‹ Histoire naturelle des araignées (aranéides)Chapitre 32 sur 211 · D PO OT ON PRET PT · texte numérisé non relu

D PO OT ON PRET PT

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NÉPHILE. L 275

53° Gexre. NÉPHILE, Vephila, Leach.

(véw, filer ; grAéw, aimer).

Synonymie : Epeira, Waclkenaer.

Yeux, au nombre de huit, les deux antérieurs du carré plus gros et plus rapprochés que les supérieurs; les latéraux plus ou moins distants, toujours élevés sur & des tubercules.

Lèvre, aussi large que haute, presque carrée.

Pattes-mâchoires, a coxopodites, médiocrement allongés, larges et divergents à leur extrémité.

Mandibules, fortes, jamais proéminentes.

Corselet, grand, déprimé en arrière, un peu rétréei et bombé en avant, presque carré.

Abdomen, ovalaire, allongé, à dos déprimé ou cylindrique, lisse, non tuberculeux.

Pattes, moins allongées et plus fortes que celles des tétragnathes, plus allongées et plus fines que celles des épéires, dans l’ordre 4, 2, 4, 3.

Couleurs, vives, brillantes et métalliques, le plus souvent des bandes longitudinales ou transversales, jaunes, roses, dorées ou argentées.

Taille : après les mygales, les néphiles sont les plus grandes araignées, quelques-unes atteignent un décimètre ; — mâle trois à six fois plus petit que la femelle.

Patrie : une seule espèce est commune dans l’Europe méridionale, toutes les autres vivent sous les tropiques.

Habitudes : aranéides sédentaires, formant des toiles orbicu-

laires, grandes, proportionnées à leur taille. ; ESPÈCES.

N. fasciée, N. fasciala, Walckenaer, Enrope. N. de Latreille, N. Latreilla, ile de France. N. de Bougainville, N. Bougainrilla. iles Salomon. N. mauricienne, N. mauricia, ile de France.

N. luzone, N. luzona, iles Philippines.

N. fastueuse, N. cophinaire, N. argyraspide, N. brillante, N. attrayante, N. fascinatrice, N. ceinte,

N. suspendue, N. fixée,

N. aérienne, N. ambhitoire, N. ambagieuse, N. fasciculée, N. chrysogastre, N. antipodiane, N. mangeable, N. dorée,

N. sénégalaise, N. clavipède, N. géniculée, N. brunipède, N. vespuce, N. plumipède,

N. Janéire,

N. sombre,

N. doréyene,

N. tétragnatoide, N. brésilienne,

N. perplexe,

N. d’'Azzara,

N. auama,

N. de Durville, N. de Madagascar, N. Cunningham, N. vitienne,

N. fémorale,

N. d’Aubry,

N. de Bourbon, N. noire,

N. livide,

. fastuosa,

. cophinaria.

. argyraspides, . nilida,

. jucunda,

. fascinatrix, . accincla,

. appensa,

. affira,

. œtherea,

. ambiloria,

. ambagiosa,

. fasciculata,

. chrysogaster, . anlipodiana, . edulis,

. inaurata,

. senegalensis, . clavipes,

. geniculala,

. fuscipes,

+ VESPUCEA,

. plumipes,

. Janeira,

. caliginosa,

. doreyana,

. tetragnatoides, . brasiliensis, . perplera,

. Azzara,

. anama,

. Durvilla,

. Madagascartensis, . Cunninghamii, . viliana,

. femoralis,

. Aubryi,

. Borbonica,

. nigra,

. livida,

Koch, de Geer, Walckenaer,

Walckenaer,

Walckenaer, Koch, Koch, Koch,

Freycinet,

Quoy et Gaymard.

Quor et Gaymard,

Vinson,

Lucas, Lucas, Vinson, Vinson, Vinson,

Guadeloupe.

Amérique, Géorgie.

Géorgie. Ë

Rio-Janeiro.

Hs

Nouvelle-Guinée.

New-York.

Espagne.

Brésil.

Indes orientales.

Noüvelle-Zélande.

Nouvelle-Calédonie.

Il de France.

Sénégal.

Brésil.

Cayenne.

Chine.

