‹ Histoire naturelle des balénoptèresChapitre 16 sur 20 · Tome XLI · texte numérisé non relu

Tome XLI

travail sur la présence du Ziphius cavirostris sur les côtes de Shetland, et il passe en revue les Ziphius connus des naturalistes; il fait mention de ceux des Bouches-du-Rhône et des autres qui ont été observés dans la Méditerranée et signale les individus observés à la côte ouest de France, au cap de Bonne- Espérance et sur les côtes de la République Argentine 1.

Le professeur d'Édimbourg réunit le Pétrorhynchus, le Ziphius indicus et l'Épiodon chatamensis dans une seule et même espèce.

Sous le titre : Ziphioïde fossile ?, le professeur Capellini a publié un mémoire accompagné de fort beaux dessins dans lequel il fait la description d’un crâne d’un Ziphioïde mis au jour, qui rappelle parfaitement le Ziphius cavirostre vivant encore dans les eaux de l'Italie.

Parmi les collections, que Castelnau avait recueillies au cap de Bonne-Espérance et aux Indes, se trouvait une belle tête de Cétacé que nous avons décrite sous le nom de Ziphius indicus. Elle nous paraissait d'abord bien différente des espèces connues, mais nous sommes persuadé aujourd’hui qu’elle appartient à une seule et même espèce qui est dispersée dans toutes les mers.

Depuis lors Burmeister dans sa Fauna argentina a fait mention de ce même Cétacé, qu'il a figuré d’après un animal qui a été capturé sur les côtes de la République Argentine au mois d'août 1885. Le savant Directeur du Musée de Buenos-Avyres en donne une excellente description anatomique. Il croit à l'existence de plusieurs espèces dans ce genre, dont il apprécie parfaitement les affinités, et il donne le nom d’Épiodon australe à l’animal qu’il décrit.

Le professeur Cope a donné le nom de Hyperoodon semijunctus à un Cétacé dont le squelette a été remis au Musée

? Trans. roy. Soc. Edinburgh, vol. XXVI, 1872. ? CarELLini, Del Zifioide fossile, REALE ACADEMIA DEI LiNCEI, anno 1884-

national des États-Unis d'Amérique; M. Fred. True vient d’en faire mention dans les Proc. de ce Musée. Après la description du squelette provenant d’un jeune animal, M. True dit que nous avons eu raison, M. Flower et moi, de regarder cet animal comme un Ziphius, plutôt que comme un Hypéroodon. Il donne les mesures en millimètres des divers os de la tête.

Nous trouvons ensuite ce même Cétacé dans les eaux de nos antipodes, et il paraît même qu’il y est beaucoup plus abondant que dans les mers d'Europe. Sous le nom de ÆEpiodon Novæ-Zelandiæ, le D' Jules von Haast a fait connaître un Ziphioïde, qui n’est autre chose que le Ziphius cavirostris de notre hémisphère.

Dans lIlustrated London News, de 1867, figure un Ziphius du détroit de Bass, qui se rapporte parfaitement au même animal.

Le professeur Sir W. Turner a reconnu, parmi les ossements rapportés par le Challenger, des restes qui ont tous les caractères du Ziphioïde qui nous occupe 1.

On possède aujourd’hui à Londres une tête et un squelette de la Nouvelle-Zélande, qui se rapportent parfaitement au Ziphius d'Europe. M. le professeur Flower, après une étude des diverses têtes connues, n'hésite pas à se prononcer sur l'identité de ces Cétacés de la Nouvelle-Zélande et des côtes de la République Argentine avec les nôtres. Il ne trouve pas de différence, dit-il, ni avec le Ziphius indicus ni avec l’Epiodon australe de Burmeister 2.

On a établi aussi l’Epiodon patachonicum ou australe, qui n’est également que le Ziphius dont nous nous occupons; c’est l'avis de MM. Flower et Paul Gervais, qui est partagé aussi par le professeur Sir W. Turner.

1 Turner, The Zoology of the Voyage of H. M.S. Challenger, 1880, p. 27. 2 Remarks upon Dr von Haasrs Communication on Ziphius Novæ- Zelandiæ, Proc. Zoo. Soc., June, 1876.

SYNONYMIE

Ziphius cavirostris.

Delphinus Desmarestii, Risso.

— Philippü, Cocco. Hyperoodon daumetii, Gray.

