LE CYPRIN DORÉ
Cyprinus auratus, Linn., Gmel., Lac., Cuv.?.
Le Cyprin argenté3, Cyprinus argenteus, Lac. {. — C. Télescope 5, Cyprinus auratus, var. Cuv.; Cyprinus Telescopus, Lac. 6. — C. gros-yeux, Cyprinus auralus, var. Cuv., Csprinus macrophihaluus, Lacep.7. — C. quatre lobes; Cyprinus auralus, var. Cuv.; Cyprinus tLetralobalus, Lacep.*.
La Beauté du cyprin doré inspire une sorte d’admiration ; la rapidité de ses mouvements charme les regards. Mais élevons notre pensée : nous avons sous les yeux un des plus grands triomphes de l'art sur la nature. L'empire que l’industrie européenue est parvenue à exercer sur des animaux utiles et alfectionnés, sur ces compagnons courageux, infaligables et fidèles, qui n’abandonnent l'homme ni dans ses courses, ni dans ses travaux, ni dans ses dangers, sur le chien si sensible, et le cheval si généreux, Pindustrie chinoise l'a obtenu sur le Doré, celte espèce plus garantie cependant de son influence par le fluide dans lequel elle est plongée, plus indépendante par son instinct, et plus rebelle à ses soins, comme plus sourde à sa voix : mais la constance et le temps ont vaincu toutes les résistances.
Le besoin d’embellir et de vivifier les eaux de leurs jardins, de leurs retraites, d’un séjour consacré aux objets qui leur étaient les plus chers, a inspiré aux Chinois les tentatives, les précautions et les ressources qui pouvaient le plus assurer leur succès ; et comme, depuis bien des siecles,
1 Dorade de la Chine. — Poisson d’or. — Doré de la Chine. — Silberfisch, Goldkarpfen, en Allemagne, quand il est jeune. — Goldfisch, en Suéde. — Id. en Hollande. — Golfish, en Anglelerre. — Kingjo, à la Chine. — Kinjn, au Japon. — Cyprin doré de la Chine. Daubenton et Haüy, Enc. méth: — Id. Bonuaterre, pl. de PEnc. méth.— Bloch, pl. 93 et pl. 4%, 6g 4,2 13. — Dorade de La Chine, ec. Valmont de Bomare, Dict. d'hist nat. — Faun. Suecic. 2, p.425, L 2,—Act. Siockh 14740, p 403, Lab fig. 4-8.— Piscis aureus. Baster, ACL. Haarl, 7, p. 215, Lab. 2, 4, 6.— Grouov. Mus. 4,p.3, n.15; et Mus. 2, 1.450. — Kingio. Kœmpfer, Japon. 4, p. 455. — Brit. Zool., 2, p. 319, n. 12. — Edwards, AV; lab. 209. — Petiv. Gazoph., Lab. 78, fig. 7.
26.78 Tous les pois ons qui sont décrits dans cet article appartiennent à l'espèce u CYPRIN DORE, où Dorade de la Uniue, qui est placée par M Cuvier, dans le sous-genre des Cauves, le premier du grand genre CypriN. Le Cyprin doré est le type de l'espèce, et tous les autres n’en sont que des yarietés. D.
# Koclreuter, Comment. Acad. Petropol., L 9, p. 420 — Cyprin argenté. Bounaterre, pl. de l'Enc. méth.
% M. Cuvier ne cite pas le Cyprin argenté. La division de ga queue en trois lobes semble Le rapprocher de quelques variédés du Cyprin doré, mais il est de bien plus grande taille, D.
$Glotzauge, par les Allemands. — Long-tsing yu, par les Chinois. — Télescope, cyprinus miacrophthalnus. Bloch, ‘pl. Ho,
ils imilent avec respect les procédés qui ont réussi à leurs pères, c’est Loujours par les mêmes moyens qu'ils ont agi sur l’espèce du doré; ils l'ont attaquée, pour ainsi dire, par les mêmes faces; ils ont pesé sur les mêmes points; les empreintes ont été de plus en plus creusées de génération en génération; les changements sont devenus profonds, et les allérations out trop pénétré dans la masse, pour n'être pas durables.
Ils out modiliée à un tel degré , que les organes mêmes de la natation du doré n’ont pu résister aux effets d’une attention sans cesse renouvelée. Dans plusieurs individus, la surface des nageoires a été augmentée ; dans d'autres, diminuée : dans ceux-ci, la dorsale à été réduile à un très-petit nombre de rayons, où remplacée par une sorte de bosse et d'exeroissance double ou simple, ou retranchée enlièrement, sans laisser de trace de son existence perdue ; dans ceux-là, les ventrales ont disparu ; dans quelques-uns, l’anale a été doublée, et la caudale , doublement échancrée, à montré un croissant double, ou trois pointes au lieu de deux ; et si l’on réunit à ces signes de la puissance de l'homme toutes les différences que ce pouvoir de l’art a introduites dans les proportions des organes du doré, ainsi que toutes les nuances que ce mème art a mèlées aux couleurs naturelles de ce eÿprin, et surtout si l'on pense à toutes les combinaisons qui peuvent résulter des divers mélanges de ces modilications plus ou moins importantes, on ne sera pas étonné du noinbre prodigieux de métamorphoses que le cyprin doré présente dans les eaux de la Chine ou dans celles de FEurope. On peut voir les principales de ces dégradations, ou, si on l'aime mieux, de ces améliorations, représenttes d’une manière très-intéressaute dans un ouvroge puhlié, il y a plusieurs années, par MM. Martinet et Sauvigny, et exécuté avec aulant d’habileté que de soin d’après des dessins coloriés envoyés de la Chine au ministre d’état Bertin. En examinant avec attention ce recueil précieux, on serait lenté de compter près de cent variétés, plus ou moins remarquables, produites par la main de l’homme dans l'espèce du eyprin; ef c'est ce titre assez rare de prééminence el de domivalion sur les productions de la nature, que nous avons cru devoir faire observer !.
