BALEINE DES BASQUES
(BALÆNA BISCAYENSIS),.
LITTÉRATURE
Du Hamel du Monceau, Zraité général des pêches. Paris, 1769. Lacepède, Histoire naturelle des Cétacés. Paris, l’an XII de la république.
P. Camper, Observalions anatomiques sur la structure intérieure de plusieurs espèces de Cétacés. Paris, 1820.
Eschricht, Sur une nouvelle méthode de l’étude des Cétacés, COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE Paris, 12 juillet 1858.
Eschricht, Sur les Baleines franches du golfe de Biscaye, COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE Pauis, 1860, p. 924.
Eschricht, Recherches sur la distribution des Cétacès dans les mers boréales, ANNALES DES SCIENCES NATURELLES, À 864, t. 1, p. 201.
P.-J. Van Beneden, ÂVotice sur la découverte d’un os de Baleine, à Furnes, BULLETIN DE L'ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE, 2° série., t. XXII, n° 1, 1867.
Fischer, Documents pour servir à l’histoire de la Baleine des Basques, ANNALES DES SCIENCES NATURELLES, A871.
Capellini, Della Balena di Taranto. Bologna, 1877.
Francesco Gasco, /ntorno alla Balena presa in Taranto nel Febbraio 1877 (Sunto dell’ Autore), RENDICONTO DELLA REALE ACCADEMIA DELLE
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P.-J. Van Beneden, Un mot sur une Baleine capturée dans la Méditerranée, BULLETIN DE L’ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE, t. XLIIF, 1877.
Fr. Gasco, La Balæna (macleayius) australiensis du Musée de Paris, comparée à la Balæna biscayensis de l’Université de Naples, Compres RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE Paris, 9 septembre 1878.
P.-J. Van Beneden et Gervais, Ostéographie des Célacés vivants et fossiles. Paris, 1868-1879.
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P.-J. Van Beneden, Sur la Baleine de Charleston, BULLETIN DE L'ACAD. ROY. DE BELGIQUE, mai 1880.
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Southwell, On the Occurrence of the Atlantic Right Whale, on the
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P.-J. Van Beneden, Vote sur des ossements de la Baleine de Biscaye au Musée de la Rochelle, BULLETIN DE L'ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE, 5e sér., t. IV, novembre 14882.
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Guldberg, Sur la présence aux temps anciens et modernes de la Baleine de Biscaye, BULLET. DE L’ACAD. ROY. DE BELGIQUE, 1884.
Southwell, Balæna biscayensis on the East coast of Scotland, Trans. Norr. AND Norw. nar. soc., vol. III, p. 228; Foruann Soc. sc. CmRis- TIANIA, DL.
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HISTORIQUE
Au XIe siècle les Islandais se livraient déjà à la pêche de la Baleine et ils distinguaient parfaitement celle qui hante les régions tempérées, c’est-à-dire l'Atlantique septentrionale et la mer du Nord, de celle qui ne quitte point les glaces polaires et qui ne vient, par conséquent, jamais dans les eaux de l'Islande. A la première, disaient-1ls avec raison, s'attachent des coquillages (des Cirripèdes du genre Coronule) sur la peau de la tête et sur les nageoires; à la seconde ne s’attachent jamais de ces coquillages et la peau est toujours lisse et parfaitement unie.
Au IXe siècle, dit M. Guldberg, Orasasius parle déjà de la pèche de Baleines qui se pratiquait régulièrement sur les côtes septentrionales de Norwège et qui devait avoir pour objet l'espèce qui nous occupe. Au XIIE siècle (12092) on fait mention de fanons de Baleine; c'était un panache de fanons de Baleine qui ombrageait le casque du comte de Boulogne à la bataille de Bouvignes!. On ne connaissait pas encore la Baleine franche à cette époque. |
Rondelet, le premier, fait mention d’un animal de 23 mètres de long qui portait des Coronules sur la tête : c’est évidemment la Baleine de Biscaye. Paul Gervais a reproduit ce passage de Rondelet dans les Comptes Rendus de l'Académie des sciences de Paris, séance du 5 juin 1871.
Dans son Historia animalium in Scotia, Rob. Sibbaldo parle de la Baleine, The Common Whale, qui ne peut être également que la Balæna biscayensis. I s'exprime ainsi : Prope Leogum insulam tanta capitur Balænarum copia, ut aliquando (uti seniores narrant) viginti septem, partim prægnantes, partim minuseulæ, decimarum nomine sacerdotibus sint exhibitæ 2.