— Gervaisiü, Duvernoy.

Epiodon australe, Burmeister.

— Nove-Zelandiæw, v. Haast.

— chatamiensis, Hector.

— patachonicum, Burm.

Ziphius indicus, Van Beneden.

Petrorhynchus capensis, Gray.

Hyperoodon semi-junctus, Cope.

Ziphius Grebnitzkii, Steyneger.

CARACTÈRES

La taille du Ziphius cavirostris est un peu inférieure à celle de l’'Hypéroodon. Cet animal est surtout reconnaissable aux deux dents relativement assez grosses qui percent les gencives au bout du maxillaire inférieur.

Ces dents sont en mème nombre dans l'Hypéroodon; mais, dans les Ziphius, elles sont beaucoup plus fortes, et en forme de fuseau, tandis que, dans les Hypéroodons, elles sont à peine plus grosses qu’une plume d’oie et sans renflement sensible vers le milieu de leur longueur. Dans la mandibule des Ziphius il y a des alvéoles, parfaitement distinctes, qu’on ne voit pas aussi distinctement chez l'Hypéroodon.

Ses caractères extérieurs sont : la partie supérieure du corps est d’un noir bleuûtre, la partie inférieure blanche; cette partie

supérieure est marquée de nombreuses taches de forme ovale, de deux à trois doigts de longueur, semblable à une peau de léopard, dit J. von Haast.

L'animal porte un sillon de chaque côté sous la gorge. Nous ne pouvons pas bien juger d’après le dessin de Burmeister si les deux sillons forment un V comme dans le Micropteron.

Ce sillon est indiqué dans la figure publiée dans les Archives d'Érichson, d’après l'animal capturé dans le détroit de Messine.

La femelle échouée à New-Brighton, en 1878, avait également le sillon sous-maxillaire.

Il existe des différences sexuelles comme dans les autres Ziphioides. On a remarqué que le Ziphius mâle de la Nouvelle- Zélande a les dents du maxillaire inférieur plus fortes que la femelle.

DESCRIPTION

Nous ferons remarquer que Gervais a constaté la présence de petites dents à la mâchoire supérieure du Ziphius cavürostris d’Aresquiès; il les a représentées de grandeur naturelle pl.XXE, fig. 3, de notre Ostéographie. Gervais en a vu encore à la mâchoire inférieure. Burmeister en a vu également en dessus et en dessous; von Haast à fait la même observation sur des Mésoplodons d’âge et de sexe différents.

Ces dents sans alvéoles doivent être considérées comme des dents ancestrales.

Les vertèbres sont peu nombreuses comme dans tous les Ziphioïdes; nous en comptons ici en tout quarante-neuf : sept cervicales, dix dorsales, onze lombaires et vingt et une caudales.

Les trois premières cervicales sont soudées entre elles.

Burmeister a décrit et figuré l'animal en chair, le squelette isolé et en place, la tête vue sous ses trois faces, le cœur, la

surface interne de l'estomac et des intestins, la cavité de la bouche avec la langue, tout l’appareil respiratoire, y compris le larynx.

MOEURS

Nous ne connaissons rien des mœurs de cet animal. Il est probable qu'il ne diffère pas, sous ce rapport, des autres Ziphioïdes. Tout ce que nous en savons, c’est qu’il est teutophage comme les autres animaux de cette division.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Nous allons passer en revue les localités où la présence du Ziphius cavirostris a été constatée.

La tête décrite par Cuvier, dans ses Recherches sur les ossements fossiles, a été découverte à Fos, sur le bord de la Méditerranée, en 1804.

Vers 1820 un individu a été capturé près de Nice.

En 1842 un individu a été vu flottant dans le détroit de Messine; un autre vers la même époque a été reconnu sur les côtes de la Corse.

En 1850 on a trouvé sur la plage d’Aresquiès (Hérault) une tête provenant d’un animal qui y a échoué au mois de mai {.

Depuis lors d’autres individus ont été reconnus dans la Méditerranée ; P. Gervais en cite des Bouches-du-Rhône, de Nice, de la Corse et du détroit de Messine.

Tout récemment, en septembre 1878, on a fait encore une capture à Beaulieu (Villefranche).

On connaît aujourd’hui les ossements de sept Ziphius diftérents, recueillis sur les bords de la Méditerranée.

