Hétéronéréide de Schmarda. H. Schmarclœi
Caput transverse fere ellipticum , vix antice acuminatum. Antennæ latérales subinferæ, longiusculæ ; mediæ conicæ, médiocres. Annulus buccalis longus. Tentacula longa. Maxillæ 4-5 dentatæ. Denticula numerosissima, glomeratim dislributa. Corpus 115-120 annulis allé in-
(1) PI. 9, fig. 7.
(2) PI. 7, lig. 11.
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
cisis composition. Pedes antice breviusculi, margine supero haud lobato, cirro ntroque longo ; poslice lobis foliaceis 3, cirro s.upero simplici et festucis remiformibus tantum instructi.
Hab. St.-Vaast. C. M.
Je suis heureux de pouvoir dédier cette belle espèce au naturaliste à qui nous devons la riche iconographie que j’ai tant de fois citée. La tête est plus large que longue, presque elliptique et à peine acuminéc en avant. Les antennes moyennes, proportionnellement plus longues que dans l’espèce précédente, sont franchement coniques. Les antennes externes sont implantées sur les côtés de la tête et ne se dirigent en bas que par leur extrémité. Elles sont légèrement coniques et terminées par un article assez gros.
L'anneau buccal est plus long que les deux suivants, qui sont fort étroits. Il porte des tentacules dont les plus longs atteignent à peu près le 9e anneau. Les mâchoires sont fortes, très-courbées à l’extrémité, qui est entière, et armées de 4-5 fortes dents. Les denticules sont très-nombreux. Ils forment à la région buccale, en dessous, un anneau qui vient se relier sur les côtés et en dessus avec trois petits groupes. Deux autres groupes plus considérables sont placés plus en dessus et un peu en arrière. A la région maxillaire, on trouve, en dessous, trois groupes presque confondus en un seul ; sur les côtés, deux grands groupes recourbés ; en dessus, deux autres groupes.
Le corps, chez un individu conservé dans l’alcool et long de 11 centimètres environ, comptait 35 anneaux à la région arttérieure, et 82àla région postérieure. Ces anneaux sont séparés par des scissures assez profondes sur les côtés pour que les pieds paraissent plus longs qu’ils ne le sont en réalité.
Les pieds antérieurs sont plutôt courts. Leurs appendices sont assez longs, arrondis à l’extrémité, excepté la languette branchiale supérieure qui est presque acuminée. Le mamelon sétigère supérieur est peu développé. Les cirrhes sont longs, grêles, acuminés aux deux rames. Les soies rappellent celles des Néréides. Les appendices courts sont larges, robustes, courbés seulement à leur pointe et fortement pectinés. Parmi les appendices longs, il en est de finement dentelés jusque vers le tiers antérieur.
Les pieds postérieurs sont très-développés. Sur leur bord supérieur, ils portent un large lobe un peu allongé. Le cirrhe con-
NÉRÉIDIENS.
serve la même forme et à peu près les mêmes dimensions que dans les pieds antérieurs. Il en est de même des deux languettes. Le mamelon sétigèrc, plus développé, porte une assez large bordure, qui ne se change pourtant pas en un véritable lobe foliacé.
A la rame inférieure, le mamelon sétigèrc, élargi en éventail à son extrémité, porte une sorte de bordure, et de plus un trèsgrand lobe foliacé, large et allongé de haut en bas. La languette est large et allongée. De la base qui porte le cirrhe sortent, en arrière de celui-ci, un lobe foliacé qui se recourbe de bas en haut, et un double mamelon allongé.
Les deux rames sont armées exclusivement de soies rémiformes, déployées en éventail comme dans la figure (1). Elles ressemblent beaucoup à celles que j’ai dessinées (2), mais la palette en est plus allongée.
J’ai trouvé l’espèce actuelle et la précédente non pas à St-Vaast même, mais à une assez grande distance de ce petit port, dans le sol que recouvraient des Zostôres. Au premier coup-d’œil, elles se ressemblent si bien, que je les ai considérées d’abord comme une seule espèce. Toutes deux me paraissent devoir être considérées comme des animaux pélasgiques ne venant à terre que pour frayer. En effet, tous les individus que j'ai recueillis étaient gorgés d’œufs ou de zoospermes. Les deux espèces étaient communes jusque vers la fin du mois de septembre, mais en moins de huit jours, elles disparurent si bien que je ne pus découvrir un seul exemplaire, là où à diverses reprises j’en avais trouvé en abondance.