‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 272 sur 424 · Nephtys de Cuvier. N. Cuvieri · texte numérisé non relu

Nephtys de Cuvier. N. Cuvieri

Nephtys Ilombergii, Cuyier, Règ. An., p. 203.

Savigny, Syst. des Ann., p. 34.

Blainville, art. Ne'réide, et art. Vers.

Audouin et Edwards, Ann., p. 233.

Valenciennes, Coll, du Muséum.

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

Caput exagonum. Antennæ minusculæ. Proboscis denticulata, denticulis majoribus. Corpus vermiforme, subquadratum, 80 annulis compositum. Pedeslongi, remis ad basimconjunctis. Uterque remus lamina elongatâ, restrictà, lingulà adventitiâ et setarum fasciculis 2 instructus. Setæ in fasciculo uno ad apicem radulatæ, breviores; in altero filiformes.

Hab. le Hâvre (côte calcaire). C. M.

L’espèce que je dédie à l’illustre naturaliste qui a fondé le genre et qu’il avait lui-même baptisée du nom de Homberg, est plus petite, et d’une forme plus allongée que la précédente. La tête est manifestement hexagonale, et cette forme semble résulter de la troncature des angles antérieurs du quadrilatère formé par la tête de l’espèce précédente. Les antennes, à en juger par la seule qui subsiste dans l’exemplaire que j’ai examiné, seraient placées sur cette troncature, et seraient excessivement petites. Je n’ai vu aucune trace d’yeux colorés.

L’anneau buccal est très-court, et ses pieds rudimentaires à peine marqués. La trompe est très-développéc. Elle m’a paru présenter la double lèvre indiquée précédemment, mais les collerettes semblent remplacées par une simple rangée de cirrhes très-petits. L’animal étant mort en conservant la trompe à l’intérieur du corps, ces détails sont plus difficiles à juger comparativement. Quant aux denticules, ils sont plus forts et plus foncés que ceux de l’espèce précédente.

Le corps est long à peine de 7 centimètres. 11 est en outre proportionnellement sensiblement plus étroit que dans l’espèce précédente. Il est aussi plus prismatique, mais cette différence peut être le résultat de l’action de l’alcool. J’y ai compté environ 80 anneaux très-courts présentant une disposition analogue à celle que j’ai décrite plus haut.

Les pieds sont plus longs que dans l’espèce décrite par MM. Audouin et Edwards. Ils ont en longueur les deux tiers au moins de la largeur du corps. Les rames sont réunies à leur base par un pli très-prononcé des téguments. Comme dans l’espèce précédente, chaque rame se compose d’un mamelon gros, long, presque cylindrique, arrondi à son extrémité et portant à peu près les mêmes appendices que dans la N. de Homberg.

A la rame supérieure, la lame déborde à peine le pied en dessus et se développe seulement un peu plus à son extrémité.

NEPHTYDIENS.

Le cirrlie supérieur est placé comme précédemment et présente la môme forme. Il en est de môme de la branchie et de la languette accessoire, seulement celle-ci est cylindrique et plus allongée.

A la rame inférieure, la lame insérée vers l’extrémité du pied la déborde là seulement, et se prolonge un peu vers le haut. Le cirrlie ressemble à ce que nous avons vu dans la première espèce, mais la languette est représentée par un tubercule court et assez gros.

Les soies forment de môme deux faisceaux à chaque rame et sont plus nombreuses que dans l’espèce précédente. Le faisceau du mamelon est composé de soies courtes, légèrement courbées vers leur extrémité et sillonnées en forme de râpe sur le côté convexe. Les soies de la lame sont bien plus longues, lisses, filiformes.

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