2 Gervais, {nstilut, 9 octobre 1850.

On a constaté ensuite la présence de ce même Ziphius sur les côtes océaniques de France; en 1864, on a recueilli une tête à Lanton, sur les bords du bassin d'Arcachon. Cette tête a été remise à M. Fillaux. Le D' Fischer en fait mention dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences de Paris 1.

Un mâle de cette même espèce est allé se perdre ensuite sur les côtes d'Irlande, et nous en connaissons qui ont pénétré dans la mer du Nord; il en est venu à la côte aux îles Shetland ; le Musée d'Édimbourg en possède la tête, et le professeur Sir Turner l’a parfaitement reconnu; après lavoir comparé avec les autres Ziphius, 11 fait remarquer que celui de Fos, découvert en 1804, appartient bien à la même espèce, qui a été trouvée dans des mers si différentes.

La présence de ce Ziphius a été reconnue ensuite dans le Kattegat.

Sur la côte de Suède, non loin de Gôtenborg, sont venus échouer, à quelques années d'intervalle, deux Ziphius de la même espèce, dont l’un est conservé au Musée de Gôtenborg et l’autre au Musée de Stockholm.

Le premier de ces squelettes provient de l’animal échoué en 1867 à Bahuslän (Suède). Celui du Musée de Stockholm, qui est remarquable aussi par sa belle conservation, provient d’un animal perdu dans le voisinage de Marstrand (Suède), en 1872. Il à la huitième et la neuvième dorsale malades.

En dehors des mers d'Europe on a reconnu ce Ziphius à plusieurs reprises.

D'abord nous ne doutons pas que ce ne soit le même animal qui a été capturé par Castelnau, et que nous avons appelé Ziphius indicus ?, ainsi que le jeune mâle de l'embouchure de la Plata qui a été décrit et figuré par Burmeister.

1 Août 1866, p. 271.

? Ce n'est pas dans la mer des Indes, comme nous l'avons cru, mais au cap de Bonne-Espérance que cette tête a été recueillie; nous trouvons dans un album de Castelnau : L'Hyperoodon du Cap a élé jeté à la côte au fond de Table-Bay dans un ouragan en juillet 1846; il avait 27 pieds de long,

Gray et Owen ont fait connaitre un second Ziphius du cap de Bonne-Espérance, que Gray a appelé Pelrorhynchus pour rappeler la solidité du rostre. D’après l’âge, le cartilage susvomérien est plus ou moins complètement ossifié, et le Petrorhynchus n’est qu'un individu adulte.

L'océan Pacifique est également visité par ce Cétacé. Nous en avons vu deux têtes et trois mandibules au Musée de Saint- Pétersbourg, rapportées du nord du Pacifique par Wosnessearki. Ce dernier renseignement nous a été fourni par le docteur Brandt, directeur du Musée de Saint-Pélersbourg.

Von Nordmann fait mention, dans sa Paléontologie de la Russie méridionale, d’une tête de Ziphius de l'ile Saint-Paul, qui lui a été communiquée par le docteur Siemaschko.

Est-ce encore le même animal dont Moseley a rapporté une grande partie du squelette des îles Falkland, sous le nom d'Épiodon ? (Challenger).

Le Challenger a aussi rapporté plusieurs caisses tympaniques de Ziphius, retirées du milieu du Pacifique, au sud des îles Tahiti, à 2,335 brasses de profondeur.

A propos d’un Ziphioïde du détroit de Magellan, Paul Gervais faisait l'observation suivante : « Pour dire toute ma pensée, je ne serais pas étonné qu'il en fut encore de même pour les Zirnius INpicUS et CaPENsIs, c’est-à-dire, que ces derniers ne fussent également de la même espèce que le Ziphius de la Méditerranée. »

Nous partageons complètement cet avis aujourd'hui.

Ce même Ziphius se rend ensuite jusqu’au nord du Pacifique: lInstitution Smithsonienne a envoyé un naturaliste, Stejneger, à l’île de Behring, pour y chercher des restes de Sfellère, et il a rapporté, avec plusieurs ossements intéressants de Cétacés, une tête de Ziphius cavirostris, parfaitement conservée. On lui a donné à tort un autre nom spécifique : Ziphius Grebnitzkii, Stejneger. Avec ce même animal se trouvait encore un autre

était gris, a donné 500 bouteilles d'huile très bonne et à laquelle les gens du pays allribuent beaucou) de vertus médicinales.

