Néréide verte. N. viridis
Nereis cœrulea, Pennant, Brit. Zool., t. IV, p. 93, pl. 27.
Lycoris viridis , Johnston, Zool. Journ., t. IV, p. 419.
Lycoris margaraticea , Johnston, Mag. of nat. Hist., t. VII, p. 230. Nereis pelagiccij Johnston, Ann. of nai. Hisl., t. III, p. 290.
Nereis viridis, Johnston, Ann. of nat. Hist., t. V, p. 171, et Index. Nereis cultrifera (?), Grube, Fam. der Ann , p. 49 et 127.
Caput ad basim quadratum, apice conoideo. Antennæ latérales crassæ, elongatæ, inllatæ, articulo rotundato. Annulus buccalis longiusculus. Tentacula brévia. Maxillæ 10 dentatæ; denticula glomeralim distributa, numerosa. Corpus antice vix attenuatum, 100 circiter annulis compositum. Pedes lingulà superà conoideâ, cirrum
À. ERRANTES PROPREMENT DITES
mediocrem gerente. Cirrus inferus minimus, valde remotus.
Hab. les côtes de France et d’Angleterre. C. M.
Cette espèce, que Johnston a décrite tour à tour sous des noms si différents, et qu’il a lui-même reconnu être une espèce nouvelle, est en effet bien distincte.
Sa tête est assez forte, carrée dans sa partie basilaire, conoïde vers son extrémité. Au point de jonction des deux parties se soudent 2 antennes latérales plus larges que la tête elle-même, renflées dans leur milieu, et portant un petit article arrondi. Les antennes moyennes sont aussi assez longues, mais sont loin d’atteindre l’extrémité des précédentes.
L’anneau buccal est un peu plus large que le suivant. Les tentacules sont médiocres de longueur et de grosseur. Le plus long dépasse sensiblement l’extrémité des antennes externes.
La trompe est assez forte. Elle porte 2 mâchoires médiocrement recourbées et présentant 10 grosses dents. La région moyenne de la trompe offre 6 groupes, dont 3 supérieurs et 3 inférieurs, formés de très-petits denticules. La région buccale possède, en dessus et de chaque côté, un groupe de 3 denticules plus forts, et en dessous on trouve un demi-anneau formé par une rangée de denticules égaux aux précédents, en arrière desquels s’en trouvent d’autres plus petits disposés en séries irrégulières.
Les pieds ne présentent rien de bien remarquable. Les deux rames sont nettement séparées. La languette branchiale supérieure présente en arrière un léger renflement, en avant duquel est inséré le cirrhe. Celui-ci, dans les exemplaires du Muséum, est un peu plus long que dans les figures de Johnston et dépasse la languette. Les autres appendices du pied sont presque égaux entre eux. Le cirrhe inférieur seul, assez éloigné de la rame dont il fait partie, est fort petit, subulé. Les soies rappellent assez celles que j’ai représentées (1), mais les appendices longs ne sont denticulés que sur leur premier tiers environ et se prolongent en une pointe très-aiguë.
Pendant sa vie, cette espèce est d’une couleur verte assez foncée, avec des reflets légèrement irisés, auxquels se mêle assez souvent une teinte plus ou moins brune. Dans quelques cas, elle passe au brun légèrement cuivré.
(1) PI. 7, fig. 8-10.
NÉRÉIDIENS.