! Voyez, daus ce volume, le Discoursintitulé: Des effets de l'art &e l'homme sur La nature des poissons.
fectionnement des eyprins dorés; la nouvelle parure, les nouvelles formes, les nouveaux mouvements que leur a donnés léducation, ont rendu leur domesticité plus nécessaire encore aux Chinois, Les dames de la Chine, plus sédentaires que celles des autres contrées, plus obligées de multiplier autour d'elles tout ce qui peut distraire l'esprit, amuser le cœur, et charmer des loisirs trop prolongés, se sont surtout entourées de ces eyprins si décorés par la nature, si favorisés par l’art, images de leur beauté admirée, mais captive, et dont les évolutions, les jeux et les amours peuvent remplacer, dans des âmes mélancoliques, la peine de l'inaction , l'ennui du désœuvrement, et le tourment de vains désirs, par des sensations légères mais douces , des idées fugitives mais agréables , des jouissances faibles mais consolantes et pures. Non seulement elles en peuplent leurs étangs, mais elles en remplissent leurs bassins, et elles en élèvent dans des vases de porcelaine ou de cristal, au milieu de leurs asiles les plus secrets.
Les dorés sont particulièrement originaires d'un lac peu éloigné de la haute montagne que les Chinois nomment Tsienking, et qui s'élève dans Ja province de The-kiang, auprès de la ville de Tchang-hou, vers le trentième degré de latitude. Leur véritable patrie appartient donc à un climat assez chaud. Mais on les a accoutumés facilement à une température moins douce que celle de leur premier séjour : on les à transportés dans les autres provinces de la Chine, au Japon, en France, en Allemagne, en Hollande , dans presque toute l'Europe, dans Îles autres parties du globe ; et suivant Bloch, l'Angleterre en a nourri dès 16114, sous le règne de Jacques I.
Le même savant rapporte que M. Oelrichs, bourgmestre de Brême, availélevé avec succès un assez grand nombre de cyprins dorés dans un bassin de trente-six pieds de long, qu’il avail fait creuser exprès.
Lorsqu'on introduit ainsi de ces poissons dans un vivier ou dans un étang où l’on désire de les voir multiplier, il faut, si cette pièce d’eau ne présente ni bords unis, ni fonds tapissés d'herbe, y placer, dans le temps du frai, des branches et des rameaux verts.
Cette même pièce d'eau renferme-t-elle du terreau ou de la terre grasse? les eyprins dorés trouvent dans cet humus un aliment suffisant.
Le désir d’orner sa demeure a produit le per- |
Le fond du bassin est-il sablonneux ? on donne aux dorés du fumier, du pain de froment et du pain de chènevis. S'il est vrai, comme on l’a écrit, que les Chinois ne jettent pendant l'hiver aucune nourriture aux dorés qu’ils conservent dans leurs jardins, ce ne doit être que dans les provinces de la Chine où celle saison est assez froide pour que ces cyprins y suient soumis au moins à un commencement de lorpeur. Mais, quoi qu'il en soit, il faut procurer à ces poissons un abri de feuillage dont l'ombre, s'étendant jusqu’à leur habitation, puisse les garantir de l'ardeur du soleil, ou des effets d’une vive lumiere, lorsque cette chaleur trop forte, ou cette chirté trop grande, pourraient les incommoder ou blesser leurs yeux.
Préfère-t-on de rapprocher de soi ces abdominaux dont la parure est si superbe, et de les garder dans des vases? on les nourrit avec des fragments de petites oublies, de mie de pain blanc bien fine , des jaunes d'œufs durcis et réduits en poudre, de la chair de pore hachée, des mouches ou de petits limaçons bien onctueux. Pendant l'été, il faut renouveler l’eau de leur vase {ous les trois jonrs ; et même plus souvent, si la chaleur est vive et élouffante : mais, pendant Phiver, il suffit de changer l’eau dans laquelle ils nagent, tous les huit ou tous les quinze jours. L'ouverture du vase doit être telle qu’elle suflise à la sortie des gaz qui doivent s’exhaler, et cependant que les cyprins ne puissent pas s'élancer facilement par-dessus les bords de cet orifice.
Les dorés fraient dans le printemps, ont une grande abondance d’œufs ou de laite, multiplient beaucoup, et peuvent vivre que'que temps bors de l’eau. Leur instinet est un peu supérieur à celui de plusieurs autres poissons. L’organe de l'ouie est en effet plus sensible dans ces abdominaux que dans beaucoup d’osseux et de cartilagineux ; ils distinguent aisément le son partieulier qui leur annonce l’arrivée de la nourriture qu'on leur donne. Les Chinois les accoutument à ce son par le moyen d’un sifflet; et ces cyprins reconnaissent souvent l’approche de ceux qui leur apportent leur nourriture, par le bruit de leur démarche. Cette supériorité d'organisation et d’instinet doit les avoir rendus un peu plus susceplibles des impzessions que l’art leur a fail éprouver.
Les couleurs brillantes dont les dorés sont peints ne sont pas toujours effacées en entier par
la mort de l'animal; mais si alors on met ces poissons dans l'alcool, ces riches et vives nuances disparaissent bientôt. Ces teintes dépendent, en très-grande partie, de la matière visqueuse dont les técuments des eyprins dorés sont enduits, et qui, emportée par l'alcool, colore cette dernière substance, ainsi que Bloch l'a observé,
Au reste, pendant que ces abdominaux jouissent de toutes leurs facultés, ils ont ordinairement l'iris jaune; le dessous de la tête rouge ; les joues dorées ; le dos parsemé de diverses taches noires ; les côtés d'un rouge mêlé d'orangé ; le ventre varié d’argent et de couleur de rose ; toutes les nageoires d’un rouge de carmin.
Ces couleurs cependant n’appartiennent pis à tous les âges du doré. Communément il est noir pendant les premières années de sa vie : des points argentins annoncent ensuite la magnifique parure à laquelle il est destiné; ces points s'étendent, se touchent, couvrent toute la surface de l'animal, et sont enfin remplacés par un rouge éclatant, auquel se mêlent, à mesure que le cyprin avance en âge, tous les tons admirables qui doivent l'embellir.