Louisiane.

Rio-Janeiro.

ile de Guam.

Nonvelle-Guinée.

Polynésie.

Brésil.

Brésil.

Brésil.

Cochinchine.

Polynésie, Madagascar.

CE PPS

iles Salomon.

Gabon.

Gabon.

Ile de la Réunion.

Ile de la Réuuion, Jle de la Réunion.

Walckenaer blàmait Savigny d'avoir formé de son groupe des épéires allongées un genre sous le nom de néphile, tout en reconnaissant que ces araignées ont une forme et une physionomie différentes des vraies épéires ; mais le nombre des espèces s'étant accru considérablement,

NÉPHILE. 277

je crois qu'il est utile aujourd'hui d'établir pour les néphiles, un genre qui, ayant, il est vrai, de nombreuses analogies avec les épéires, s'en distingue cependant d’une manière assez nette par ses yeux antérieurs plus gros et plus rapprochés, par ses latéraux portés sur des tubercules, par son corselet très-court, aussi large en avant qu'en arrière, par son abdomen cylindrique très-allongé et dépourvu de tubercules, par ses pattes fort longues, et surtout par l'inégalité de taille dans les deux sexes; le mâle, en eflet, est quatre à six fois plus petit que la femelle ; son palpe, quoique renflé, n’a jamais la complication de celui des épéires et reste plus simple.

La toile des néphiles est orbiculaire, verticale, plus grande et à mailles plus larges que celle des autres épéiriformes ; elle est traversée par un fil plus épais que les autres, d'une couleur argentée et disposé en zig-zag.

Ces aranéides sont les plus belles que l’on connaisse : leur couleur est le plus souvent métallique ; le jaune vif, l'or ou l'argent qui couvrent leur abdomen, leur donnent un aspect brillant, qui est rare parmi les araignées.

ESPÈCES PRINCIPALES

Méphile fasciée. — N. chrysogastre. — N. géniculée: N. plumipède. — N. noire.

La seule espèce européenne, la néphile fasciée (épéire fasciée, Walck.), quoique inférieure pour la taille et le brillant des couleurs aux espèces exotiques, n’en est pas moins une des plus grandes et des plus belles araignées de notre pays. Son abdomen est d’un jaune très-vif, relevé par de petites lignes transversales blanches et noires.

Cette espèce, très-commune dans le midi de l’Europe.

278 HISTOIRE NATURELLE DES pur À

ne se trouve que rarement dans le Nord, et suit partieulièrement en France la culture de la vigne; cependant Hermann l’a prise à Strasbourg, Walckenaer aux environs de Paris; je l'ai vue aussi une fois à Fontenay, près Marolles.

Sa toile a une dimension considérable ; souvent on la voit étendue entre deux arbres, ou du bord d’une petite rivière à l’autre; quoique très-régulière, elle l'est cependant moins que celle de l’épéire diadème, car au milieu dés rayons droits qui soutiennent les orbes concentriques, il en est d'irréguliers qui décrivent des courbes et des lignes brisées.

La néphile fasciée ne construit pas de coque soyeuse à proximité de sa toile, comme les épéires quadrille et apoclyse, mais se contente de rouler plusieurs feuilles et de s'y tenir immobile, prête à se précipiter sur les insectes qui se prennent dans ses filets.

M. Dufour a fait connaître le mâle qui est rare: il est au moins trois fois plus petit et plus grêle que la femelle ; aussi celle-ci le dévore-t-elle souvent après l’accouplement. Cet entomologiste a décrit aussi le cocon de cette araignée : « Au temps de la ponte, dit-il, elle enferme «ses œufs au milieu Fig. 193.

« d’une bourre de soie « très-fine, dans un « grand cocon de près « d’un pouce de lon- « gueur, ayant la forme « d'un ballon ovoïde « tronqué par son petit « bout, qui est fermé Gocondela N. fasciée. Coupe du cocon.

« par un opercule, Ce ballon, extérieurement garni d'un

NÉPHILE. 279

« taffetas assez solide, panaché de petits traits noirs sur « un fond grisâtre, est suspendu verticalement entre les « arbustes par des fils, les uns réticulés, les autres « droits. »

Une helminthe du genre filaire et une larve d’ichneumon sont deux ennemis de cette aranéide.

