‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 381 sur 424 · Néréide édenticulée. N. edenticulata · texte numérisé non relu

Néréide édenticulée. N. edenticulata

Caputbasi angustiusculâ, quadratâ, apice angusto. Antennæ latérales biannulatæ, mediis vix longiores. Annulus buccal ismaximus. Maxillæ denticulatæ; denticulus inproboscide utrinque latcralis unus, miniums, vix bruneus. Corpus utrinque attenuatum, 100-110 annulis compositum. Pedes lingulâ superâ acuminatà, in medio cirrum subbrevem gerente. Cirrus inferus miniums, subulatus, remotus.

Hab. St.-Vaast. C. M.

La tête, dans sa portion postérieure, est presque carrée, un peu plus longue que large. -La portion antérieure est étroite et porte deux petites antennes coniques. Les antennes latérales sont bien moins grosses que dans l’espèce précédente, presque cylindriques, et l’article terminal en est fort petit.

L’anneau buccal (5) est proportionnellement presque aussi

(1) PI. 7, fig. 8, 9 et 10.

(2) Fig. 8 et 9.

(3) Fig. 10.

(T) PI. 7, fig. 1 et 2.

(5) PI. 7, fig. 1.

NÉRÉIDIENS.

long mais moins large que dans l’espèce précédente. Les cirrhes disposés à peu près de la même manière, mais un peu plus longs et moins gros.

La trompe est armée des deux mâchoires ordinaires qui sont ici denticulécs. Elle est surtout remarquable par l’absence à peu près complète de dcnticules. Je n’en ai, en effet, trouvé qu’un seul de chaque côté, encore est-il très-petit et d’un brun clair.

Le corps, long de 12-13 centimètres au plus, est remarquablement large au milieu et atténué en avant. J’ai compté environ 100-110 anneaux.

Lcspicds (1) rappellent beaucoup ceux de l’espèce précédente. Il est pourtant facile de constater des différences en les comparant. Les cirrhes supérieur et inférieur sont ici plus petits ; les languettes branchiales plus allongées et plus aiguës; les deux rames sont plus séparées, etc...

Les soies rappellent beaucoup celles de l’espèce précédente. On y trouve les mêmes trois formes, mais elles sont proportionnellement plus fortes, et les appendices des soies des deux premières formes sont plus allongés et plus forts. Les dentelures en sont aussi plus marquées. L’appendice des soies de la troisième forme est plus allongé et les dents en sont plus courtes.

Pendant sa vie cette espèce est, en avant, d’un rouge de brique très-vif, qui se prolonge, en arrière, sur les pieds. Le corps passe au gris nacré vers le tiers médian, et au vert pré vers l’extrémité. Je l’ai trouvée à Tatihou, près de St.-Vaast.

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