Quelquefois la robe argentine ne précède pas la couleur rouge; cette dernière nuance revêt même certains individus dès leurs premières années : d'autres individus perdent , en vieillissant , cette livrée si belle ; leurs teintes s’affaiblissent : leurs taches pâlissent; leur rouge et leur or se changent en argent, ou se fondent dans une couleur blanche sans beaucoup d'éclat.
Lorsque le doré vit dans un étang spacieux , il parvieut à la longueur d’un pied ou quinze pouces. Son canal intestinal présente trois sinuosités; la laite et l'ovaire sont doubles; la vessie nalaloire est divisée en deux parties, dont une est plus étroite que l’autre.
Le cyprin argenté est quelquefois long de plus de deux piels. Sa caudale paraît souvent divisée en trois lobes ; ce qui semble prouver que son espèce a été allérée par une sorte de domesticilé. Sa tête est plus allongée que celle du doré.
On trouve dans les eaux douces de la Chine le télescope, dont la tête est courte et grosse, et lorifice de la bouche petit !.
‘46 rayons à chaque pectorale du cyprin doré. 27 à la nageoire de la queue, — 45 rayons à chaque pectorale du
Les peintures chinoises, que nous citons si fréquemment, offrent l’image du Cyprin grosyeux et du Cyprin quatre-lobes, qui, l’un et l'autre, sont encore inconnus des naturalistes. La beauté de leurs formes , la transparence de lenrs nageoires, et la vivacité de leurs couleurs blanche et rouge, les rendent auisi propres que le doré à répandre le charme d’un mouvement très-animé, réuni aux nuances les plus attrayantes au milieu des jardins fortunés et des retraites tranquilles.
LE CYPRIN ORPHE!,
Leuciscus Orphus, Cuv.; Cyprinus Orphus, Linn., Gmel., Lac.?,
Le Cyprin royal#, Cyprinus regius, Molina, Linn, Gmel., Lacep.#. — C. Caucus5, Cyprinus Caucus, Molina, Linn.., Gmel., Lacep.6. — C. Mulchus ?, Cyprinus Malchus, Molina, Linn., Gmel., Lacep.#. — C. Jule 9, Cyprinus Julas, Molina, Linn, Gel, Lac.W, — C. Gibèlel!, Cyprinus Gibelio, Cuv., Linu., Gmel., Lacep 1? — C, Goleian!3 Cyprious rivulanis, Linn., Gm.; Cyprinus Goleian, Lac.ts. — C. Labéo 5, Cyprinus Labeo, Linn., Gmel., Lacep. 16, — C. Leptoréphale M, Cyprinus leptocephalus, Linn., Gmel., Lacep.t$, — C. chalcoïde ®, Cyprinus chalcoides, Linn., Gmel., Lac. 0, — C, clupéotde, Leuciscus clupeoides, Cuv.; Cyprinus celupcoides, BL 408, 2; Lac,21,
Quelle est la patrie de ces onze poissons?
L'orphe vit dans l'Allemagne méridionale; le cyprin royal, dans la mer qui baigne le Chili ;
torale du cyprin télescope, 22 à la nageoire de la queue. — 6 ou 7 rayons à chaque pectorale du cyprin gros-yeux, 16 ou 17 à la caudale.—6 ou 7 rayons à chaque pectorale du cyprin quatre lobes, 27 ou 28 à la nageoire de la queue,
URotele. — Finscale. — Orff, Urff, OŒErve, OErfling, Wüfling, Elfl, Frauen fisch, en Allemagne, — Jakseke, en Hougrie. — Jasz, en Ullyrie. — Golowlje , Golobr, en Rus-ie -- Rudd, en Angleterre —Cyprin orfe. Daubenton et H,üy, Ene. méth.—1d. Bonnaterre, pl. de lEuc. méth. Bloch, pl. 96 — « Cyprious orfus dictus.» Artedi, Syn., p. 6, n.8.—Klein, Miss pisc. 5,p.66, n. 4. — « Capilo flu- «wiatilis subruber,» Gesner., Ic. animal., p.298; et Thierb., p.466 b.—«Orphus Germarorum, etc,» Aldrov. Pise., p. 605. — Id, Jonston, Pise., p 153, 1. 2, fig. 7, lab. 26, fig. 9. — Frou-fish. Willugh?,, {chih. p. 253, ab. Q. 9, fig. 1 et 2 — Id. Rai, Pise -418.— Mars. Danub, 4, p.43, Lab. 5. — Meyer, ThierF 5, p.31, 1. 43.
2 Du sous genre ABLE, Leuciscus, dans le grand genre Cypein, de la famille des Cyprinoïdes, ordre des Malacopté rygiens abdominaux, M.Cuv. D.
3 Cyprin royal, Bounaterre, pl. de l’Enc. méth. — Molina Hist. nat. Ch1., p. 198, n. 4.
4 M. Cuvier ne fait nulle mention de cette espèce. D.
SMolina, Hist. nat. Chil., p.198, n. 5. — Cyprin caucus. Bonnaterre, pl. de l'Euc.méth,
8 M. Cuvier ne cile pas celte espèce, D.
1 Molina, Hist. nat. Chil., p. 499, n. 6. — Cyprin malchus Bonnaterre, pl. de l'Enc. meth,
8 Ce poisson, indiqué plutôt que décrit comme les deux
exprin argenté, 36 à la caudale, — 40 rayons à chaque pec- | précédents et le suivant, par Molina, n’esl pas meulionné
le caucus, le malchus , et le jule, habitent les eaux douces de celte partie de l'Amérique; on trouve le cyprin gibèle dans la Germanie et dans plusieurs autres contrées de l’Europe ; on pèche le goleïan dans les petits ruisseaux ef dans les lacs les plus petits de la chaîne des monts Altaïques; on rencontre le labéo et le leptocéphale dans les fleuves pierreux et rapides de la Dau— rie, qui roulent leurs flots vers le grand Océan Boréal; le chalcoïde se plaît dans la mer Noire, d’où il passe dans le Dniéper ; il se plaît aussi dans la Caspienne, d’où il remonte dans le Terek et dans le Cyrus, lorsque la fin de l'automne ou le commencement de lhiver amènent pour lui le temps du frai; et c’est auprès de Tranquebar que l’on a observé le ciupéoïde,
Quels signes distinelifs peuvent servir à faire connailre ces onze cyprins?
