Hermione hispide. H. hystrix
Halithea hystrix, Savigny, Syst. des Ann., p. 20.
Lamarck, Hist. des An. s. v., p. 593.
Belle Chiaje, p. 105.
Aphrodita hystrix, Cuvier, Règn. An., t. III, p. 207.
Audouin et Edwards, Ann., p. 70.
Thompson, Faun. of Irel., p. 273.
Johnston, Ann. of. nat. Hist., t. IV, p. 368; Index.
Grube, Fam. der Ann., p. 36.
Hermione hystrix, Blainville, art. Vers.
Valenciennes, Coll, du Mus.
Kinberg, Euy. Resa, p. 4, pl. 2, fig. 4.
Hermione hystricella, Quatrefages, Règ. An. ill., pl. 19, fig. 1.
Caput latiusculum. Oculi pariatim pedunculati. Antenna media minima ; latérales autem longæ, crassæ. Corpus elongatum, 33 annulis compositum. Pedum elytriferorum remus superus setis subulatis et festucis sagittæformibus, cuspide incurvatâ, armatus. Remi inferi setis tridentatis instructi. Elytra 30 magna, lævia.
Hab. les côtes de la Méditerranée. C. M.
La tête de cette espèce est petite, .mais un peu plus élargie que dans l’H. trompeuse. L'antenne médiane est très-petite, comme tronquée à son extrémité, peut-être par suite d’un retraitoccasionné par l’action de l’alcool. Les antennes externes, au contraire, sont grosses à leur base, très-effilées à leur extrémité et atteignent en arrière jusqu'au huitième ou neuvième anneau. Les pédoncules oculifères sont petits et coniques. La rame supérieure des premiers pieds placés à droite et à gauche de la tête semble lui appartenir, et forme un tubercule conique portant un faisceau de soies en éventail, qui dépassent de beaucoup l’extrémité céphalique.
(1) PL 6, fig. 9-14.
APHRODITIENS.
Le corps n’a guère que 5-6 centimètres de long ; il est un peu plus allongé que dans l’espèce précédente. 11 est en entier couvert par les élytres. Celles-ci sont plus longues et plus larges que dans l’H. trompeuse (1), à bord rentrant légèrement en avant, arrondi en arrière. Elles se croisent sur le milieu du dos, dont elles atteignent presque le côté opposé (2).
Dans les pieds à élytres (3), la rame supérieure se compose de deux mamelons bien distincts, mais non pas pédonculés comme dans l’H. trompeuse. Le supérieur, portant les soies en éventail destinées à protéger les élytres, est très-peu saillant. L’inférieur, chargé du faisceau de soies en flèches, est large et gros. Au-dessous, ou mieux en dehors de celui-ci, on treave un troisième mamelon qui peut être regardé indifféremment, comme appartenant à l’une ou à l’autre rame. La rame supérieure des pieds sans élytres ne présente qu’un seul faisceau de soies dirigées presque toutes en dehors, et qui sont bien plus courtes que celles dont je viens de parler. Cependant, en arrière, elles s’allongent de manière à égaler la moitié de la longueur des soies en flèche (4). Le cirrhe supérieur de ces pieds est presque aussi fort et aussi long que les antennes.
La rame inférieure des deux sortes de pied est entièrement semblable (5). Elle est forte, conique, aiguë, et porte à son extrémité 4-5 soies bidentées, mais dont la grosse dent est en général garnie au moins d’un andouiller (6). Le cirrhe inférieur de tous les pieds part de la base de la rame, et atteint ou dépasse un peu son extrémité.
Les dents en flèche forment des faisceaux très-distincts, et dont la longueur égale presque la largeur du corps (7). La hampe de ces soies est légèrement fusiforme (8). Les dentelures du fer sont au nombre de 3 de chaque côté, mais ne se correspondent pas, et les dents en sont courbes et couchées en arrière (9). L’extrémité du fer présente aussi des bords très-élégamment courbés. La gaine qui enveloppe et garantit le fer, est forte,
(1) 1>1. 6, fig. 10.
(4) PI. 6, fig. 9.
(5) PI. 6, fig. 10.
(6) PL 6, fig. 14.
(7) PL 6, fig. 9.
(8) PI. 6, fig. 11.
(9) PI. 6, fig. 12.
A. ERRANTES ABERRANTES
cornée, et entièrement opaque à son extrémité, membraneuse et demi-transparente en arrière (1).
Cette espèce me paraît être incontestablement la véritable A. hystrix de Savigny. Elle répond à sa description jusque dans les détails de la couleur. J’avais eu le tort d’en faire une espèce nouvelle avant d'avoir étudié la collection du Muséum, parce que, partageant l’opinion commune, j’avais considéré l’espèce décrite par MM. Audouin et Edwards, comme identique avec celle de Savigny.