Hétéronéréide voyageuse. H. migratoria
Caput parvum, basi dilatatâ, antice triangulare. Antennæ latérales omnino inferæ, brèves, rolundatæ, articule) minimo; mediæ minimæ. Annulus buccalis brevissimus. Tentacula longissima. Maxillæ in medio 4-2 denticulatæ. Denticula gregatim disposita. Corpus 445- 420 annulis compositum. Pedes antice margine supero haud lobato, brèves, cirris longiusculis ;postice lobis foliaceis 3, cirro supero bipartito, et festucis remiformibus tantum instructi.
Hab. St.-Vaast. C. M.
Dans cette espèce, la tête est proportionnellement petite, élargie à sa base, presque triangulaire et arrondie à son extrémité, où sont fixées deux très-petites antennes moyennes. Les antennes externes sont tout-à-fait inférieures, courtes, presque globulaires, et terminées par un fort petit article.
L’anneau buccal est très-court. Les tentacules, au contraire, sont fort longs, minces, et les plus développés atteignent, en arrière, le 10-11 anneau. Les mâchoires sont larges, peu courbées, et leur bord interne presque droit, porte, dans son milieu, une ou deux très-petites dents. Les dcnticulcs forment à la région buccale, en dessous, un anneau semblable à celui que nous avons si souvent signalé ; en dessus 3 petits groupes. A la région dentaire, j’ai cru reconnaître, en dessous, l’existence de 2 groupes; deux autres se trouvent sur les côtés, et, en dessus, on en rencontre deux autres presque linéaires. Les dcnticules, comme les mâchoires, sont remarquables par leur couleur très-foncée. Dans un individu long de 52 millimètres, j’ai trouvé 24 anneaux à la région antérieure et 100 à la région postérieure.
Les pieds antérieurs sont médiocrement allongés. Leurs appen-
(1) PL 2, fig. 13.
(2) PI. 9, fi g. 7.
NÉRIÎ1DIENS.
dices sont bien marqués, mais ne présentent que les parties ordinaires. La languette supérieure est allongée, acuminée et plus grande que les autres dont l’extrémité est arrondie. Les deux cirrhes sont assez longs, surtout le supérieur, qui dépasse de beaucoup sa languette. L’inférieur est placé très en arrière de la sienne. Les soies sont celles des Néréides ordinaires. Leurs appendices longs sont grands, très-effilés et à bord entier; les appendices courts sont larges, peu courbés et assez grossièrement pectinés.
Aux pieds postérieurs et sur la rame supérieure, on trouve un lobe foliacé supplémentaire partant de la base du cirrlie; il est comme pédicellé et forme un cercle presque complet. Le cirrhe. lui-même présente deux parties; une portion basilaire assez longue pour dépasser de beaucoup la languette supérieure et se terminant par une sorte de renflement, au bord postérieur duquel est implantée la seconde partie, ayant presque la forme et la longueur du cirrhe des anneaux antérieurs. La languette supérieure aussi s’est allongée et effilée ; le mamelon sétigôre, trôsdéveloppé et élargi à son extrémité, ne porte pas de lobe foliacé. La languette inférieure semble prendre naissance sur lui et est comme coudée près de son origine.
A la rame inférieure, le mamelon sétigère allongé, élargi et lancéolé à son extrémité, porte un lobe foliacé très-grand et presque cordiforme. La languette est sensiblement moins longue. Le cirrhe inférieur grêle, et à peu près aussi long que la languette, part d'une base qui porte, en outre, en avant de lui, un mamelon supplémentaire, et en arrière, un lobe foliacé un peu plus que demi-circulaire.
Les deux rames sont armées seulement de soies rémiformes assez semblables à celles que j’ai représentées (i), mais beaucoup plus effdées et à bords presque entièrement lisses.