Pour l’orphe :
La beauté des couleurs, qui l’a fait rechercher et nourrir dans les fossés de plusieurs villes d'Allemagne, pour les orner et les animer; la petitesse de la tête; le jaune de Pris; la faeilité avec laquelle l'alcool fait disparaitre la vivacité
par M. Cuvier, qui, en général ; n’accorde aucune confiance aux travaux de ce voyageur. D
Cyprin jule. Bonnaterre, pl. de l’Enc. méth. — Molina, Hist. nat, Chil., p. 199, n.7.
Autre espèce indiquée par Molina, et non cilée par M. Cuvier. D.
!Gieben, en Prusse, — Kleiner karass, Giblichen, en Silésie. — Stein karausch, en Saxe. — Cyprin gibèle. Bonsakwrre, pl. de l'Enc. méth. — Bloch, pl. 12.— Wuif. Ichth. Boruss., p. 50, n. 67. — larassi primunm genus. Willughby, Ichth., p. 259.— Klein karas, etc. Gesner, Thierb., P- 166, b.
# La Gibèle apppartient, selon M. Cuvier, au sous-genre des Canpes, dans le grand genre Cyprin. D.
15 Cyprin goléian. Bonnaterre, pl. de l’Enc. méth. — Pallas, Et. 2, p. 747, m. 36.
Celle espèce, décrite par Pallas, n’est pas citée par M. Cuvier, D.
15 Cyprin labe. Bonnaterre, pl. de l’Enc. méth. — Pallas, It. 3, p. 703, n. 39-40.
16 Espèce dont la distinction est due à Pallas mais qui n’est pas citée par M. Cuvier. Il se pourrail néanmoins que le sous-genre LABéoN, Labeo, du graud genre CYPRIN, établi par M. Cuvier, dût renfermer ce poisson, D.
17 Pallas, 1 3, p. 703, n. 40. — Cyprin pelile-têle. Bonnaterre, pl. de l’'Enc, méth.
18 Pallas à fait connaître cette espèce, qui n'est rapportée, par M Guvier, à aucun des sous-genres qu’il admet dans le
grand genre CypriNn. D.
Girnaya ziba, près des bords de: la Caspienne, — Skabria, auprés du Dniéper. — Cyprin chalroïde. Bonnaterre,
pl. de l'Enc. mêth. — Guldenst. Nov. Com. Petrop. 16, |
P+ 540, lab. 16. — Cyprinus clupeoides P- 9%, n. 41.
20 M. Cuvier ne cite pas ce poisson, D.
21 Du sous-genre ABLE, Lenciscus, dans le grand genre
CYrnin, famille des Cyprinoïdes, ordre des Malacoptérygiens abdominaux, Cuv. D
Pallas, It, 3,
de ses nuances ; la difficulté avec laquelle il vit hors de l’eau ; la couleur blanche et quelquefois rougeñtre de sa chair, et son bon goût, surtout pendant le frai, et par conséquent dans le printemps ; l'avidité avec laquelle il saisit le pain que l’on jette dans les pièces d’eau qu'il habite; sa fécondité; les vingt-deux côles que chacun de ses côtés présente; les quarante vertèbres qui composent son épine dorsale.
Pour le royal :
Ses dimensions, à peu près semblables à celles du hareng; le jaune etla mollesse de ses nageoires; le goût exquis de sa chair.
Pour le caueus :
Sa longueur d’un pied et demi.
Pour le malebus :
L'infériorilé de ses dimensions à celles du caucus.
Pour le jule :
Sa longueur de huit à douze pouces.
Pour le gibèle :
La couleur générale, qui est souvent noirâtre, et souvent d’un bleu tirant sur le vert dans la partie supérieure de lanimal, et d’un jaune doré dans la partie inférieure; les points bruns de la ligne latérale ; les nuances foncées de la tête; le gris de Ja caudale ; le jaune des autres nageoires; la facilité avec laquelle ce cyprin multiplie; la faculté de frayer, qu'il a dès sa troisième année; son poids, qui est quelquefois de deux ou quatre livres; la difficulté avee laquelle on l’attire vers l’hameçon; la nature de son organisation, qui est telle qu’on peut le transporter à d'assez grandes distances en l’enveloppant dans des herbes ou des feuilles vertes, qu’il ne meurt pas aisément dans les eaux dormantes, qu'il ne prend un goût de hourbe que diflicilement, et que très-peu d’eau liquide lui suffit pour vivre longtemps sous la glace; la double sinuosité de som canal intestinal; ses vingt-sept vertèbres ; ses côles, qui sont au nombre de dix-sept de chaque côté.
Pour le goleïan : ù
La direction de la ligne latérale qui est presque droile ; la pelitesse du poisson ; les taches de son corps et de sa queue; le brun argenté de sa couleur générale; les nuances pâles de ses nageoires.
Pour le labéo :
Sa réunion en troupes nombreuses; la rapidité avec laquelle il nage ; l'exceilent goût de sa |ébair ; sa longueur à peu près de trois pieds ; sa
DES POISSONS
tête épaisse; son museau ‘arrondi; le brun de Ja caudale ; le rouge des pectorales, des ventrales, et de la nageoire de l'anus.
Pour Le leptocéphale :
La couleur rouge de toutes les nageoires , 2xcepté celle du dos.
Pour le chalcoïde :
La forme générale qui ressemble beaucoup à celle du hareng ; la longueur, qui est d'un pied ; les écailles arrondies et striées ; le museau pointu; la surface lisse de la langue et du palais ; l’osselet aplati et rude du gosier; le verdâtre argenté ét pointillé de brun de la partie supérieure de l'animal; le blanc de la partie inférieure ; les points noirs du haut de Piris, et la tache rouge du segment inférieur de cette partie; le brillant des opercules; les points blancs et saillants de la ligne latérale; la blancheur des ventrales et de presque loute la surface des pectorales ; la couleur brune des nageoires du dos et de la queue.
