C. très-noire, C. anthracina, Koch, Fiume
C. entourée, C. limbata, Koch, Arabie, C. étoilée, C. stella, Koch, Portugal.
C’est en tête de la nombreuse série des théridiformes, et après avoir passé en revue celle des drassiformes, que je place un genre singulier, qui tient à la fois des mygales par la disposition de ses yeux, des drasses par ses habitudes lapidicoles, des épéires par son abdomen triangulaire et ses pattes latéro-divergentes, enfin des théridions pour sa bouche, son corselet et sa physionomie.
Les clothos diffèrent assez de tous les autres genres de la même famille, pour être le type d’une tribu particulière, que ses mâchoires courtes et inclinées rapprochent plus des vrais théridions que des linvphiens.
ESPÈCE PRINCIPALE
Clotho de Durand.
La clotho de Durand est une araignée assez grosse: dont la couleur est d’un noir plus ou Fig. 58. moins foncé, relevé par cinq taches fauves ou jaunes. Elle habite dans le midi de la France, en Dalmatie, en Espagne, en Égypte et en Algérie. M. Dufour a décrit les mœurs curieuses de cette araignée, de la manière suivante :
ï HISTOIRE NATURELLE DES > M
« Gette espèce établit à la surface inférieure des grosses pierres ou dans les fentes des rochers, une coque en forme de calotte ou de patelle, d’un pouce de diamètre. Son contour présente sept ou huit échancrures, dont les angles seuls sont fixés sur la pierre, au moyen de faisceaux de fils, tandis que les bords sont libres. Cette singulière tente est d’une admirable texture : l'extérieur ressemble à un tafletas des plus fins, formé, suivant l’âge de l’ouvrière, d’un plus ou moins grand nombre de doublures. Ainsi; quand cette aranéide, encore jeune, commence à établir sa retraite, elle ne fabrique que deux toiles, contre lesquelles elle se tient à l’abri. Par la suite, et je crois à chaque mue, elle ajoute un certain nombre de doublures. Enfin, lorsque l’époque pour la reproduction arrive, elle tisse un appartement tout exprès, plus duveté, plus moelleux, où doivent être renfermés et les sacs des œufs et les petits nouvellement éclos. Quoique la calotte extérieure ou le pavillon soit, à dessein sans doute, plus ou moins sali par des corps étrangers qui servent à en masquer la présence, l'appartement de l'industrieuse fabricante est toujours d’une propreté recherchée. Les poches ou sachets, qui renferment les œufs, sont au nombre de quatre, de cinq, ou même de six pour chaque habitation, qui n’a cependant qu'une seule habitante. Ges poches ont une forme lenticulaire, et ont plus de quatre lignes de diamètre. Elles sont d'un taffetas blanc comme de la neige, et fournies en dedans de l’édredon des plus fins. Ge n’est que vers la fin de décembre et au mois de janvier que la ponte des œufs a lieu. »
Ce cocon est en outre protégé du froid et des ennemis,
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