‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 29 sur 424 · Aphrodite écailleuse. A. squamosa · texte numérisé non relu

Aphrodite écailleuse. A. squamosa

Aphrodita squamosa, Valenciennes, Coll, du Mus.

Caput parvum, distinctum, elytris prominentibus occultatum. Antenna media brevis, crassa, truncata (?).

(1) PI. 6, fig. 3 et 6.

(2) PI. 6, fig. 7.

A. ERRANTES ABERRANTES

Antennæ latérales duplo longiores, graciliores. Cirri tentaculares brèves. Corpus 27 annulis compositum, médiocre, elongatum. Pedes quasi uniremes, prominentes. Elytra' 24 maxima, rugosa, robusta, corpus totum obtegentia. Cirri superi longiusculi, in mamillâ crassâ, compressa affixi. Pili brèves, in penicillum crassum de pedunculo conico orientes. Pro branchiis tubercula plus minusve conica, sparsa.

Hab. la Nouvelle-Zélande. C. M.

Cette espèce fort curieuse, et dont les caractères sont assez tranchés pour qu’on pût en former un genre, n’est représentée dans la collection du Muséum que par un seul individu long de 11 centimètres et large de 4 centimètres.

La tête est petite, mais bien distincte. L’antenne médiane paraît être courte et tronquée, mais peut-être ne reste-t-il d’elle que la portion basilaire. En ce cas, elle serait plus grosse et sans doute plus longue que les antennes latérales qui, rejetées en arrière, dépassent à peine le second anneau. Les yeux ne sont pas distincts, t

Le corps se compose de 27 anneaux. Le dernier, qui porte l’anus, est dépourvu de pieds.

Les pieds sont en réalité biramés, mais on peut les croire uniramés, parce que les mamelons sétigères de la rame supérieure sont entièrement rapprochés de ceux de la rame inférieure, et portés avec ces derniers sur un pédicule commun. La distinction des deux rames n’est plus indiquée que par la place occupée par le cirrhe supérieur et les élytres.

Ces dernières sont au nombre de 12 paires. En avant, elles dépassent la tête ; en arrière, elles couvrent également l’extrémité du corps; sur les côtés, elles sont un peu débordées par l’extrémité des pieds. Leur forme est presque ovoïde, avec le bord légèrement concave en avant et arrondi en arrière. Elles sont très-grandes et leur portion la moins large dépasse notablement la ligne médiane. Elles tiennent au corps par un pédicule aplati, allongé transversalement et placé tout-à-fait sur le dos. Ces élytres, destinées d’ailleurs bien évidemment à protéger l’animal, sont épaisses, robustes, et leur surface supérieure est très-rugueuse.

Aux pieds sans élytres, existe le cirrhe supérieur ordinaire. Il naît sur un gros mamelon aplati et comme partagé en deux par

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une rainure profonde. Ce cirrhe est à peu près de la dimension des antennes latérales.

Le mamelon commun qui porte les soies est gros, allongé, légèrement conique et dirigé horizontalement. Vers son extrémité, il présente sur la face postérieure une rainure indiquant la distinction des rames. La supérieure n’a qu’un gros faisceau de soies. On en compte cinq sur la rame inférieure. Toutes ces soies se ressemblent. Elles sont également grosses, fortes, terminées par une pointe assez mousse et légèrement courbées. A quelque distance de cette inflexion, et du côté correspondant à sa concavité, la soie présente 7-8 sillons simulant une râpe.

Le cirrhe inférieur normal est assez petit et placé vers le milieu du pédicule commun aux deux rames. Mais de plus, on trouve à la base de ce dernier un tubercule arrondi, porté également sur un petit pédicule et dont les fonctions me semblent difficiles à deviner. J’ai vainement cherché à reconnaître s’il présentait quelques traces d'ouverture; je n’ai pu en constater aucune.

Tous les pieds portent entre le cirrhe supérieur et les mamelons sétigères une espèce de grosse tige cylindrique, d’où sortent les poils. Ceux-ci sont fins, de longueur à peu près égale et forment un pinceau court et serré. Ce pinceau n’atteint même pas l’extrémité des mamelons sétigères.

En soulevant les élytres, on aperçoit les branchies consistant en tubercules coniques plus ou moins allongés, épais et isolés les uns des autres. Quelques-uns de ces tubercules avancent jusque sur les pieds et pourraient être pris pour des espèces de cirrhes. Le long de la ligne médiane du dos règne une sorte de gouttière où la peau est plus lisse qu’ailleurs, et où l’on ne distingue plus de traces de la division du corps en anneaux.

Cette espece a été rapportée de la Nouvelle-Zélande par M. Arnoux.

Genre HERMIONE. HERMIONE.

Halitheœ Hermionœ, Savigny.

Halithea, Lamarck, Delle Chiaje.

Aphrodite, Cuvier, Audouin et Edwards, Thompson, Johnston,

Grube

Hermione, Blainville, De Quatrefages, Kinberg.

Tête portant 3 antennes, 1 tubercule facial plus ou moins prononcé, et 4 yeux.

Anneau buccal à peu près nul, dépourvu de tout appendice.

Tous les pieds dépourvus de poils ; presque toujours les pieds à élytres portant des soies composées en forme de flèches barbelées.

Des élytres alternant avec les cirrhes supérieurs.

Grandes soies protégeant les élytres à la rame supérieure.

Trompe inerme ou ne portant que des denticules rudimentaires et cartilagineux.

Caput 3 antennas, tuberculum faciale plus minusve prominens , et 4 oculos gerens.

Annulas buccalis fere nullus, omni appendice destituera.

Pedes omnes pilis destituti ; pedes elytriferi fere semper festucis sagittœformibus instructi.

Elytra cum cirris superis alternantia.

In remo supero setœ magnœ elytra protegentes.

Proboscis inermis aut tantum denliculis minusculis et cartilagineis instructa.

§ 1. Espèces pourvues de soles en flèche.

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