Pour le clupéoïde :
Qu'il ne parvient pas ordinairement à de grandes dimensions *,
LE CYPRIN GALIAN ?.
Cyprinus Galian, Linn., Gmel. Lac. 8,
Le Cyprin nilotique, Cyprinus niloticus, Linn., Gmell., Lac. 5. — C. Gonorhynque 5, Gonorhynchus …., Cuv.; Cyprinus Gonorhynehus, Linn.,1Gm., Lac. 7, — C, Véron®, Leuciseus Phoxinus, Cuv.; Cyprinus Phoxinus, Linn., Gmel., Bl., Lac. ®. — C. Aphye 1, Cyprinus Aphya, Linn., Gmel., Bl., Lac, 11, — C. Vaudoise "2, Leuciscus vulgaris, Guv.; Cyprinus leuciscus, Linn,; Gmel., BI., Lacep 13, — C. Dobule ‘, Leuciscus Dobula, Cuv.; Gyprinus Dobula, Linn., Gmel., Bloch., Lacep.; Cyprinus Grislagine, Linn., Gmel, 15, — C. rougeûtre ‘8, Leuciscus rutilus, Cuv.; Cyprious rutilus, Lin., Gmel., Lac., BI. 17, — C, Ide 15, Leuciseus Idus, Cuv.; Cyprinus Idus, Linn., Gm., Lacep.; Cyprinns Idbarus, Linn., Gm. 1%, — €. Brggenhugen %, Abramis Buggenhagii, Bl., Linn., Gm., Lac, 21, — C. Rotenyle 2, Leuciscus erythrophthalinus, Cuv.; Cyprinus erytbrophthalmus, Bl., Lin., Gm , Lac. #3,
Le galian habite dans les ruisseaux rocailleux |
1 A rs ons à Chaque pectorale du cyprin orphe, 22 à la nageoire de la queue. — 15 rayons à chaque pectorale du cyprin royal 21 à la caudale. — 46 rayons à chaque pectorale du cyprin caucus, 29 à la nageoire de la queue. — 14 rayons à Chaque pectoraie du cyprin malchus, 18 à la caudale — 49 rayons à la wayeoire de la queue du cyprin jule. —15 rayons à chaque perlorale du cyprin gibèle, 20 à la caudale, — 47 rayons à chaque pectorale du cyprin chalcoïde, 49 à la nageoire de la queue. — M rayons à chaque peclorale du cyprin clupéoïde, 23 à la candale,
2 Lepéchin, IL 2, tab. 9, fig. 4, 5; Nov. Comm. Petrop. 45, p. 491.
$ Non cilé par M. Cuvier, D,
# Cyprin roussarde. Daubenton et Haüy, Enc. méth., —
des environs de Cathérinopolis en Sibérie, Sa
longueur est de quatre pouces. Il a des taches brunes, sur un fond olivâtre ; le dessous de son
Id. Bonnaterre, pl. de l’Enc. méth. — Mus. Ad. Frid, 2 P. 108. — Cyprinus rufescens. Hasselquist, Il, 393, n, 94,
$ M. Cuvier ne fail pas mention de ce poisson, qu'il n faut sans doute pas confondre avec le Cyprinus niloticus di M. Geoffroy. D.
5 Cyprin sauteur. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id, Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth, — Gronov. Zoop. 499; lab. 10, fig. 2.
7 Du sous-senre GONORNYNQUE, Conorhynchus, Cuv, dans le rand genre CypRix, famille des Cyprinoïdes, ordre des Malacopterygiens abdominaux. D,
8 Vairon. — Sunguinerolla, Pardela , en Italie, — Mo rella, aux environs de Rome, — 0/szanca , en Pologne, — Erwel, Elritze, en Livonie. — Td. en Silésie. — Ellerling, en basse Saxe. — Grimpel, en Westphalie. — Elbute, en Danemarck. — Elve-ritze , en Norvège. — Pinck, Minow, Minim, en Angleterre, — Cyprin Véron. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— 14. Bounaterre, pl, de l’Enc. méth. — Bloch, pl. 8, fig. 5.— Müller, Prodr. Zool. Dan., p. 50, n.430 — « Cyprinus tridactylus, varius , oblongus, etc. » Artedi, syn. 42. — « Phoxinus qui vulgô veronus (quasi varius) dicitur Belouii,» — « Pisciculus varius (ex phoxinorum genere).» Gesner, p.715 el 843 ; serm.), p.158 b.— « Phoxinus «lævis seu varius » Charleton, p 460. — « Varius seu phoxi- «nus lævis.» Aldrov., |. 5, ©. 40, p. 582. — 14. Jonston, |. 3 2, c.8,tab 98, fig. 1,2 et 3. — 1d. Willughby, Ichth. p. 268 — /d, Rai, p.125 — Véron. Rondelet, part. 2, poissons de rivière, & 26 — Brit Zool. 3, p. 318, n.11.
° Du sous-senre ABLE, Lenciscus, dans le grand genre Cyrrin, Cuv. D.
10 Spierlinq , Moderliepken, en Allemagne. — Pfrille, en Bavière. — Mutterloxeken , en Prusse. — Gallien ,en Sibérie. — Solsensudg, en Laponie. — Loie, Gorlole, Kime, Gorkme , 'Gorkytte, en Nurvèze, — Mudd, Build , en Suède. Quidd , Igglina, en Dalécarlie. — Gli, en Gothie. — A/kutta, en Dalie., — Cyprin Aphye. Daubenton et Haüy, Enc. méth, — 14. Bonvaterre, pl. d: l'Enc. méth. — Bloch, pl. 97. — Fauu. Suec. 374. — Cyprinus minimus, 11. Wgoth. 232, — « Cyprinus biuncialis, iridibus rubris, etc. » Artiedi, gen. 4, spec. 30, syn. 43. — Müller, Prodrom. Zool, Dan., p. 59, n. 431.
