‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 526 sur 535 · SUR LES · texte numérisé non relu

SUR LES

devant être nécessairement courante ou tranquille, froide ou chaude, claire ou limoneuse, douce ou salée. Mais ces huit modilications réunies quatre à quatre peuvent produire seize combinaisons : l’eau qui nourrit les poissons peut done offrir seize manières d’être très-différentes l’une de l’autre , et très-faciles à distinguer. Nous en trouverions un nombre immense si nous voulions faire attention à toutes les nuances que chacune de ces modifications peut montrer, et à Loutes les combinaisons qui peuvent résulter du mélange de tous ces degrés.

Néanmoins ne tenons compte que des seize caractères bien distincts qui peuvent appartenir à l’eau ; et voyons l'influence de la nature des différentes eaux sur la conservation des poissons que l’on veut acclimater.

IL est évident que si l’on jette les yeux au hasard sur une des, seize combinaisons que nous venons d'indiquer, on ne la verra pas séparée des quinze autres par un égal nombre de différences.

Que l’on dépose done les poissons que l’on viendra de transporter, dans les eaux les plus analogues à celles dans lesquelles ils auront vécu; et lorsqu'on sera embarrassé pour trouver de ces eaux adaptées aux individus que l'on voudra conserver, que l’on préfère de les placer dans des lacs, où ils jouiront à leur volonté des eaux courantes qui s’y jettent ou en sortent, et des eaux paisibles qui y séjournent, où ils rencontreront des touffes de végétaux aquatiques et des rochers nus, des fonds de sable et des terrains vaseux, où ils jouiront d'une température douce en s’enfonçant dans les endroits les plus profonds, et où ils pourront se réchauffer aux rayons du soleil, en s’élevant vers la surface.

Que l’on choisisse néanmoins les lacs dont les rives sont unies, plutôt que ceux dont les rivages sont très-hauts ; et si l’on est obligé de se servir de ces lacs à bords très-exhaussés, et où par conséquent les œufs déposés sur des

. fonds trop éloignés de atmosphère ne peuvent pas recevoir l'heureuse influence de la lumière et de la chaleur, qu’on supplée aux côtes basses et aux pentes douces, en faisant construire dans ces lacs et auprès de leurs bords des espèces de pares ou de viviers en bois, qui présenteront des plans inclinés très-voisins de la surface de l'eau, et que l’on garnira, dans la saison convepable , de branches et de rameaux sur lesquels

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