Parmi les nombreuses espèces exotiques, je ne citerai que les plus remarquables et les plus communes dans les collections. La néphile chrysoyastre a dix centimètres de long, son dos est marqué de bandes noires et son ventre est uniformément doré, ce qui lui a valu son nom ; elle habite les Indes Orientales.

La néphile géniculée, presque aussi grande que la précédente, est brune, mais son abdomen est recouvert d’un duvet argenté qui forme des bandes blanches et élégantes; elle habite la Martinique. Ch. Darwin dit de cette araignée : « Aux environs de Rio-Janeiro, dans le Brésil, « chaque sentier, dans les bois, est barricadé par les toiles « très-fortes de cette espèce. »

La néphile plumipède est remarquable par les bouquets de poils qu’elle porte aux articulations des pattes.

Les nègres de la Nouvelle-Calédonie et des Indes mangent ces grandes néphiles dont ils sont très-friands.

M. Vinson à très-habilement observé et décrit les mœurs des néphiles qui vivent à l’île de la Réunion: l’une d'elles, qu’il appelle épéire noire, et qui est d’une taille considérable, est nocturne, c’est-à-dire que le soir elle construit une toile très-grande et très-régulière, et que le matin elle la détruit, en mange les fils, se‘cache dans des feuilles rapprochées pour recommencer ce travail la nuit suivante, et ainsi de suite. M. Vinson a également découvert l'usage du fil argenté et en spirale, si

remarquable et si constant sur les toiles des néphiles. Lorsqu'il jetait une mouche dans la toile, l’araignée l’en- . veloppait de fils ordinaires : lorsqu'il jetait une proie plus forte, une sauterelle, par exemple, elle détachait son gros fil et liait plus solidement le corps de l’insecte.

La néphile noire, dit M. Vinson, tisse une toile trèsforte, susceptible d'être tissée ; ses fils sont jaune d’or; son cocon, qui est également d’un beau jaune, est entouré d’une bourre de même couleur.

Cet observateur a fait connaître aussi le mâle de cette

Fig. 194. grosse araignée; il est remarquable par sa taille qui ne dépasse pas 4 millimètres; mais dans son petit volume, il représente les formes de la femelle qui a au moins 4 centimètres de long ; cependant son corselet est dépourvu des tubercules oculaires, et sa couleur est fauve, assez claire et uniforme.

Ses mœurs sont des plus singulières :

M. Vinson a observé que le mâle est souvent victime de la force de sa compagne ; aussi dans chaque toile et pour chaque femelle il y a deux mâles qui se tiennent à distance, car lorsqu'ils se rencontrent, ils se livrent des combats furieux. Il doit souvent son salut à son agilité ; il est curieux, dit M. Vinson, de le voir se promener sur le corps de la femelle, marcher sur ses côtés, fuir rapidement en se laissant glisser le long de ses grandes pattes comme après un câble ; lorsqu'il redoute sa colère, il se place sur son dos, et là n’a rien à craindre de sa férocité,

ARGYOPES. 281

54° GENRE. ARGYOPES, {ryyopes, Savigny.

(ägyveos, argent ; ônds, aspect.)

Synonymie : Épéire, Walckenaer.

Yeux, au nombre de huit: quatre au milieu, dont les deux postérieurs sant le plus souvent plus Fig. 125.

gros et plus distants que les anté- 3 5 8 © ©

rieurs.

Pattes-mâchoires, à coxopodites, très-courts, arrondis, de la même longueur que la lèvre, ne la dépassant jamais.

Lèvre, courte, arrondie.

Corselel, court, déprimé, presque carré, à fossule peu marquée.

Abdomen, aplati, ovale ou triangulaire, recouvert d’une peau épaisse et coriace, tuberculeuse, plissée ou découpée sur les bords.

Pattes, allongées, fines, dans l'ordre suivant, 1, 2, #, 3.

Couleurs, brillantes, abdomen et corselet recouverts d’un duvet jaune, doré ou argenté, — pattes rouges, annelées de taches noires.

Taille : le plus souvent un ou deux centimètres.