1 L’aphye n’a pas été citée par M. Cuvier. D.
3 Dard, — Sophio.— Saiffe. — Abugrgmby, Gugrumby, Budjen , en Arabie, — Zinnfisch ; Seele, pendant son jeune âge ; Agoneu, Lagonen, quand il approche de tout son développement; Laugele, quand ÿ a atteint tout son développement, en Suisse, — Lauben, Windlauben, en Bavière. — Weisfich, en Allemagne. — Vittertje, en Hollande. — Dace, Dare, en Awg'eterre. — Cyprin Vaudoise, Daubenton
jet Haüy. Enc. méth. — 14 Bonnaterre, pl de l'Euc. méth
Bloch , pl. 97. — « Cyprinus novem diglorum, etc.» Artedi, syn. 9. — Lenciscus. Charleton, p. 456 — 1d. Jonston, 1.3,1.1,0c. 73 et tab, 26, fig. 44. — Id. Willughby, p. 260. — Id. Rai, p. 121. — Vaudoise, Rondelet, part. 2, poissons de rivière, ©, 44. — « Leucisei secunda species ; leucisci fluvia-
La tilis secunda species; leuciscus Bellouii, qui albicilla, vel
« albicula latiné dici potest.» Gesner, 26, 27, icon. animal, p. 2905 et (germ.) fol, 162, — « Lruciscus secundus Ronde- «lelii.» Aldrov., 1 5, ec, 22, 607. — « Leuciscus seu al. «bula.» Bélon, Aquat., p. 313. — Brit. Zool. 3, p. 312, n. 8.
13 La vaudoise appartient au sous-genre ABLE, Leuciscuts, dans le grand genre Cyprin de M Cuvier, D,
14 Sége, Brigne bâtarde, à Bordeaux. ( Note communiquée par M. Dutrouil, officier de santé, etc.) — Sc hnofiltsch, à Strasbourg, — Dobel, Sard dobel, Diebel, Tievel, Ehrl, Sand-ehrl, Weissdobel, pendant son jeune âge; Rotldobel,
HE
corps est rouge. Ses écailles sont arrondies et fortement attachées à la peau.
Le nom du nilotique annonce qu’il vit dans le Nil.
quand son âge est assez avancé pour que ses nageoires soient rouges, en Allemagne, — Hassel, en Autriche, — Hasslng, Weissfisch, en Siésie, en Saxe, en Poméranhie. — Tabelle, Tubarre, en Prusse. — Dobeler, Manusebeisser, daus quelques environs de l’Elbe. — bover, dans le Holstein. — Hes-sele, Hesling, en Danemark. — Cyprin dobule, Cyprin grislagine. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — 1d. Bounaterre, pl. de l'Ene. méth. — Bloch, pl. 5. — Müller, Zool. Danic. Prodr., p. 50, n. 432. — « Cyprinus pedalis, «gracilis, oblongus, crassiusculus, etc.; ef cyprinus oblon- «gus figurâ rutili, ete; et cyprinus oblongus, iride argen- «leä, etc, » Ariedi, gen. 5, spec. 12, syn. 5 el 10. — « Mu- « gilis vel cephali fluvialilis genus minus, et capilo vel squa- «lus fluviatils minor, » Gesner, p. 28, et germ., fol. 470 a. —(«Capilo fluviatilis, sive squalus minor.» Aldrov.,l.5, c.18. p. 603. — Id. Jouston, 1.3, L4,c.6, a 2.— Capilo minor, Schonev., p. 30, — « Mugilis vel cephali fluviatilis shecies «minor, et grislagine, ete. » Willughbv, Ichth., p 261 et 263. — Id. Rai, p. 122 et 123. — Lesk Spec., p. 38, n.6 — Kram. El, p. 394, n. 10. — Klein. Miss. pisc. 5, p. 66, n. 5. — Faun. Suec, 367. — Act. Ups. 1744, p. 35, tab.3. — Gronov. Mus.1,n.148.
5 Du sous-genre ABLE, Leuciscus, dans le grand genre Cyprrix, Cuv. D.
16 Rosse, — Piota, en ltalie. — Rothflosser, Rodo, en Allemayne. — Rothuuye, Rothethe, en Saxe. — Rothfrieder, à Magdebourg — Plotze, en Prusse, — Jotz, Gacica, en Pologr.e, — Radane, Raudi , en Livonie, — Flotwi, en Russie. Ræskalle, Fles-roie, en Norvège. — Rudskulle, en Danemarck. — Woorn ,en Hollande. — Roach , en Angleterre, — Cyprin rousse. Daubenton et Haüy, Enc. méih. — 1d. Bonpaterre, pl. de 1 Enc. méth. — Faun. Suec, 372. — Bloch, pl. 2. — Kælreuter, Nov Comm, Peirop. 15, p. 494 — « Cy- «prinus,iride, pinnis veniris ac ani plerumque rubentibus. » Artedi, gen.3, spec. 40, syn. 40.— Rubiculus Figul. fig 5 a. — Rosie. Belon, — « Rutilus sive rubellus fluvialilis. » Gesner, p. 281, et (germ.) lol. 467 a. — Id. Willuzhby, p. 262. — Id, Rai, p. 122. — Id. Charlet., p. 458. — Rutilus Gesneri, Aldrov., 1. 5, €. 32, p. 621. — « Rutilus fluviatilis Gesneri. » Jonst., 1. 3, 1. 4, €. 44, p. 130, tab. 26. — « Rulilus, rubellio, «rubiculus. » Schonev., p. 63. — Gronov. Mus. 1, n. 8; Zooph., p. 107, n. 338; Act Upsal 474, p. 74, n.51 et 52; Act. Helvel. 4, p.268, n. 183. — Klein, Miss. pisc. 5, p. 67, n. 9, tab,48, fig. 1, — Brit. Zool. 3, p.311, n. 7.
