C. des pierres, C. lapidaria, Roulin, ile de Cuba
Ge genre se compose de trois araignées qui ont le port et l’aspect des mygales, mais qui se rapprochent
davantage des atypes par la disposition de leurs yeux : aussi les cyrtocéphales doivent-elles être placées entre ces deux grands genres, car elles établissent entre eux un passage naturel. C’est à M. Lucas que l’on doit la découverte de ces deux curieuses mygaliformes en Algérie (1).
L'industrie des cyrtocéphales est celle de l’atype ; aû moyen de leurs mandibales armées de râteau, elles creusent en terre des trous très-profonds et obliques, qu'elles tapissent à l’intérieur d’une couche de soie fine et serrée ; elles n’en recouvrent pas l'ouverture d’un opercule, comme le font les mygalodontes, mais elles jettent simplement des fils en tous sens pour en défendre l'entrée.
(1) Lucas, Exploration scientifique de l'Algérie. (1840,41,42.)
ATYPE. 33
9° GENRE. ATYPE, d/ypa, Latreille.
(äruros, mal conformé; à privatif; rürow, former.)
Synonymie: Oletera, Walckenaer.
Yeux, huit, ramassés et groupés sur le devant du corselet; les six antéricurs formant latéralement deux triangles, dont le sommet est dirigé en avant; les deux autres situés au milieu entre les précédents et sur une ligne transverse.
Lèvre, petite, semi-ovalaire, insérée sous les mâchoires.
Mâchoires, divergentes, dilatées à la base, à extrémité supérieure terminée en pointe. :
Palpes, insérés sur la dilatation de la base des mâchoires.
Mandibules, énormes, horizontales, très-proéminentes, garnies de trois pointes.
ig. 32.
Fig at
Corselet, volumineux, plus large et plus long que l'abdomen.
Abdomen, petit, ovoide, grossissant un peu vers l'anus.
Pattes, allongées, fines, peu inégales entre elles, dans l'ordre suivant pour leur longueur relative : 4,1, 2,3.
Couleur, noir profond, à reflets rougeâtres ou bleuâtres. Taille, 6 a 9 millimètres.
Patrie, Europe méridionale.
IHabitudes, aranéides chasseuses, se creusant des souterrains
qu'elles garnissent d'un tube de soie, dont une partie pend au dehors.
ESPÈCES
A. de Sultzer, A. Sullserii, Sultzer, Europe méridionale. A. bicolore, A. bicolor, Lucas, Europe méridiorale.
Le genre atype est intéressant en ce qu’il renferme la seule mygaliforme qui habite les environs de Paris. 11 est
caractérisé par l'énorme grandeur de son corselet et de ses mandibules, par la finesse et la brièveté de ses pattes, mais surtout par la forme de ses mâchoires qui sont étalées en palettes, ce qui le différencie des autres mygales; il s'en rapproche néanmoins par la position des yeux et la forme générale du corps qui, bien que plus exagérée est celle d’une mygaliforme. C’est à un naturaliste suisse, à Sultzer, que l’on doit la découverte de l'espèce qu'il nomma oletera picea, et qui reçut ensuite le nom d’oletera atypa, de Walckenaer, et d'atypa Sulizerii, de Latreille. ,
ESPÈCE PRINCIPALE
Alype de Sullzer.
L'atype de Sultzer est une araignée de taille moyenne. qui se reconnaît à la grandeur démesurée de son corselet et de ses mandibules, à la brièveté de ses pattes et à sa belle couleur noire, qui peut cependant présenter une teinte rougeâtre ou bleuâtre ; elle habite l'Europe méridionale et moyenn”, où on la rencontre surtout dans les pays montueux, comme la Suisse, les Pyrénées, l'Auvergne et principalement le Jura; on la trouve aussi de temps en temps, mais accidentellement, aux environs de Paris, à Montmorency, à Sèvres, sur les coteaux de Bellevue, dans les bois de Meudon, de Compiègne, de Fontainebleau. Les environs de Bordeaux, de Lyon et les plaines fertiles de la Normandie ont fourni des variétés curieuses de coloration, qui ont été prises à tort pour des espèces distinctes.
L'atype, suivant Latreille, se creuse dans les lieux humides une galerie souterraine, cylindrique, d'abord ho-
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rizontale, s’inclinant ensuite, et profonde environ de 1 à 2 décimètres ; elle en tapisse l’intérieur d’un tuyau d'une soie blanche, très-serrée; ce tube, qui a le mème diamètre que le trou, est maintenu au moyen de petites branches et de brins d'herbe; il se prolonge au dehors de l'ouverture pour la protéger; il a dans cette portion libre une longueur d'un décimètre environ. C'est au fond de cette demeure que l'atype se tient immobile pendant le jour, les pattes ramassées sous le corps; c’est encore là que la femelle pond ses œufs. Elle en forme une masse ovoïde, qu'elle enveloppe d’une toile blanche, qu’elle fixe par les deux bouts avec de la soie, et qu’elle place sur une espèce de coussin formé d’un flocon de soie blanche, entrelacé avec des fibres de plantes, et qui garantit le fond de ce trou de l'humidité de la terre. Walckenaer a trouvé à Sèvres, le 18 septembre, les jeunes éclos dans un cocon, au nombre de trente-deux. Lorsqu'on saisit l’atype, elle fait la morte en rapprochant ses pattes sous son corps. Sa vie paraît très-délicate.
M. Lucas vient de décrire dans les Annales de la Société entomologique, les mœurs d’une atype qu'il observa près de Saint-Germain; ce qu’il vit est si conforme à ce qui précède, qu'il est inutile de le reproduire ici (1).
(1) Lucas, Annales de la Société entomologique, 1859,
10° GENRE. CALOMMATE, Calomñmala, Lucas.
(xa)ds, beau; Suux; œil.)
Yeux, huit, formant trois groupes, dont deux latéraux en Fig. 33. triangles de trois, et un antérieur de deux en
e °° ligne droite; le tout forme un triangle dont le + 2 sommet est tourné en avant.
Lèvre, petite, arrondie, courte, plus large que haute, insérée entre la base des mâchoires.
Mâchoires, très-allongées, étroites, recourbées en arrière, divergentes, à extrémité terminée en pointe arrondie.
Palpes, peu allongés, grèles.
Corselet, grand, allongé, ovalo-quadrangulaire, tête large, partie postérieure arrondie, non rétrécie.
Abdomen, court, globuleux.
Pattes, peu allongées, dans l’ordre suivant pour la longueur : la quatrième et la deuxième presque égales, puis la première et la troisième; la première paire est plus grêle que les autres.
Couleur, fauve clair.
Patrie, Brésil.
Habitudes, inconnues.
ESPÈCE