‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 411 sur 424 · Hétéronéréide arctique. H.arctica · texte numérisé non relu

Hétéronéréide arctique. H.arctica

Heieronereis arctica , Œrsted, Groenl. Ann. Dors., p. 179, pl. IV, fig.

50* et 51; pl. V , fig. 6b, 68, 69, 70 et 70*.

Grcbe, Fam. der Ann., p. 50 et 127.

Nercis grandifolia, Rathke, Faun. Norw., p. lbb, pl. VII, fig. 13 et 14. Xereis (Heieronereis) arctica, Leickart, Wiegm. Arch., t. 29, p. 207. Nereis longissima, Johnston.

Gribe, Fam. der Ann., p. bO (2).

Caput elongatum, quadratum, antice truncatum. Antennæ latérales inferæ, crassæ ; mediæ longiusculæ. Annulus buccalis longiusculus. Tentacula longa. Maxillæ fere edentulæ. Denticula glomeratim distributa. Corpus 60-75 annulis compositum. Pedes antice margine supero haud lobato, brèves, cirris longis ; postice 5 lobis foliaceis et festucis remiformibus tantum in utroque remo instructi.

Hab. les côtes de Danemark et de Norwège. C. M.

Cette espèce a la tête proportionnellement étroite à sa base et prolongée en avant. Son extrémité, coupée carrément, porte deux antennes moyennes espacées , assez longues et fortes. Les antennes médianes sont placées presque en entier au-dessous de la tête, dont l'ensemble rappelle celle d’une des espèces que j’ai

(1) Pl. 2, fig. lb.

(2) 11 y a là, évidemment, une faute d'impression, et Grube a voulu parler de la N. renalis (Johnst.), car il cite la page où il s’agit de cette espèce, tandis qu’il a déjà mentionné plus haut la N. longissima.

NÉRÉIDÎENS. 567

représentées (1), mais les yeux sont ici très-latéraux et bien moins gros.

L’anneau buccal est aussi long que les deux suivants, mais ceux-ci étant fort courts, sa longueur n'est pas, en réalité, bien grande. Il porte des tentacules qui atteignent le 6e ou 7e anneau. Je n’ai pu voir les mâchoires, car ne possédant qu’un seul exemplaire, que M. Slcenstrup avait bien voulu m’envoyer, j’ai craint de l’altérer outre mesure en l’ouvrant; .mais Œrsted les représente comme peu courbées et ondulées légèrement sur leur tranchant. Il ligure aussi les denticules comme formant en dessous, à la région buccale, un anneau assez large, et à la région maxillaire un petit groupe, probablement accompagnés de quelques autres sur les côtés et en dessus.

Le corps de l’individu envoyé par M. Steenstrup est long de 5 centimètres environ, et compte 75 anneaux. C’est au 19e que commence la région postérieure.

Les pieds antérieurs sont courts. Les appendices en sont arrondis, et le bord supérieur ne s’élève nullement. Les deux cirrhes sont fort longs, surtout le supérieur.

Aux pieds postérieurs, j’ai trouvé cinq lobes foliacés plus marqués que dans les figures données soit par Rathke, soit par Œrsted, différences légères qui, ainsi que quelques autres, peuvent tenir aux individus examinés par ces naturalistes, et peut-être aussi à l’altération de celui que j’ai eu sous les yeux. A la rame supérieure, au-dessus du cirrhc qui s’est un peu raccourci (2), existe un premier lobe très-mince, arrondi; au-dessous, un second un peu plus épais et allongé , qui n’est que la languette branchiale supérieure. La languette branchiale inférieure présente une modification analogue, mais plus marquée. Le mamelon sétigère porte aussi, à son extrémité, une bordure foliacée, mais peu large.

A la rame inférieure, la bordure du mamelon sétigère est, au contraire, très-développôe et forme un véritable lobe. La base du cirrhe inférieur forme le second lobe foliacé de cette rame. Luimême est resté grêle et assez long. Enfin la languette n’a pas changé de nature et s’est seulement allongée.

Aux pieds antérieurs, on ne trouve que les soies ordinaires des Néréides. Aux pieds postérieurs les deux rames portent unique-

(1) PL 9, fig. 3.

(2) Œrsted et Rathke figurent et décrivent ce cirrhe, comme portant, en dessous, une rangée de petits tubercules. Ceux que j’ai examinés étaient tous lisses.

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

ment des soies rémiformes largement étalées en éventail, comme dans VH. (Erstedii (1), et très-semblables à celles de celte espèce (2), mais à palettes plus allongées et plus aigues.

Comme je viens de le rappeler, je dois à M. Stccnstrup d’avoir pu décrire de visu un très-bel exemplaire de cette espèce, qui peut être regardée comme un des types du genre et de la tribu.

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