17 Du sous-genre ABLE, Leuciscus, dans le genre CYPRIN, Cuv. D.
18 KHühling, en Westphalie. — Dœbel, en Poméranie. — Nerfling, Efling, Bradfisth, en Autriche. — Poluwana, en Talarie.— Juss, Plotwa,en Russie — 1d Tiosck{ jæting,
n Suède, — Rod fiæwrig, en Norvège. — End, en Danenarck. — Cyprin ide, Caprin idbare. Daubenton et Haü, Euc. méth, — Id. Bounaterre, pl. de l'Enc. meth. — Bloch, pl. 36. — Faun, Suecic. 362. — Müll, Prodrom. Zoo!. Dan c., p. 51, 0. 436. — Kramer, El., p. 394, n. 1.—S.G Gmelin, IL. 3, p. 241. — « Cyprinus iride subluleä, etc.» Artedi, gen. 5, spec. 6, syn. 44, - Grouov. Mus, 1, p. 3, 0.13
1% Du sous-genre ABLE, Leuciscus, de M. Cuvier, dans le genre Cyprin. D,
2 Bloch, pl. 95. — Cyprin de Buggenhagen. Bonnaterre, pl. de l'Enc méd.
2 Du sous-yenre BRÈME, Abramis , Cuv., dans le grand genre CypriN. D.
#2 bloize, daus l'Allemagne septent, — Rothauge, dans | l'Allemagne mérid., ete. — S:anuyu ketzegh, en Hougrie, — |
On trouve le gonorhynque auprès du cap de Bonne-Espérance +
Le véron a le dessus de la tête d’un vert noir, les mâchoires bordées de rouge; les opercules jaunes; l'iris couleur d’or; le dos tont noir ot d’un bleu clair; presque toujours des bande lettes transversales bleues; des raies variées dé bleu, de jaune et de noir, onu de rouge, d’azut el d'argent; les nageoires bleuâtres et marquées d'une tache rouge. Presque toutes les nuances de l’arc-en-ciel ont donc été prodiguées à ce joh poisson, qui réunit d'ailleurs à l’agrément de proportions très-svelles toute la grâce que peut donner une petite taille.
Il se plaît dans plusieurs rivières de France, de Silésie et de Westphalie. Sa chair est blanche, tendre, salubre, de très-bon goût; et on le recherche comme un des poissons les plus délicats du Véser. On le pêche dans toutes les saisons, mais surtout vers le commencement de l'été, temps où il pond ou féconde ses œufs. On le prend avec une ligne, ou avec de petits filets dont les mailles sont très-fines. Il ne peut vivre hors de l’eau que pendant très-peu d’instants. Il fraie dès l’âge de quatre ans, et multiplie beaucoup. Il aime quelquefois à se tenir à la surface des eaux pures et courantes. Les fonds pierreux ou sablonneux sont eux qui lui conviennent, Il préfère surtout les endroits peu fréquentés par les autres poissons.
Le professeur Bonnaterre a vu, dans les lacs de Bord et de Saint-Andenol des montagnes d’Aubrac, une variété du véron, à laquelle les habitants de la ci-devant Auvergne donnent le nom de Vernhe Les individus qui forment celte variélé ont une longueur de deux pouces environ; la tête comprimée et striée sur le sommet; la mâchoire supérieure un peu plus avancée que celle d'en has ; le dos grisâtre; des taches bleues, jaunes et verdâlres sur les côté,; la partie inféen Norvège. — Skalle, Rodskalle, en Danemarek, — Ruisch, Ried vooren, en Hollande, — Rud, Finscale, en Angleterre. — Cyprin sarve. Da benten et Haüy. Euc, meth, — Id. Bonnaterre, pl, de l'Ene. méth. Blch, pl 4. — Faun. Suecic, 366. — Kram. El., p. 393, nu, 9. — Müller, Proûr, Zool. Danc., p. 51, n. 437. — « Cyprinu., rude, pinis om- «ubus caudäque rubrs. » Arledi, gen. 3 srec. 9 3yn.4, — Wilughbs, 249, tab. Q 3, 62.4. — Erythrophrhalmns, eles Raï, p.116. — Rutilus. Leske, Spec., p.64, 1.44, — Gronov. Zooph. 4, p. 107, n 340, — Klein, Miss, pisc. 5, p. 63, n° à tab, 13, fig. 2, — Rubellus. Mars. Danub. #4. p.39, tab. 43, fis 4, — Brit, Zoo! 3, p.310, n.6.— M yer, Tnicrb.2, p. 45, 1. 53.
23 Du sous-genre ABLE, Lenciscus, Cuv., dans le grand genré CyYPuiN, ordre des Malaçupierygieus abdoninaux, fa-
Ploc, Ploika, en Pologne. — Surt, en Suède, — Fluh-ro1e, | uuile des Cyprinoides. De
DES POISSONS
rieure argentée ; une tache rouge et ovale à chaque coin de l'ouverture de la bouche, ainsi que sur la base des pectorales et des ventrales !.
Les anciens donnaient le nom d’Apäye(Aphya) aux pelits poissons qu’ils supposaient nés de l’écume de la mer. Le cyprin qui porte le même nom n’a ordinairement que dix-huit lignes à deux pouces de longueur. On le trouve sur les rivages de la Baltique, dans les fleuves qui s’y jettent, et dans presque tous les ruisseaux de la Norvège, de la Suède et de la Sibérie, Sa chair est blanche, agréable au goût, facile à digérer, Ses écailles se détachent aisément. Son dos est brunâtre ; les côtés sont blanchâtres ; le ventre est rouge ou blanc; les nageoires sont grises ou verdâtres.
La couleur générale de la vaudoise est argentée ; les nageoires sont blanches ou grises; le dos est brunätre. L'Allemagne méridionale, l'Italie, la France et l'Angleterre, sont la patrie de ce poisson, qui peut parvenir à la longueur de deux pouces. Il multiplie d'autant plus, que la rapidité de sa natation le dérobe souvent à la dent de ses ennemis. On le prend avec des filets ou avec des nasses; mais, dans beaucoup de contrées, il est peu recherché à cause du grand nombre de petites arêtes qui traversent ses muscles. Son péritoine est d’une blancheur éclatante, et parsemé de poiuts noirs; la laite est double, ainsi que l'ovaire; les œufs sont blanchâtres et très- petits.