Patrie : toutes sont exotiques, sauf trois qui habitent l'Espagne; l’Amérique en a 12, l'Asie 3, l'Afrique 3, l'Océanie, 5.

Habitudes : aranéides construisant sur le bord des eaux, de grandes toiles orbiculaires, inclinées.

ESPÈCES

A. aurélie, A, aurelia, Walckenaer, Barbarie.

A. argentée, À. argentata, Koch, Amérique.

A. magnifique, A. prœlaula, Koch, Amérique.

A. australe, À. australis, Walckenaer, ile de la Réunion” A. fénestrée, A. fenestrina, Koch, Amérique.

A. grillée, A. clathrata, Koch, Afrique.

A. soyeuse, A. sericea, Latreille, Espagne.

A. de coquerel, A. coquerelüi, Vinson, ile de la Réunion.

A. splendide, A. splendida, Savigny, Syrie.

A. dentée, A. dentata, Espagne.

A. émule, A. œmula, Quoy et Garmard, ile Célèbes, -

A. amictaire, A. amicloriu, Freycinet, Brésil.

A. noble, A. nobilis, Abbot, Géorgie (Amér.). A. cerise, A. cerasia, Abbot, ” Géorgie.

A. iris, A. iris, Abbot, Géorgie.

A. segmentée, A. segmentala, Abbot, Géorgie.

A. diabrosse, A. diabrossa, Quoy et Gaymard, Australie.

A. pustuleuse, A. pustulosa, Quors et Gaymord, Australie.

A. tridentée, A. tridentata, Koch, Brésil.

A. gonygastre, A. gonygaster, Koch, Brésil.

A. sablée, À. arenala, Abbot, Géorgie (Amér.). A. déprimée, A. depressa, Abbot, Géorgie.

A, verruqueusé, A. verrucesu, Quoy et Gaymard, Polynésie,

A. prudente, A. prudens, Freycinet, Nouvelle-Guinée. A. prostype, A. prostypa, Freycinet, Brésil.

A. de decaisne, A. decaisni ? Lucas, iles Pilippines.

Ce genre, établi par Savigny, est important et bien tranché. Walckenaer ne l’admettait pas, mais aujourd'hui il est accepté par presque tous les entomologistes, et on lui conserve le nom d’argyope que lui a donné l'illustre auteur de Ja Description de l'Égypte. Toutes les épéires que nous avons vues jusqu'à présent, et celles des genres qui nous restent à examiner, sans avoir des mâchoires longues, les ont droites et dépassant la lèvre: le genre argyope a des mâchoires d’une brièveté remarquable, ne dépassant pas une lèvre fort courte, et qui, de plus, se creusent, sévident au côté interne pour enclaver cette lèvre. Le corselet est grand, mais déprimé et sans fossule ; l'abdomen, également déprimé, est recouvert d’une peau épaisse, qui se plisse et se découpe sur les bords: les pattes, qui sont fortes sont plus latérales que celles des épéires, de sorte que les argyopes ont des affinités lointaïhes avec les sénélops de la famille des latérigrades : toutes construisent des toiles à mailles concentriques, et ont des mœurs identiques à celles des épéires: aussi Je ne n'y arrêterai pas longuement.

ARGYOPES. 253

ESPÈCES PRINCIPALES

Argyope argentée. — A. soyeuse.

Letype du genre est l'argyope argentée ; cette araignée, répandue dans les collections, est argentée, comme l’indique son nom; son abdomen est déprimé et festonné sur les bords, ses pattes sont longues et annelées de taches brunes et rouges. Cette espèce est commune à.la Martinique ; on la trouve, avec sa grande toile orbiculaire, dans les prairies, où croissent les hautes herbes, et que sillonnent de petits cours d’eau. Le cocon dans lequel elle renferme ses œufs est, comme celui de toutes les argyopes, ovoïde et tronqué aux deux bouts.

L'argyope soyeuse habite le sud de l'Europe et n’est pas rare en Espagne; sa couleur fauve uniforme permettra de la distinguer.

55 GENRE. GASTÉRACANTHE, Gasteracantha, Latreille (yastio, ventre; äxavôx, épine.)

Synonymie : Plectana, Walckenaer.