1 ANT. DESMOULINS, art. Cétacés, Dictionnaire classique, vol. IN, p. 416, 1825; LEssow, Histoire naturelle des Célacés, œuvres complètes de Buffon, complément, p. 455. Paris, 1898.
= Ros. Siggazno, Scotia illustrata…., in-fol. Edinburgi, 1584.
Du Hamel du Monceau, en écrivant son Traité général des pêches, n’ignorait pas qu’il existe, outre la Baleine du Groënland, une Baleine que les baleiniers français appellent Sarde et les Hollandais Nord-Caper ; que la Baleine du Groënland est plus grande, qu'elle a plus de lard, qu’elle est moins farouche et plus facile à capturer. Du Hamel fait mention d’un usage établi parmi les baleiniers qui vont au Spitzherg, de se dédommager sur les Sardes, quand la pêche des grasses Baleines n’a pas été heureuse.
Il est à remarquer que Du Hamel ne faisait pas de distinction entre les Balénoptères et les Baleines; il parle d’une Baleine de 72 pieds, échouée dans la baie de la Somme, au cap du Hardel, et qui s'était nourrie de poissons. On sait positivement aujourd'hui que les Baleines véritables ne mangent pas de poisson, et l'animal de 72 pieds, dont il est question ici, ne pouvait être qu'une Balénoptère, sans doute la Balænoptera Sibbaldii où plus probablement la Musculus. Les deux autres espèces n’attergnent pas une aussi grande taille.
Frédéric Martens, chirurgien hambourgeois, dans son Voyage au Spitzberg, imprimé en 1671, avait déjà dit que les Baleines qui se prennent près du Cap nord, et qu’il désigne sous le nom de Nord-Caper, ne sont pas aussi grasses, qu’elles donnent moins de lard et sont plus dangereuses à capturer.
Cette même Baleine était connue de Lacepède, qui adopte le nom de Nord-Caper donné par les baleiniers hollandais, et il reproduit, comme nous le verrons plus loin, un dessin de Bachstrom. Toutefois Lacepède la confond comme Du Hamel avee les Balénoptères, puisqu'il annonce qu’on a trouvé leur estomac plein de poissons; quant à la Baleine prise, d’après lui, sur la côte de la Corse, on ne peut plus rejeter cette assertion, depuis que nous en avons vu une se perdre dans le golfe de Tarente. Lacepède admet avec tous les baleiniers une Baleine au nord et une autre au sud qui est nommée Sarde par les Français, Nord-Caper par les Hollandais, dit-il, parce qu’on la trouvait sans doute jusqu’au Cap nord.
Ce nom de Nord-Caper a ensuite été appliqué non seulement
à différentes Balénoptères, mais même au Cachalot. Fr. Martens dit avec raison que ce nom ne devaits’appliquer qu’à une Baleine différente de celle qu’on péchait au Spitzberg et qu’on rencontrait au Cap nord, soit en allant soit en revenant du Spitzherg.
Pierre Camper connaissait fort bien ces deux espèces de Baleines : il est fort explicite à ce sujet, puisqu’en parlant de la Baleine franche il dit : Ces animaux restent confinés aux latitudes presque inaccessibles des pôles; ils vivent en société sur les côtes du Groënland, aux environs du Spitzberg, dans la baie de Hudson et par toute l'étendue de la mer glaciale.
Dans un autre endroit, où il met en opposition la Baleine franche avec la Baleine sarde ou le Nord-Caper, Pierre Camper fait cette observation : La première espèce est confinée au voisinage des pôles, la seconde paraît s'approcher moins des hautes latitudes ; elle fréquente les mers boréales, les rivages de l'Écosse, de l'Islande, de la Norwège et les bords de la mer glaciale, depuis le Cap nord jusqu’aux terres arctiques.
Le savant naturaliste hollandais était bien renseigné et ses successeurs ont eu tort de ne pas le croire sur parole.
On comprend fort bien comment de nombreuses erreurs se sont ainsi introduites dans la science et comment il se fait que Pierre Camper connaissait mieux ces animaux que Cuvier. Le grand naturaliste du Muséum s’est laissé induire en erreur par Scoresby, baleinier anglais, qui a écrit un livre remarquable sur la pêche de la Baleine franche. A l’époque où Scoresby a commencé cette pêche, la Baleine dite Nord-Caper était, pour ainsi dire, exterminée, et il n’en a naturellement pas rencontré sur son passage, en se rendant à la grande pêche. Scoresby ne fait connaître que ce qu’il a vu et Cuvier a une confiance entière dans ses assertions, confiance du reste entièrement justifiée. Cuvier ne connaissant de notre hémisphère que la seule tête de Baleine qui se trouvait à Londres et le Muséum de Paris, ne possédant que le squelette de Baleine rapporté par De la Lande du Cap de Bonne-Espérance, le grand
naturaliste ne put admettre le Nord-Caper comme espèce distincte, et le nom fut tour à tour attribué à tous les grands Cétacés du nord de l'Atlantique.
