PREMIER SOUS-GENRE, AMANITA
Noms vulgaires : Oronge vraie, Jaune d’œuf, Dorade, d’Orgne, Roumanel, Jaseron, Doumergal, Ounégal, etc,
Scop., Fl. Garn., 419; Micli., Nov. Gen., t. 67, fig. 1; Paul, Champ., t. 159; Roq., Plnjt. med., t. 13, fig, 1,2; Pers., Champ, coin., t. 1 ; DG., Fl. Fr., 562; Krorabh., Schw., t. 8; A. aurantiacus, Bull., t. 120; Yittad, Fung. Many., t. 1 ; Gord., Champ. Franc., p. 4; Fr. Epie., p. 2.
Chapeau de forme presque plane, orbiculaire, large de 8 à 12 centimètres, à bords striés, souvent incisés, se recourbant en dessous; presque jamais tachetés de verrues. Feuillets larges, épais, inégaux, toujours de couleur jaune d’œuf, très adhérents au chapeau; écartés; leur extrémité centrale n’arrive pas au pédi— celle (planche I, fig. 1). L’Oronge, quand elle est jeune, est renfermée dans une bourse plus ou moins ronde et blanche, qui lui donne l’apparence d’un œuf (planche III, fig. 9); à la maturité la bourse se déchire, une partie reste à la base du pédicelle, qui est jaune en dehors, blanc en dedans, lisse, long de 4 à 12 centimètres, plein, bulbeux, pourvu d’un anneau, jaune, large, renversé. Août, septembre, dans le midi et près Paris, à Verrières et aux Essarts-le-Roi. — C’est un manger délicat.
(PI. III, fig. A, tissu hyménial.)
Amanite rougeâtre, Amanita rubescens, planche III, fig. 10.
Amanite vineuse, le Rougeâtre, le Verruqueux.
Syn. : Pers., Syn., p. 13; Paul., t. 161; Ag. verrucosus, Bull., t. 316: Krombk., t. 10; Schæff., t. 91 et 261; Quelet, p. 30; Fr. Epie,, p. 23; Letell, p. 667 ; Cord., p. 4, t. 1 .
Chapeau d’abord convexe, puis presque plan, large de 6 à 10 centimètres, d’un rouge vineux, plus coloré au centre du chapeau, à peine strié sur les bords, parsemés de squames d’un blanc rougeâtre. Feuillets larges, nombreux, droits, inégaux; les plus courts, coupé assez brusquement, se terminent en s’arrondissant. Récurrents par une strie au sommet. Pédicelle long de 6 à 12 centimètres, ordinairement fistuleux, couvert dans sa longueur de petites peluchures; pourvu à son sommet d’un anneau blanc, large et finement strié, conserve dans sa jeunesse l’empreinte des feuillets, bulbeux à la base et peluchés. Spores rondes, blanches, fuligineuses (fig. C). Odeur nulle, saveur un peu fade. Été, automne, dans les parties découvertes des bois. — Bon comestible.
Amanite ovoïde, Amanita ovoidea, ovoideus, planche IV, fig. 11.
Oronge blanche, Boulé, Coucoumelle blanche, Coquemelle.
DG., Fl. Fr. suppl., p. 53; Vittad, t. 2, Amanita alba; Pers., Champ., p. 177; Fr. Epie., p. 3; Ovoideus canclidus; Bull.
Chapeau orbiculairc, presque plan, lisse, dépourvu desquames, à bords saillants infléchis non striés, auxquels sont souvent suspendus des débris de l’anneau,, large de 8 à 10 centimètres.
Lames blanches, saillantes, adnées, puis atténuées et comme coupées brusquement. Péclicelle long de 6 à. 10 centimètres, plein, ferme, cylindrique, à peine renflé à sa base, et tomenteux. Son anneau est peu consistant, la volve est grande, mince. Très commune dans les bois en août, septembre et octobre en Auvergne. Son odeur est faible, sa chair épaisse, ferme, d’un goût très agréable. Malheureusement on peut la confondre avec l’Agaric bulbeux, qui est vénéneux. Je conseille de ne pas la cueillir.
D. tissu hyménial, spores.
Amanite pomme de pin, Amanita strobiliformis, planche IV, fig. 12.
Vittad, t. 9 ; Paul., Champ., t. 162, fig. 1 ; Bull., t. 593; Berkl., Oui/., t. 3, fig. 2 ; Fr. Epie. , p. 7.
Chapeau hémisphérique puis plan, chargé de verrues serrées, longues, anguleuses, blanches, puis grisâtres; chair blanche, compacte, à odeur et saveur agréables. Lamelles libres et arrondies, décurrentes par une courte strie. Pédicelle gros, solide, floconneux, pourvu dans le jeune âge d’un anneau fugace, renflé en bulbe à sa base, où il est marqué d’un sillon circulaire. Spores grandes, ovales, sphériques (fig. E). Automne, à Fontainebleau, Chantilly, Saint-Germain. — Vénéneux.
Amanite déchirée, Amanita recutita, planche IV, fig. 13.
Fr. Epie., p. 7; Acj. bulbosus, Bull., t. 577.
Chapeau compact, convexe plan, gris fuligineux, couvert d’écailles larges mucronées, marge lisse, .pellicule séparable, chair blanche, humide, à odeur vireuse. Lamelles larges, blanches, libres, décurrentes par une strie. Pédicelle plein, solide, court, atténué vers le haut; anneau blanc membraneux; volva à limbe libre, aigu, ne dépassant pas le bulbe. Spores globuleuses (fig. E). Eté, automne, dans les bois de pins de préférence. Chantilly, Rambouillet, Meudon. — Vénéneux.