Ziphioïde que l’on ne connaissait qu’en Australie, le Berardius Baird. :

Nous le trouvons également dans les eaux de nos antipodes, et en plus grande abondance, paraît-il, que dans nos eaux d'Europe.

En 1863, le professeur V. Haast fait part à la Société Zoologique de Londres de la présence d’un Ziphius dans les eaux de la Nouvelle-Zélande 1.

A la séance du mois de juin 1876 ?, M. le professeur Flower exprime l'avis, confirmé depuis, que le Ziphius Novæ-Zelandiæ ne diffère pas du Ziphius cavirostris et qu’il n’existe qu'une seule espèce vivante dans ce genre.

Deux individus ont échoué, l’un le 17 novembre 1878 à New-Brighton, l’autre le 15 mai 1879 près de Kaïapoï; ce sont deux femelles : la première avait 19 pieds, la seconde 21.

En 1883, on a capturé encore un Ziphius cavirostris sur les côtes de New-Jersey.

La dernière communication sur les Ziphius de la Nouvelle- Zélande est celle de MM. John H. Scott et T. Jeffery Parker, de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande). Ils informent M. Flower qu'une jeune femelle de Ziphius a été capturée vivante à Warrington, au nord de Dunedin (Nouvelle-Zélande), en novembre 1884 3.

L’Epiodon chatamiensis, décrit dans les Trans. New-Zealand Institute, vol. V, est un mâle de cette espèce.

Le Ziphius cavirostris se rend également de l’autre côté de l’Atlantique : le professeur Cope a signalé sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre une femelle de 19 pieds 4 pouces, qui a été capturée en 1883, à New-Jersey.

De manière que nous connaissons divers cränes et squelettes de la Méditerranée, un du golfe de Gascogne (1864), deux

1 Z.S. L. 4 décembre 1885.

? Professor FLower, Remarks upon Dr von HaasT's communicalion on Ziphius Novæ-Zelandiæ, Proc. Zoo. Soc., June 6, 1876.

5 Zool. Soc., London, 15 mars 1887.

du Kattegat, deux du Cap, un du Brésil, un de la Nouvelle- Zélande, un des mers de Chine et au moins deux du Pacifique, et tous ces crânes se rapportent fort bien à une seule espèce, ce qui nous permet de dire que le Ziphius cavirostris est un animal cosmopolite comme le Cachalot.

Indépendamment de ces divers Cétacés connus, nous pouvons encore ajouter que le Challenger a rapporté des mers du Sud une tête de ce même animal.

Nous avons vu également un rostre, provenant des Phosphate beds de la Caroline du Sud, au Musée du Collège royal des chirurgiens, à Londres, mêlé à des ossements d'animaux terrestres, parmi lesquels se trouvait une dent de Megatherium (?) Ce rostre était perforé par des tarets. Nous avons vu un rostre, rongé de la même manière, qui était rapporté au Ziphius densirostris, et qui avait été recueilli sur la côte d'Afrique. On en a trouvé dans le sable d'Anvers plusieurs, rongés exactement de la même manière.

En somme, nous connaissons aujourd’hui des restes d’individus recueillis dans la Méditerranée, à Fos (Bouches-du- Rhône, G. Cuvier); à Aresquiès (Hérault, Gervais); en Corse (Doumet); au détroit de Messine, Villefranche (Haeckel); dans le golfe de Gascogne, à Arcachon (Fischer); aux îles Shetland (Turner); aux côtes de Suède, Kattegat (Malm); dans l’hémisphère austral, au cap de Bonne-Espérance (Van Beneden, Gray et Owen); dans la République Argentine (Burmeister); sur les côtes de Patagonie, aux États-Unis d'Amérique et à la Nouvelle-Zélande.

MUSÉES

On conserve aujourd’hui des ossements de cette espèce dans plusieurs Musées.

Le Muséum de Paris en possède deux têtes : l’une décrite par Cuvier, l’autre par Paul Gervais. Toutes les deux proviennent, comme nous l'avons vu plus haut, d'individus capturés dans la Méditerranée.

Le Musée de la ville de Marseille possède le squelette d’un animal qui a péri sans doute sur les côtes voisines, mais dont il n’est pas fait mention dans les livres qui traitent des Cétacés.