La Baleine pêchée dans le golfe de Gascogne, la Manche et la Mer du Nord était précisément celle dont il n’existait ni tête ni Os séparés dans les Musées, à l’époque où Cuvier a écrit ses Recherches sur les ossements fossiles.
Aux yeux de Cuvier, la grande Baleine du Nord était un animal qui avait fui devant les pêcheurs et pour la rencontrer, il fallait se rendre, disait-il, jusqu'au milieu des glaces du Spitzherg et du Groënland.
Fréd. Cuvier, qui n’a su distinguer les Baleines, même celles dont le squelette est conservé au Muséum, rapporte le nom de Nord-Caper à une Balénoptère.
L'opinion de Cuvier a prévalu jusqu’au jour où Eschricht a démontré que le Nord-Caper était une espèce différente de celle qui ne quitte Jamais les glaces polaires, la même que les Basques chassaient depuis le IX° siècle sur leurs côtes, dans la mer du Nord et dans l'Atlantique jusqu’au Cap nord. Le Nord-Caper est bien la Baleine chassée régulièrement par les Basques et Eschricht a eu raison de lui donner le nom de Balæna biscayensis, qui à été adopté par tous les naturalistes.
Toutes les observations faites depuis ont confirmé l'opinion du savant cétologue de Copenhague.
Une dizaine d'années avant sa mort, Eschricht apprend, accidentellement (c'était en 1854), qu'une Baleine, accompagnée de son baleineau, venait de visiter le golfe de Gascogne et que ce dernier était capturé par des pêcheurs. Il fait immédiatement ses préparatifs pour aller étudier le squelette du baleineau qui était conservé à Pampelune. En passant à Paris, il y fait une lecture à l’Institut sur cette capture; il espère obtenir sur les lieux des renseignements sur les côtes que fréquentait autrefois cette Baleine et il revient d'Espagne avec la certitude que la Baleine des Basques est, comme il l'avait soupçonné, toute différente de la Baleine franche. Depuis
lors d’autres captures ont été faites et ont pleinement confirmé les déterminations d'Eschricht 1.
Pour éclaircir plus complètement encore l’histoire de la Baleine des Basques, Eschricht avait écrit un questionnaire (Soc. Linn., Bordeaux, 1° juin 1854) pour savoir si, en certaines saisons, on ne trouvait pas dans le golfe de Biscaye certains mollusques Ptéropodes ou d’autres mollusques de petite taille ou des Crustacés des rangs inférieurs c’est-à-dire une pâture quelconque semblable au Manger des Baleines. Il recommande de conserver avec soin les coquilles des Coronules ou des Tubicinelles, si on en découvre sur la plage; ces Cirripèdes pouvant servir à distinguer les espèces de cétacés qui les ont hébergés, dit-il. Il demande dans ce même questionnaire si ce sont des Marsouins ou des Dauphins qu’on rencontre dans la baie d'Arcachon.
Le D' Fischer a répondu à cette dernière question que ce sont des Dauphins qui pénètrent dans cette baie et le professeur Mariano de la Paz Graells a répondu à la première en publiant en 1870 une Exploration scientifique des côtes d'Espagne, dans laquelle 11 fait mention de diverses observa-
! Dans une lettre datée de Copenhague, 51 mars 185$, Eschricht m'informe de son départ pour Louvain et du but principal de son voyage qui estl'Espagne* le but principal, dit-il, c’est Pampelona, ou j'espère trouver le Squelette dont l'étude décidera de ma théorie de la division et de la distribution des vraies Bateines. À son retour d’Espagne il m'écrit de Copenhague (2 septembre 1858): Le squelette du baleineau n'est pas proprement un squelette, puisque je n'y ai trouvé qu’un AMAS LOS SÉPARÉS, qui en parlie ne pourraient Jamais être unis de manière à en furmer un SQUELETTE MONTÉ, SURTOUT QUANT AUX DOIGTS; CEPENDANT JE SUIS PABVENU A Y TROUVER lous les os de la téte, de les mettre en Grdre, de sorte que les formes de la jeune Baleine se sont bien destinées au point de pouvoir déterminer l'espèce. Ma satisfaction a élé parfaite. C'est en effet une Baleine franche, appartenant au groupe de mes Niobe-Mesobaleines ou comment les appellerais-je ? Mais ensuite c’est evidemment une espèce différente de la Baleine du Cap et de la Japonica ; c'est donc une espèce nouvelle pour les Zoologistes (mais point du tout pour les anciens Islandais), c'est la Baleine « Sletbaker » ou BaLæxa BISCAYENSIS.
