‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 223 sur 290 · I. Genre DREPANOPHORUS · texte numérisé non relu

I. Genre DREPANOPHORUS

Hdbrecht, 1879, p. 22a.

La structure de la trompe, munie d’une tige sur laquelle se trouvent des lames de stylet en nombre considérable, appareil accompagné de poches styligènes non moins multipliées, ne permet de confondre ces Térétulariens avec aucun autre.

Une espèce se rencontre sur nos côtes aussi bien méditerranéennes qu’océaniques, le Drepanophorus spectabilis, Quatr. (1); 0 se trouve fréquemment à St-Malo dans les vieilles coquilles d’huîtres ramenées par la drague. Cette espèce perd sa trompe avec grande facilité et dans ce cas pourrait ne pas être reconnue. M. Hubrecht a décrit un autre Drépanophore de la Méditerranée D. serraticollis, Hubr. (2). Enfin, n’est-ce pas de ce genre qu’il faudrait rapprocher le Nemertcs polyhopla , Schmar. (3), du lac Nicaragua dans l’Amérique centrale.

Tl. Genre AMPRIPORUS.

Ehrenberg, 1831, Turbell. feuille c, 3e page.

La simplification de l’appareil stylifère, les yeux multipliés, c’està-dire au nombre de dix ou plus, différencient facilement ce genre soit du précédent soit des suivants. Il est plus malaisé parfois de le distinguer des Eunemertes , M'Int., cependant, à la longueur proportionnellement moins grande du corps, on peut joindre un caractère plus positif tiré des dimensions de la trompe, laquelle s’étend chez les Amphiporus jusqu’à l’extrémité postérieure du corps.

Les espèces doivent être assez nombreuses. Le type serait IM. albicans de la Mer Rouge, décrit et soigneusement figuré par Ehrenberg. On a signalé des espèces de l’Amérique du Nord : A. cruentatus, Verrill, et des mers boréales, car l’espèce figurée par Gaimard (voy. Scandinavie et en Laponie — Aporocephala, PL C. fig. 1 à 22) et que Diesing a nommée (1802) Ditactorrhochma typicum, me paraît n’être autre chose qu’un Amphiporus.

Sur les côtes d’Europe, M. Mac Intosh décrit 4 espèces d’Angleterre et M. Hubrecht en signale S de la Méditerranée. Deux A. pulcher , Johnst., A. lactifloreus , Johnst., sont communes aux deux mers

(1) PL XXV, fig. 21 ; pl. XXVI, fig. 17.

(2) M. Hubrecht, à cause de sa ressemblance extérieure, se demande si ce n’est pas la même espèce que le Cerebratulus crassus, Quatr. (pl. XXVI, fig. 16).

(3) Pl. XXVII, fig. 3, 4, b.

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