‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 292 sur 424 · Malacocère longirostre. M. longirostris · texte numérisé non relu

Malacocère longirostre. M. longirostris

Malacoceros longirostris, Quatrefaces, Ma g. de Zool., 1813, p. 12,

Caput conicum, in antennam mediam unicam prolongatum. Tentacula ad basira nuda, cristâ foliaceâ sejuncta. Anus superus in penultimo annulo. Ultimus annulus trilobatus.

Hab. Saint-Malo.

L’ensemble de la tête est oblong, et elle se prolonge en une pointe aiguë, très-contractile, qui me parait représenter une véritable antenne médiane et unique.

Les tentacules semblent ici, bien plus manifestement encore que dans l’espèce précédente, sortir du premier anneau du corps, qui porte en outre, de chaque côté, un pied uniramé très-simple. Ces tentacules sont parcourus par un vaisseau relativement très-gros, dont les contractions font onduler l’appendice entier. Entre les deux tentacules se trouve une espèce de crête membraneuse, qui se prolonge en arrière sur les deux anneaux suivants.

Le corps se compose d’environ 200 anneaux semblables à ceux de l’espèce précédente. Les pieds ressemblent aussi beaucoup à ceux du M. de Girard, seulement les branchies sont plus courtes, le cirrhe supérieur plus distinct, et le cirrhe inférieur, complètement rudimentaire, est à peine visible.

L’anus, au lieu d’être terminal et entouré de cirrhes comme dans les autres espèces de ce genre, est ouvert sur l’avant-dernier anneau. Je ne puis douter de ce fait, puisque j’ai pris un croquis de ces parties, au moment même où l’animal rendait ses fèces. Le dernier anneau, un peu déprimé, se compose de trois lobes placés en triangle.

Les habitudes de cette espèce sont entièrement celles du il/.

Girardi.

NÉR1N1ENS.

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