Yeux, au nombre de huit, égaux, quatre intermédiaires formant un carré régulier

; ; Fig. 126.

assez resserre, les latéraux cs rejetés très-loin sur les cû- . et - ; À e © = tés se touchant. de RG = $ —— — Arte

Lèvre, large, grande, arrondie à son extrémité.

Patles-mâchoires, à coxopodites, en forme de massue, trèsétroits à la base, mais dilatés et arrondis à leur extrémité, surtout au côté interne, — portion libre, grêle et courte.

Lt. Dr

Corselet, très-court, plus large que long.

Abdomen, beaucoup plus large-que long, recouvert d'une peau épaisse, dure et cornée, portant trois paires d’épines, dures et aiguës, dont la longueur varie beaucoup; ventre mou, conique, terminé par les filières.

Pattes, courtes quoique fines, dans l’ordre 4, 1, 2, 3.

Couleur, brune, jaune ou rouge, le plus souvent relevée par des taches noires ou blanches régulières.

Taille, peu considérable, n’excédant jamais un centimètre.

Patrie : toutes sont étrangères à l'Europe et vivent sous les climats les plus brülants.

Habitudes : aranéides orbitèles, filant de grandes toiles orbi-

culaires comme les épéires, se tenant le plus souvent au centre, immobiles et guettant leur proie.

1e" sous-genre. Eurysowa, Koch (edpv, large; soux, corps). — Abdomen recouvert d’une épaisse cuirasse circulaire, dépassant ses rebords, mais lisse et régulière, ne présentant pas trace d’épine.

E. impériale, E. imperialis, Walckenaer, Cap. E. hémisphérique, E. hemispherica, Koch, Afrique {sierra Leona). E, à bouclier, E. scutata, Pertv, Brésil.

GASTÉRACANTHE. 285

2° sous-genre. TETRACANTHA, E. S. (tÈtox, quatre ; äxav04, épine). — Abdomen plus large que long, garni de chaque côté d’une petite épine, et en arrière de deux autres également petites.

T. à quaire dents, T. quadridentata, Koch, Saint-Thomas, T. pâle, T. pallida, Koch, ? L

T. de Linné, T. Linnei, W'alckenaer, Cafrerie.

T. large, T. lata, Walckenaer, Guadeloupe.

3° sous-genre. COLLACANTHA. E. S. (xoAGw, sou- 4° àäxav0x, épine). — Abdomen beaucoup plus arge que long, souvent un peu creusé dans le milieu, portant six épines, dont deux de chaque côté, droites, obtuses et intimement soudées.

C. géminée, C. geminata, Fabricius, Indes Orientales. C. de serville, C. servilli, Guérin, Brésil

4° sous-genre. GASTERACANTHA (proprement dites). — Abdomen beaucoup plus large que long, garni de six épines : quatre latérales, dont les inférieures sont quatre à six fois plus longues que les supérieures ; — deux épines postérieures horizontales.

G. à trois découpures, G. {riserruta, Walckenaer, Guyane

x. bariolée, G. versicolor, Walckenaer, Cafrerie.

x. de Madagascar, G. Madagascariensis. Vinson, Madagascar.

G. magnifique, G. formosa, © Vinson, Madagascar.

G. voütée, G. fornicata, Walckenaer, Nouvelle-Calédonie, G. transversale, G. transversalis, Walckenaer, Timor.

+. chilienne, G. chilensis, 7 Chili

G. falcifère, G. falcifera, Koch, Manile.

G. oblique, G. obliqua. Koch, Brésil.

2° sous-genre. AÂTELACANTHA, E.S. (àtete, incomplet; äxavôx, épine). — Abdomen beaucoup plus large que long et un peu bombé, ne portant que deux paires d’épines, droites et parallèles, sur les parties latérales.

A. de Malacca, A, Malayensis, Eug. Simon, Malacca.

6° sous-genre. ISACANTHA, E. S. (305. &xay0x, épine). — Abdomen plus large que long, ayant la forme d’un carré-long; six épines trèscourtes, obtuses et égales : une à chaque angle du carré, deux sur sa partie postérieure.

