des pierres, à l’endroit où la rapidité de l’eau est la plus grande. On le pêche avec des filets ou à la ligne, et on l’attire avec de très-pe-
Barbet, Barme, Steinbarben, Rothbart, en Allemagne, — Barm, Berm, Burbeel, en Hollande. — Barbell, en Angleterre — Cyprin burbeau, Daubenton et Häüy. Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Guidenstedt. Nov. Comm. Petropol., p.519. — Cyprin cabot. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Mus. Ad. Frid., p.2, p. 407. — Wuif. Ichth. Bor., p. 41, n. 52. — Kram. El., p. 3H, n. 2. —S. G. Gmelin. 11 3, p.242, lab. 25, fig 4. — « Cyprinus maxillà « superiore longiore, cirris qualuor; pin ani, ossiculorum {sepiem. » Ar di, gen. 4, syu. 8. — Bloch, pl. 48. — Barbeau. Roudeiet, part, 2, Poiss de rivière, €. 18 — Barbus. Salviun., fol. 86. — 1d Gesner, p 124, et (germ ) fol. 74. — Id. Aldrov., 1, 5, ©. 46, p. 598. — Id. Jonston, |. 3, Lil. 4, c.5, tab. 86, fol. 6. — Id. Charieion, p. 156. — Id Willughby, P- 259. — Id. Raï, p. 124. — « Barbatulus , mullus barbaius, «@mullus fluviatilis nonnullis.» Schonev, p. 29 — Mustus fuvitilis. Bélon, — Gronov. Zooph. 4, p. 404; Mus 1, p.5, D. 20,.—4 Barbus oblongus, olivaceus.» Leske, Specim., p.17. — Mystus. Klein, Miss. pise. 5, p.64, n. 4.—Barbus, Marsig. Dauub., p.18. Lab. 7, fig. 1.—Bril. Zool. 3, p. 304, n. 2. Barbeau. Valmont de Bomare, Dict. d’hist. nat,
tits poissons, des vers, des sangsues, du fromaye, du jaune d'œuf ou du camphre. Sa chair est blanche et de bon goût. On assure cependant que ses œufs sont très-malfaisan(s : mais Bloch, je ne sais pourquoi, regarde comme fausses les propriétés funestes qu’on leur attribue,
Nous lisons dans les notes manuscrites de M. Pénières, que nous avons déjà cité plusieurs fois, que, dans le département de la Corrèze, les barbeaux cherchent les bassins profonds et pierreux. Au moindre bruit, ils se cachent sous les rochers saillants, et ils se tiennent sous cette sorte de toit avec tant de constance que, lorsqu'on fouille leur asile, ils souffrent qu’on enleve leurs écailles, et reçoivent même souvent la mort plutôt que de se jeter contre le filet qui entoure leur retraite, et dans les mailles duquel le rayon dentelé de leur dorsale ne contribuerait pas peu à les retenir,
Ils se réunissent en troupes de douze, de quinze et quelquefois de cent individus. Ils se renferment dans une grotte commune, à laquelle leur association doit le nom de nichée, que leur donnent les pêcheurs. Lorsque les rivières qu’ils fréquentent charrient des glaçons, ils choisissent des graviers abrités contre le froid, et exposés aux rayons du soleil ; et si la surface de la rivière se gèle et se durcit, ils viennent assez fréquemment auprès des trous qu’on pratique dans la glace, peut-être pour s'y pénétrer du peu de chaleur que peuvent leur donner les rayons affaiblis du soleil de l'hiver.
Plusieurs barbeaux se trouvent-ils réunis dans un réservoir où ils manquent de nourriture, ils sucent la queue les uns des autres, au point que les plus gros ont bientôt exténué les plus peits!.