‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 383 sur 424 · Néréide de Bowerbanck. N. Bowerbanckii · texte numérisé non relu

Néréide de Bowerbanck. N. Bowerbanckii

Nereis pelagica, Johnston, Ann. of nat. Hist., t. V, p. 172.

Caput triangulare, rotundatum. Antennæ latérales crassissimæ, articulo rotundato ; mediæ longiusculæ. Annulus buccalis longus. Tentacula brévia. Maxillæ 5-6 laie crenata. Denticula numerosa, glomeratim distributa. Corpus antice latum, 80-90 annulis compositum. Pedes brèves, crassi, valde sejuncti, lingulis mamillisque brevibus, rotundatis. Cirrus superus et inferus longiusculi.

Hab. les côtes d’Angleterre. C. M.

La caractéristique précédente est tracée d'après trois Annélides draguées par M. Bowerbanck, sur les côtes du Yorkshire, et que ce naturaliste a bien voulu me donner. Ce n’est qu’avec quelque doute que je les rapporte à l’espèce de Johnston; mais en tout cas, ce n’est pas la N. pelagica de Linné, que je décrirai tout-à-l’heure.

La tête est triangulaire, arrondie antérieurement, et porte deux antennes moyennes proportionnellement assez longues. Les antennes latérales sont énormes, sensiblement plus larges que la tête elle-même, et terminées par un article arrondi.

L’anneau buccal est aussi long que les deux suivants. Les tentacules sont courts, le plus long dépasse à peine les antennes externes. La trompe est armée de mâchoires présentant 5-6 crénelures larges. Les denticules forment à la région buccale, en dessous et sur les côtés, un large anneau de plusieurs rangées; en dessus, on trouve deux petits groupes de 3-4 denticules assez grands et ronds. A la région moyenne, on rencontre 4 groupes, deux en dessous et deux en dessus.

Le corps est gros, proportionnellement à la longueur, large et comme tronqué en avant. Sur un individu de 16 centimètres, j’ai compté 82 anneaux.

Les pieds sont courts et épais, assez éloignés, nettement détachés du corps. Les diverses parties en sont peu proéminentes, épaisses et arrondies. La rame supérieure présente en haut, dans les premiers anneaux, un renflement à peine sensible, continu avec la languette, qui se prononce un peu plus en arrière, et porte un cirrhe assez long pour dépasser très-sensiblement la languette. Le cirrhe inférieur, assez long, est placé en arrière de sa languette, qu’il ne dépasse jamais. Le long appendice des

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

soies est presque pectiné à la base, et finement denticulé jusque vers la pointe qui est très-effilée. Toutes les soies se détachent aisément, si bien qu’on trouve des faisceaux qui manquent entièrement.

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