. cancritorme,

. hexacanthe,

. cuspidée,

. ellipsoïde,

. de Lepelletier,

. à six découpures, . à cinq découpures, . acuminée, variée,

. de Bourbon,

. de Maurice,

. blanche,

ei pd nd en pes né Pen nf ( Denf nf let

1° sous-genre. ACTINACANTHA, E. S. (axriv, vos, rayon; &xaybx, épine). — Abdomen aussi large que long, presque arrondi; six épines inégales, également éloignées, divergentes comme si elles

. Cancriformis, . hexacantha, . cuspidata,

. ellipsoïdes,

Lepelletieri, sexserrala,

quinqueserrala, . acuminala,

. variegala,

. borbonica,

. MmauriciA,

. alba,

rayonnaient d’un centre.

: globulée,

. velitée,

. Hassellie,

. Curvispine,

. mucronée,

. inverse,

. tétraèdre,

. pretextée (1),

. atlante (1),

. sanguinolente, . à cicatrice,

. rougeûtre,

. mamelonnée,

. à pieds annelés, . couleur de pois,

php ppp ppp >

. globulata,

. vililaris,

. Hassellii,

. CUTviSpina, . Mucronala, . inversa,

. telraedra, . prælextata, . atlantica,

. sunguinolenta, . Cicalricosa, . rubiginosa, . MAMMOSA, . annulipes,

. picea,

égal ;

Brown, Walckenaer, Koch, Abbot, Guérin, Walckenaer, Walckenaer, Walckenaer, Quoy et Gaymard, Vinson, Walckenaer, Vinson,

Koch, Guérin, Walckenaer, Walckenaer, Walckenaer, Quoy et Gaymard, Walckenaer, Koch,

Koch,

Koch,

Koc b,

Klug,

Koch,

Antilles.

Antilles.

Java.

Géorgie.

Taïiti.

Cayenne.

Guyane.

Java.

Nouvelle-Guinée.

ile de la Réunion, ile Maurice.

ile de la Réunion.

Malaisie.

Asie, Ceylan.

Guinée.

Cafrerie.

Cafrerie.

Nouvelle-Guinée.

Saint-Domingue, Cap.

Cap.

Saint-Domingue.

Brésil.

Manille.

Brésil.

‘1) Les deux espèces prétertée et atlante, décrites par Walckenaer, n'appartiennent peut-être pas au genre gastéracanthe.

GG, Lan. : À

GASTÉRACANTHE. 287

8° sous-genre. MacrA- CANTHA, E. S. (uaxoùs, grand ; äxavüx, épine). — Abdomen un peu plus large que long, presque triangulaire; épines antérieures petites et aiguës, épines postérieures également petites, épines intermédiaires cinq fois aussi longues que le corps, arquées, presque

verticales.

M. curvicaude, M. curvicauda, Vauthier, Java.

M. fourchée, M. furcata, Fabricius, Saint-Domingue. M. arquée, M. arquata, Fabricius, Indes or. Malacca.

Le genre gastéracanthe , si connu des entomologistes et si nombreux dans les collections, renferme les araignées les plus singulières que l’on connaisse. Ce sont les seules, avec les acrosômes, chez lesquelles la peau de l'abdomen se durcit et devient solide de manière à constituer un bouclier dorsal. Cet abdomen est toujours beaucoup plus large que long, il présente latéralement deux paires d'épines horizontales, dont la direction et la grosseur caractérisent les subdivisions, et une troisième paire à son extrémité postérieure. Le ventre, qui reste mou, à la forme d'un cône, dont les filières occupent le sommet et le centre. Toutes les espèces ont cette forme générale et le même nombre d'épines: mais le bouclier varie dans ses proportions : tantôt il est presque aussi long que large, tantôt il est deux à quatre fois plus large que long, tantôt les épines sont longues, tantôt elles sont courtes et rudimentaires. Les yeux des gastéracanthes sont semblables à ceux des épéires. La forme de leurs mächoires, la conformation générale de leur corps, et leur quatrième paire de pattes plus longue les en distin-

guent nettement. Les mœurs sont les mêmes dans ces deux grands genres.