On conserve encore des têtes et des squelettes provenant de Ziphius échoués sur les côtes de cette même mer intérieure, à Florence, à Pise et à Cette.

Le squelette de Florence provient de l’animal capturé à Villefranche en septembre 1878.

Un squelette complet, préparé par le professeur Hæckel en 1866, est conservé au Musée de l’Institut Zoologique de Iéna.

Au Musée de la Société scientifique d'Arcachon, on voit une tête de cette même espèce qui a été recueillie, en 1864, à Lanton dans la baie d'Arcachon.

A Dublin on possède le squelette complet d’un animal échoué sur les côtes d'Irlande.

On en conserve deux têtes à Édimbourg; une d'elles a été rapportée de Shetland par Couthey 1.

Nous conservons, au Musée de Louvain, la tête qui a été rapportée par Castelnau de son voyage aux Indes orientales, et que nous avons décrite sous le nom de Ziphius indicus.

A Gôtheborg, on conserve au Musée le squelette de l'animal qui a échoué, en 1867, à Bohuslän.

Le Musée de Stockholm renferme le squelette complet de l'animal qui est venu à la côte, en 1872, dans le voisinage de Marstrand (Suède).

Nous avons vu deux têtes de cette espèce dans les galeries du Musée de Saint-Pétersbourg, toutes les deux de l'océan Pacifique.

À Charleston on conserve le squelette de l’animal qui a été décrit sous le nom de Hyperoodon semi-junctus, Cope 2.

* Turner, On Ziphius cavirostris, TRANSACTIONS ROY. SOCIETY, Édimbourg, 1. XX VI, p. 750.

? Proc. Acad. Sc. Philadelphie, 1865 et 1869.

Au Musée de Washington on voit aujourd’hui une tête de cette espèce rapportée de l’ile de Behring, par Stejneger.

On conserve également un squelette de cette espèce au Musée de Buenos-Ayres. Le savant directeur Burmeister en a donné une description.

A Christchurch, Canterbury Muséum (Nouvelle-Zélande), on conserve le squelette de l'animal décrit par Jul. von Haast.

Nous avons vu au Muséum de Paris un rostre de Ziphioïde fossile des côtes de Patagonie.

On voit enfin au Musée du Collège royal des chirurgiens à Londres un squelette de Ziphius de la Nouvelle-Zélande.

DESSINS

Risso a figuré ce Ziphius dans son Hist. nat. de l'Europe méridionale, vol. HE, pl. IH, fig. 3, sous le nom de Dauphin de Desmarest.

L'animal entier est également représenté par Anast. Cocco dans les Archives de Troschel, 1846, pl. IV, d’après une femelle capturée dans le détroit de Messine.

On voit également un dessin de cet animal dans la Revue de Zoologie, 1842, pl. I.

Nous possédons aussi de bons dessins des Ziphius capturés sur les côtes de l'Amérique méridionale et de la Nouvelle- Zélande ; Burmeister a représenté l’animal complet et a figuré les principaux viscères ; James Hector a publié un bon dessin de la tête, de la mandibule et des dents.

Dans les Transact. de New-Zealand Institut, vol. V, Jul. von Haast a publié la figure d’une femelle de 19 pieds, échouée près de New-Brighton (Nouvelle-Zélande).

Dans lAlustrated London News, vol. I, 1867, p.97, figure un Ziphius observé dans le détroit de Bass.

Indépendamment de l'animal, les diverses parties du sque- Jette ont été dessinées sur les lieux d’après des individus capturés dans les eaux de nos antipodes.

La planche XXII, fig. 4-11 de notre Ostéographie, représente la colonne vertébrale, le sternum ; planche XXI, les crânes des Aresquiès, de Buenos-Avres, de Lanton (Gironde), de Fos (Bouches-du-Rhône), de Corse, du cap de Bonne-Espérance, de la mer des Indes.

Nous avons figuré le crâne du Ziphius capturé par Castelnau, la dent, la caisse tympanique en place et isolée, dans les Memoires de l’Académie royale de Belgique, coll. in-8°, t. XVI.

Gervais a figuré les dents du maxillaire supérieur dans sa Zool. et paléont. franç., planche XXXIX, et planche XXI de l'Ostéographie.

Jul. von Haast a figuré le squelette et le crâne d'un animal de la Nouvelle-Zélande.

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