La dobule a le dos verdâtre; le ventre argenté; une série de points jaunes le long de la ligne latérale ; toutes les nageoires blanches pendant sa première jeunesse ; les pectorales jaunes, la dorsale verdàtre , l’anale et les ventrales rouges, la caudale bleuatre, quand il est plus âgé ; deux sinuosilés au canal intestinal ; quarante vertèbres, et quinze côtes de chaque côté.
On la pêche dans le Rhin, le Véser, l’Elbe, la Havel, la Sprée, l'Oder. Son poids est quelquefois de deux à quatre livres. Elle préfère les eaux claires qui coulent sur un fond de marne ou de sable. Elle passe souvent l'hiver dans le fend des grands lacs; mais lorsque le printemps arrive, elle remonte et fraie dans les rivières, On veut voir alors de petites taches noires sur le
4 Le canal intestinal du cyprin véron présente deux sinuosilés: son épine dorsale contient trente-quatre vertèbres ; el quatorze , quinze ou seize côtes sont placées de chaque côté de cette épine
corps et sur les nageoires des jeunes mâles. Elle aime quelquefois à se nourrir de petites sangsues et de petits limaçons. La grande chaleur lui est contraire : elle perd promplement la vie lorsqu’on la tire de l’eau. Sa chair est saine, mais remplie d’arûtes.
Le eyprin rougeâtre pèse près de deux livres. Il montre des lèvres rouges; un dos d’un noir verdâtre ; des côtés et un ventre argeutins ; des écailles larges. Il a une épine dorsale composée de quarante-quatre vertèbres ; une grande préférence pour les eaux claires, dont le fond est marneux ou sablonneux.
Bloch rapporte que dans le temps où les marécages des environs de l’Oder n'avaient pas élé desséchés, on y trouvait une si grande quantité de eyprins rougeâtres, qu’on les employait à engraisser les cochons. Leur chair est blanche et facile à digérer , mais remplie d’arêtes petites et fourchues. La cuisson donne à ces animaux une nuance rouge. On les pêche à l'hameçon, ainsi qu'avec des filets ; et on les prendrait avec d’autant plus de facilité, que leurs couleurs brillantes les font distinguer un peu de loin an milieu des eaux, s'ils n'étaient pas plus rusés que presque tous les autres poissons des eaux douces de l'Europe septentrionale, Ils restent cachés dans le fond des lacs ou des rivières, tant qu’ils entendent sur la rive ou sur l'eau un bruit qui peut les alarmer.
Lorsqu'ils vont frayer dans ces mêmes rivières ou dans les fleuves, ils remontent en formant
| plusieurs troupes séparées. On a cru observer
que la première troupe est composée de mâles, la seconde de femelles, la troisième de mâles. Ils déposent leurs œufs, qui sont verdâtres, sur des branclies ou des herbes plus ou moins enfoncées sous l’eau.
Le cyprin ide a le front, la nuque et le dos noirs ; le ventre blanc; les pectorales jaunâtres ; la dorsale et la caudale grises; l'anale et les ventrales variées de blanc et de rouge. On le trouve dans presque toute l’Europe, et particulièrement en France, dans l'Allemagne septentrionale, ev. Danemarck, en Norvege, en Suède et en Rus sie, Il aime les grands lacs où il trouve de grosses pierres et des eaux limpides. Lorsque le prin< temps arrive, et qu'il remonte dans les rivières, il cherche les courants les plus rapides, et les rochers nus sur lesquels il se plail à déposer ses œufs, dont la couleur est jaune, et la grosseur
| semblable.à celle des graines de pavot. Il fraie dès
la troisième année de son âge, «et parvient à une longueur d’un pied et demi, ét au poids de six ou huit livres Sa chair est blanche, tendre, et agréable au goût; ‘sa laiterest doulile , ainsi que son ovaires sa wessie natatoire grosse et séparée en deux cavités; son épine dorsale composée de quaranteiet une vertèbres, et articulée de chaque côlé avec quinze côtes.
Mon savant collègue le professeur Faujas de Saint-Foud a trouvé un squelette d’ide dans la France méridionale, au-dessous de six cents pieds de Have compacte.
On pèche le cyprin bugghenhagen dans la Pène de la Poméranie suédoise, et dans les lacs qui communiquent avec celle rivière. La chair de ce poisson, dont on doit la connaissance à M. de Buggenhagen, est blanche, mais garnie de pelites arêtes. 11 offre une lonsueur de douze ou quinze pouces. Il ressemble beaucoup aux brêmes, dont il précède souvent l’arrivée, et dont on la appelé le conducteur. Son dos est noirâtre; ses côtés et son ventre sont presque toujours argentés; des teintes bleues distinguent ses nageoires. Son anus est situé très-loin de sa gorge. î
Le rotengle a communément un pied de longueur. Son dos est verdâtre ; ses côtés sont d'un blane tirant sur le jaune; sa dorsate est d’un verdâtre mêlé de rouge ; ses pectorales sont d’un rouge brun, On doit le compter parmi les poissons les plus communs de l’Allemigne septentrionale. Il multiplie d'autant plus que sa ponte dure ordinairement plusieurs jours, et que par conséquent un graud nombre de ses œufs doivent échapper aux effets d’un froid soudain, des inondations extraordinaires, et d’autres accidents analogues. Les écailles du mâle présentent, pendant le frai, des excroissances petites, dures et pointues.
Ou peut le transporter facilement.en vie : mais sa chair renferme beaucoup d’arêtes ; elle est d’ailleurs blanche , agréable et saine.
On compte seize côtes de chaque côté de r’épine du dos, qui comprend trente-sept vertèbres !.
144 rayons a chaque poctorale du cyprin galian, 49 à la sageoire de la queue. — 24 rayons à la caudale du cyprin niotique. — 18 rayons à la nageoire de la queue d cyprin £o torhynque. —17 rayous à chaque pectorale du cyprin véron, 20 à la caudale.—20 rayons à la nagvoire de li qui ue du cyprin aphye.—18 rayone à la caudile du eyprin vaudoise —15 rayons à chaque pectorale du cyprin dobule, 48 à la nageoire de a queue — 20 rayons à la caudale du cyprin roùgeâtre, — 19