ESPÈCES PRINCIPALES

Gastéracanthe cancriforme. — G. hexacanthe. — & bariol G. voûtée. — G. prétexlée. — G. transversale.

Je ne décrirai pas toutes les espèces dont j'ai do liste plus haut ; je me contenterai de dire quelques: des cinq plus communes dans les collections; je ne rêterai pas longtemps sur les mœurs, car elles sont à connues, et ressemblent d’ailleurs à celles des épéi

La gastéracanthe cancriforme a un corselet no carré, un abdomen presque hémisphérique, ja avec quatre ou six taches noires en carré dans le » et deux rangées de points de même couleur sur tour de la circonférence ; les épines ainsi que les patte sont rouges ; elle est commune à la Jamaïque.

La gastéracanthe hexacanthe a l'abdomen très-lar couleur claire, avec des taches granuleuses surm chacune d’une petite épine : il porte quatre ou six noires dans le milieu, et des lignes noires aux deux e

mités: le corselet et les pattes sont d’un beau rouge. est plus rare que la précédente, et se trouve aux Antill La gastéracanthe bariolée n’est pas rare en Cafrerie et Cap; c'est une de celles dont l'abdomen est le plus proportionnellement à sa longueur : il est en mème convexe dans son milieu, et relevé sur ses bords; sa @ leur est jaune avec des taches noires et des lignes ros transverses. Cette curieuse espèce a les épines latérales fort rapprochées.

Les gastéracanthes dites de Linné et voûtée, comme

GASTÉRACANTHE. 280

d'autres espèces voisines, ont labdomen énormément élargi, les épines courtes, et sont entièrement brunes, plus ou moins rougetres, avec des points enfoncés, rangés régulièrement sur le dos. Elles habitent le midi de l'Afri que et l'archipel Malaisien.

La gastéracanthe prétextée, rapportée de la Nouvelle- Guinée, a l'abdomen presque carré, brun, entouré d’une large bande noire.

La Nouvelle-Calédonie nourrit encore la gastéraranthe transversale, dont l'abdomen, très-étroit et jaune, est un peu creusé dans le milieu, et porte deux rangs de points noirs.

M. Vinson dit de la gastéracanthe de Tile Bourbon: « Elle tisse une toile verticale, d'un mètre environ et plus: « les fils sont différents de ceux des autres aranéides : ils « offrent de petits renflements cotonneux de distance en « distance, mais très-rapprochés, de façon qu'entre ces « renflements ils paraissent interrempus. L'aranéide se « tient au centre. Elle est vive lorsqu'elle marche: mais « lorsqu'on la touche, elle se laisse tomber en demeurant « attachée à son fil, à l’aide duquel elle va se replacer « sur sa toile. Le cocon est ovoïde, rond, aplati. La bourre « qui l'enveloppe comprend une étendue de 0 millimè- « tres, et le noyau central mesure 10 millimètres d’éten- « due transversale. Le centre qui contient les œufs est « blanc, mais il brunit au moment de l’éclosion : tout le « reste du cocon, extérieurement, est en bourre laineuse « « jaune et verte. Le 1° juäAlet, une gastéracanthe, enfer- « mée dans un flacon, a fixé son cocon contre la paroi : « le 25, les petits sont éclos; on les voit bien avec leur « forme, leurs petites pattes, mais ils sont encore empri- « sonnés dans le cocon; ils paraissent noirâtres : ils sor-

«tent et se répandent le 11 août. En somme, dans notre « hiver, l'éclosion des œufs et la sortie des petits oceu- « pent une période de quarante jours. A l’état naissant, «les petites gastéracanthes sont rondes et noires, sans « épines, avec une tache blanche triangulaire sur labe « domen. »

La plus singulière de toutes les gastéracanthes est la curvicaude. C'est une belle araignée, dont l'abdomen jaune clair est orné de taches granuleuses rouges, et est terminé par des épines trois fois aussi longues que le corps, d'un beau rouge, dressées verticalement et recourbées en avant. Cet ensemble de particularités donne à cette araignée un aspect curieux et des plus singuliers.

ACROSÔME. 291

56° GENRE. ACROSÔMIE, Acrosoma. Hahn.