tions qui se rapportent à l’époque de la grande pêche de cet animal. Il cite, entre autres, un registre conservé à Lequitio dans lequel on fait mention du nombre de Baleines que les pêcheurs de la localité ont capturées pendant une partie du XVIe et du XVIT siècle. En général, ils en prenaient deux ou trois, dit le professeur de Madrid, et il fait remarquer que leur apparition avait lieu le plus souvent en janvier et février.
En 1871, le Dr Fischer publie dans les Annales des sciences naturelles un article d’un haut intérêt sous le titre : Documents pour servir à l'histoire de la Baleine des Basques.
Du temps de Rondelet, cette Baleine était encore assez commune sur la côte de Bayonne, dit le D' Fischer. Lorsque les Basques eurent détruit les Baleines, qui arrivaient en hiver dans leurs parages, ils cinglèrent vers l’ouest et atteignirent en 4372 le banc de Terre-Neuve. Ils y trouvèrent la Baleine en abondance et la crurent différente de celle du golfe de Gascogne; ils imposèrent à celle-ci le nom de Baleine de la grande Baie. Celle de Terre Neuve ils la nommèrent Sardaco baleac, Baleine de troupe.
Nous supposons que la Baleine de la grande Baie était le Mysticetus, qui, à cette époque, descendait peut-être jusqu’au golfe St-Laurent au milieu des glaces. En dehors du Mysticetus, le Dr Fischer croit à l'existence de deux espèces dans les régions tempérées de PAtlantique.
Le professeur Cope a publié À Brief Account of the osteological characters of a species of Whale-bone Whale, the Black Whale of our coast, dit-il, dans les Proceedings of the Academy of natural Sciences of Philadelphia, for 1865. Il a rapporté le squelette de ce Cétacé, capturé sur les côtes des États-Unis d'Amérique, à une espèce nouvelle qu'il a appelée Balæna cisarctica. Le savant professeur de Philadelphie ajoute toutefois : This species may readily occur on the European coast; and is no doubt allied to or the same as the species pursued by the Biscayan Whalers.
Une Baleine est capturée en 1877 dans le golfe de Tarente; un naturaliste éminent supposait que c'était une Baleine venue
de l’autre hémisphère, mais je n’hésitais pas à dire que c'était, au contraire, la Baleine des régions tempérées, la même qu’'Eschricht avait appelée Balæna biscayensis et qui, au lieu de se rendre dans le golfe de Gascogne, comme elle le faisait périodiquement autrefois, était allée se perdre dans la Méditerranée. Deux mémoires intéressants ont été publiés sur cet animal, lun du professeur Capellini, l’autre du professeur Gasco, et ce dernier a confirmé mes suppositions, à la suite d’un voyage fait exprès à Copenhague pour y étudier sur place le squelette du baleineau de Pampelune.
Le savant professeur de Gênes a fait également une étude comparative des caisses tympaniques conservées aux Musées de Paris, de Londres, de Copenhague et de Louvain, et cette étude l’a conduit au même résultat.
Au mois de mai 1880 nous avons signalé à l’Académie royale de Belgique ! lexistence d’une Baleine de 50 pieds qui venait d’échouer sur les côtes de Charleston, État de la Caroline du Sud; nous disions que cette Baleine devait être de la même espèce que celle qui était venue se perdre dans la Méditerranée en 1877. C’est par un journal illustré, Harper's Weekly Journal of civilisation, publié à New-York, que nous avions été informé de cette capture.
Le docteur J.-B. Holder, Curateur du Museum de Zoologie à New-York, a confirmé cette opinion quelques mois après, dans une publication intéressante où il fait mention en même temps d’autres squelettes de la même espèce qui sont conservés aux États-Unis. Nous voyons, en effet, dans l'American Museum of natural history ?, qu'il y est fait mention du squelette de divers individus qui ont été capturés sur les côtes Est de ce pays. Les squelettes de chacune de ces captures, au nombre de cinq, ont été conservés, à l'exception de celui de animal qui est venu à la côte de New-Jersey.
! Bullelin, …. 2e série, t. XLIX, p. 515, séance de mai 1880. = J.-B. Hoover, The Atlantic Right Whales, BULLETIN OF THE AMERICAN MUSEUM OF NATURAL HISTORY (Central Park), New-York, 1885.