‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 30 sur 424 · Hermione trompeuse. H. fallax · texte numérisé non relu

Hermione trompeuse. H. fallax

Aphrodita hystrix , Audouin et Edwards, Ann., p. 70, pl. 1, fig. 1-9.

Thompson? Faun. of Irel., p. 273.

Johnston, Ann. of r.at. Hist., p. 368 et Index.

Gjuibe, Fam. der Ann., p. 36.

Hermione hystrix, Kinberg, Eug. Resa, p. 4, pl. 2, fig. 4.

Caput parvum. Oculi pariatim pedunculati. Antennæ fereæquales, longiusculæ. Corpus ovale, 33annulis compositum. Pedum elytriferorum remus superus setis subulatis et festucis sagittæformibus, cuspide rectâ, armatus. Piemi inferi setis bidentatis instructi. Elytra 30, mediocria, lævia.

Hab. les côtes de France, Océan Atlantique. C. M.

14 Cette espèce a la tête petite et un peu aplatie. Les antennes sont presque égales et médiocrement longues et grosses. Renversées en arrière, elles ne dépassent guère le 6*-7e anneau. En

APHROUITIEINS.

avant de l’antenne médiane, se trouve la caroncule qui se replie en dessous, s’élargit en approchant de la bouche et forme une sorte de lèvre. A droite et à gauche de l’antenne moyenne, se trouvent deux petits pédoncules portant chacun une paire d’yeux très-petits.

Le corps, long de 6-8 centimètres, presque régulièrement ovalaire, se compose de 33-34 anneaux fort étroits. Les 3-4 derniers sont tout-à-fait rudimentaires et peu distincts. Les 15 paires d’élylres disposées comme à l’ordinaire s’étendent d’une extrémité à l’autre; mais, au moins sur certains individus, elles laissent à découvert un espace étroit sur la ligne médiane.

La forme de ces plaques dorsales est arrondie. Leur surface est lisse.

Les pieds ont tous les deux rames très-distinctes. Sur ceux qui portent des élytres, on trouve deux faisceaux de soies à la rame supérieure. Chacun d’eux est porté par un mamelon distinct et comme pédonculé. Le faisceau supérieur est composé de soies simples, subulécs, légèrement courbées, qui se portent en éventail du côté du dos et couvrent ainsi les élytres. Le faisceau inférieur est composé de soies en flèchestoutes pourvues, à moins d’accident, de la gaine que j’ai décrite et représentée (1). Dans l’espèce actuelle, le fer de la flèche présente deux lignes droites, et les dentelures ont leurs contours également droits. Celles-ci sont au nombre de trois de chaque côté. La rame supérieure des pieds sans élytres ne présente qu’un seul faisceau de soies simples disposées en éventail, semblables à celles du faisceau supérieur que je viens de décrire et dont une partie se porte en dehors. Le cirrhe des mêmes pieds est presque aussi long que les antennes.

A tous les pieds, la rame inférieure est conique, grande et grosse relativement à la taille de l’animal. Le cirrhe inférieur placé vers son extrémité est très-petit. Cette rame porte 4-7 soies très-fortes, dont l’extrémité légèrement renflée présente deux et quelquefois trois dents très-inégales. Toutes les soies sont d’un brun jaunâtre plus ou moins foncé.

Cette espèce a été évidemment confondue avec la véritable Aphrodita hystrix de Savigny qui en diffère, entre autres caractères, par la grandeur des élytres, lesquelles se croisent d’un côté à l’autre et ne laissent aucune partie du corps à découvert.

(1) Introduction, p. 26, pl. 6, fig. 13.

A. ERRANTES ABERRANTES

La description donnée par Kinberg et les figures qui accompagnent le texte different quelque peu de ce que nous ont appris Audouin et Edwards, bien que l’individu décrit par l’auteur suédois eût été pris à Cherbourg. 11 représente les soies en flèche comme ayant 3 dentelures d’un côté et 4 de l’autre; il attribue à la grande dent des soies inférieures une petite dent accessoire..., etc. S'agit-il d’une espèce différente ou d’une variété?

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