(äxp06, élevé; soux, corps.)

Synonymie : Ptectana, Walkenaer; Gasteracantha, Latreille.

Yeux, huit, les latéraux très-écartés du carré médian, les intermédiaires supérieurs plus petits que les antérieurs.

Lèvre, ovalaire, grande, élargie à sa base.

Mâchoires, courtes, droites, étroites à leur base, mais élargies et arrondies à leur extrémité.

Corselet, deux fois plus long que large, ironqué et bombé en avant.

Abdomen, ayant la forme d'un triangle dont le sommet est attaché au corselet ; à dos convexe, à bords relevés et hérissés d’un grand nombre d’épines horizontales, verticales ou obliques (toujours plus de trois paires) de dimension et de force variables.

Pattes, fines, plus allongées que chez les gastéracanthes, dans l'ordre 4, 1,9, 3. ,

Couleur, le plus souvent formée par des taches rouges, jaunes ou noires.

Taille, À centimètre et plus.

Patrie : toutes sont exotiques.

Habitudes : aranéides filant des toiles orbiculaires verticales se tenant toujours au centre et immobiles.

Fig. 134.

1°" sous-genre. AcRosomA (proprement dites).

— Abdomen triangulaire, creusé dans le milieu, portant sur ses bords, qui sont relevés et dilatés, un nombre variable d’épines plus ou moins longues (1).

A. pointue, A. aculeata, Fabricins, Cayenne.

A. à grosses épines, À. crassispina, Koch, Amérique. A. transitoire, A. transiloria, Koch, Brésil.

(1) Chez les acrosômes, la direction et le nombre des épines de l’abdomen varient à l'infini et ne sont souvent pas identiques dans les individus d’une même espèce, de sorte qu’ils re peuvent servir, comme chez les gastéracanthes, à caractériser des sous-genres.

A. à huit épines, A. aiguë,

A. fendue,

A. piquante,

A. de Geer,

A. sagittée,

A. militaire,

A. parente,

A. cousine, A. à épée,

A. à grandes pointes, A. armigère,

A. squammeuse,

A. de Vigors,

A. massigère,

A. triangulaire,

À. plane,

A. à épines fendues, A. dorée,

A. peinte, A. à sac, A. brülée, A. à deux poinçons, A. flabellée, A. grèle, A. aïlée, À. doublée, A. à hache, A. bifurquée, A. échancrée, A. vespoïde, A. lygéenne, A. de sloane, A. secteur,

A. réduvienne,

2° saus-genre MEÉGanopra, E. S, (uéyxs, très-grand ; 6thoy, arme). —

. SPiNOSU ,

. acuta,

. difissa,

. pungens,

. Degeeri,

. sagiltata,

. militaris,

. aflinis,

. patruela,

. glabiola,

. macrocuntha, . armigera,

. SqUaMmMOsa, . Vigorsii,

. clavatrix, - . triangularis, . plana,

. fissispina, aureolea,

. picla,

. succata,

. bullata, bisicala,

. flabellata, gracilis,

. alata,

. duplicala,

. asciala,

. bifurcata.

. incisa,

. vespoides,

. lygeana,

. sloani,

. sector,

A. reduviana,

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Fig.

Linné, Walekenaer,

Walckenaer, De Geer, Abbot, Fabricius, Koch,

Koch,

Walckenaer, Koch, Walckenaer, Koch, Koch, Koch,

” Koch,

Walckenaer, Walckenaer,

Hahn,

Walckeaner, Diard et Darancel,

Forskaël, Abbot,

Amérique.

Cayenne.

Brésil.

Cayenne.

Surinam.

Géorgie.

Amérique méridion.

Brésil.

Brésil.

Amérique.

Brésil.

Brésil.

Guyane.

Brésil.

Malaisie.

Brésil.

Brésil.

Brésil.

Brésil.

Brésil.

Brésil.

Guyane.

Amérique du Sud.

Amérique du Sud.

Caroline, Brésil.

Brésil.

Brésil.

Cayenne.

Malaisie.

Jamaïque.

Asie.

Géorgie.

Deux épines antérieures dorsales verticales courtes, — trois épines mar-

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