SOUS-ORDRE I
A. ERRANTES ABERRANTES
A. ERRATICÆ ABERRANTES.
La famille des Aphroditiens proposée par Savigny, dans le but de grouper autour de l’Aphrodite des anciens auteurs, toutes les espèces qui avaient avec elle des rapports évidents, a été adoptée par tous les naturalistes. Kinberg, le premier, a cru devoir élever ce groupe au rang d’ordre, mais il ne motive guère cette manière d’agir que sur le nombre croissant des espèces et sur la variété des modifications secondaires qu’elles offrent. Par suite même des idées qui le dirigeaient, il a été, ce me semble, entraîné à pousser trop loin les divisions et subdivisions, et à donner aux groupes ainsi obtenus, une valeur exagérée. Tous les genres établis avant lui sont devenus pour le naturaliste suédois autant de familles distinctes, contenant parfois des genres assez nombreux. Or, il me semble difficile d’admettre que
A. ERRANTES ABERRANTES
les Aphrodites et les Polynoés, par exemple, appartiennent à des familles naturelles différentes. En me rapprochant de Kinberg, par suite yle considérations bien différentes dans la manière d’envisager le groupe entier dont les Aphrodites sont le type, en l’élevant au rang de sous-ordre, je n’ai pu y reconnaître que deux familles, celle des Aphroditiens, caractérisée par la présence des élytres, et celle des Palmyriens qui, dénuée de ces organes spéciaux, semble se rapprocher déjà des Errantes ordinaires.
Caractères. — Certains caractères organiques se répétant de deux en deux ou de trois en trois anneaux, dans la plus grande partie du corps.
Signa quœdam organica in quoque secundo vel tertio annulo iterataper majorem corporis partem.
FAMILLE DES APHRODITIENS.