LES STROMATÉES
Le corps très-comprimé et ovale.
1 Des dents au palais; deux lignes : latérales de chaque côté ; “Dlu- LESTROMATER FIÂTOLE: sieurs bandes transversales.
Roue de dents au palais; une seule ligne latérale de chaque côté ; point de bandes transversales.
ARE -cinq rayons à lanageoire du
dos; une seule ligne latérale; point de bandes transversales ; le lobe inférieur de la caudale beaucoup plus long que le supérieur.
Trente-huit rayons à la dorsale; une seule ligne latérale; point de bandes transv ersales ; les écailles petites, argentées et faiblement attachées à la peau ; le museau avancé en forme de nez, au des-
| sous de la mächoire supérieure, { Quarante-six rayons à la nageoire du dos ; une seule ligne latérale ; point de bandes transversales ;
point de saillie du museau; la couleur noirätre.
Le FETE PARU,
Le tire GRIS.
Le rs ARGENTE.
LE STROMATÉE NO:R.
4 Discours sur la nature des poissons.
3 A la membrane des branchies 6 rayons, à la première nageoire du dos 8, à la seconde 48, à chacune des nageoires . pectorales 13, à celle de l'anus 32, à celle de la queue 15.
Gi LE STROMATÉE FIATOLE ‘.
Stromateus Fiatola, Linn., Bl., Lacep., Cuv. ?
Tous les apodes de la première division des osseux que nous avons déjà examinés, ont le corps plus ou moins allongé, eylindrique et serpentiforme. Dans les stromatées, les proportions générales sont bien différentes : l’animal est tres-comprimé par les côtés, et les deux surfaces latérales que produit cette compression sont assez hautes, relativement à leur longueur, pour représenter un ovaie plus ou moins régulier. Cette conformation , unique parmi les apodes que nous décrivons , suffit pour empêcher de confondre les stromatées avec les autres genres de son ordre.
Parmi ces stromatées, l'espèce la plus anciennement connue est celle que l'on nomme Fiatole, et que l’on trouve dans la mer Méditerranée, ainsi que dans la mer Rouge. Ses couleurs sont agréables et brillantes; et leur éclat frappe d’autant plus les yeux, qu’elles sont répandues sur les larges surfaces latérales dont nous venons de parler. Ordinairement ce beau poisson est bleu dans sa partie supérieure, et blanc dans sa partie inférieure, avec du rouge autour des lèvres; et ces trois couleurs , que jeurs nuances et leurs reflets marient et fondent les unes dans les autres , plaisent d'autant plus sur la fiatole, qu’elles sont relevées par des raies transversales étroites, mais nombreuses, et communément dorées, qui s'étendent en zigzag sur chacun des côtés de l'animal.
La bouche est petite; les mâchoires et le palais sont garnis de dents; la langue est large et lisse; chaque côté du corps présente deux li: gnes latérales, l'une courbe , et l’autre presque droite; la nageoire de la queue est très-four-
4 Stromateus fiatola. — Lisette , sur quelques rivages de la mer Adriatique. — Lampuga , dans quelques contrées de l'Italie. — Stromate fiatole, Daubenton, Enc. méth. — Id. Bennaterre , pl. de l'Enc. méth. — Stromateus , Artedi, gen. 19, syn. 55. — Fiatole, et Stromatée, Rondelet, part. 1, 1.8, c. 20. — Trouchou, Rondelet, part. 1,1. 8, c. 19. (Nous verrons dans la suite de cet ouvrage, que le Stromatée décrit dans Rondelet, part. 1,1. 5, c. 24, et le Stromateus d'Athénée, 1. 7, p. 322, rapporté par Artedi à l'espèce que nous examinous, non-seulement n'appartiennent pas à cette espèce ni au genre que nous décrivons, mais même ne doivent pas être compris dans l'ordre des apodes de la première division des osseux.) — Fiatola Rome dicta, Jonston, L. 4, tit. 3,c.4, a, 13, tab.19,n.8.— Fiatula Romæ dicta, Gesner, p.925, et (Germ.) fol. 51. — Willughby, Ichth., p. 156. — Rai, p. 30. — Fiatole, Valmont de Bomare, Dict. d'hist. nat.
3 M. Cuvier admet cette espèce comme type du genre Stro-
matée. D.
chue ‘ ; et si on cherche, par le moyen dela dissection , à connaître les formes intérieures de la fiatole, on trouve un estomac rendu en quelque sorte double par un étranglement , et un très-grand nombre d’appendices ou de petits tubes intestinaux ouverts seulement par un bout et placés auprès du pylore.
LE STROMATÉE PARU 2.
Stromateus Paru, Sloane, Lacep. *.
Cette espèce n’est pas peinte de couleurs aussi variées que la fiatole, mais elle resplendit de l'éclat de l’or et de l’argent; l'or brille sur sa partie supérieure, et le dessous de ce poisson réfléchit une teinte argentée très-vive. Elle habite dans l'Amérique méridionale et dans les grandes Indes, particulièrement auprès de Tranquebar ; et sa chair est blanche, tendre et exquise.
Sa langue est large, lisse, et assez libre dans ses mouvements ; ses mâchoires sont hérissées de dents petites et aiguës : mais on n’en voit pas sur le palais, comme dans la fiatole, et quelques osselets arrondis paraissent aux environs du gosier.
L'ouverture des branchies est très-grande ; l’opercule composé d’une seule lame bordée d’une membrane, Une seule ligne latérale assez large et argentée règne de chaque côté de l’animal. Les écailles du paru sont petites, minces et tombent facilement. Cet osseux ne présente jamais que de petites dimensions , non plus que la fiatole : aussi ne se nourrit-il que de vers marins , et de poissons très-jeunes et trèsfaibles 4.
On trouve dans les eaux du Chili un stromatée décrit par Molina 5, dont le dos, au lieu
* A la nageoire dorsale 46 rayons, à chacune des nageoires pect orales 25, à celle de l'anus 54.
3 Stromateus unicolor, Linnée, éd. 12. — Stromateus striis carens, Bloch, pl. 160. —Stromate paru, Daubenton, Enc. méth.—I1d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— Pampus, Sloan. Jarmaic. 2, p. 281, tab. 250, fig. 4, — Pampus, Rai, pise. 51.
* M. Cuvier place ce poisson dans le sous-genre Peprilus du genre STROMATÉE, mais il ne lui rapporte pas la pl. 160 de Bloch qui, selon lui. représente le Stromatée ou Pample noire, Stromateus niger. D.
4 A la membrane des branchies 2 rayons, à la nageoire du dos 50, à chacune des pectorales 24, à celle de l'anus 42, à celle de la queue, qui est très-fourchue, 18.
“Molin., Hist. nat. Chil., p. 199, n. 8. — Stromateus cumarca, Linnée, éd. de Gmelin. — Stromate cumarca, Bonpaterre, pl. de l'Enc. méth.
d’être doré, est d’un bleu céleste, et qui ne parvient guère qu’à la longueur de deux ou trois décimètres. Nous pensons, avec le professeur Gmelin, que ce stromatée, qui ne paraît différer du paru que par la couleur du dos, n’est peut-être qu’une variété de cette dernière espèce.
LE STROMATÉE GRIS !,
Stromateus cinereus, Lacep.; S. griseus, Cuy.
LE STROMATÉE ARGENTÉ ?,
Stromateus argenteus, Lacep., Cuv.