DEUXIÈME PARTIE
Dans le premier chapitre de la deuxième partie, essentiellement consacré aux données chimiques, je montre comment la nature opère ses diverses transformations. Après quelques observations sur les Champignons comestibles et vénéneux, et les influences que ces cryptogames exercent sur l’homme et les animaux, j’indique un moyen presque infaillible de remédier aux accidents produits par ces poisons redoutables et redoutés : moyen que j’ai eu l’occasion d’expérimenter souvent sur les animaux.
Les chapitres cinq, six, sept, sont réservés à la culture des Champignons, qui a pris de nos jours un immense développement. Presque toutes les carrières et les catacombes de Paris renferment des couches artificielles de Champignons qu’on exporte en partie au Havre et dans le centre de la France ; exemple remarquable et peut-être unique d’une substance alimentaire qui sort de Paris au lieu d’y être apportée. Après avoir indiqué pour différents pays la manière de construire les couches à l’air libre et dans les caves, j’ai montré comment on prépare le fumier, puis j’ai dessiné une planche spéciale, afin que l’on comprît bien les diverses phases de ces opérations (voyez planche LXXV, fig. 406 à 411). Ce simple exposé prouvera que j’ai cherché à faire un livre utile et à la portée de tous. Je l’ai soumis du reste au jugement de M. Ad. Ciiatin, professeur de botanique, directeur de l’Ecole de pharmacie et
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
membre de l’Institut, dont les bienveillants conseils et les excellents encouragements ne m’ont jamais fait défaut ; et je croirai avoir atteint mon but, si je parviens à rendre moins fréquentes les méprises, à éviter les empoisonnements, et à faire adopter comme alimentaires un grand nombre d’espèces réputées dangereuses.
Noisij-le-Sec, près Paris , décembre 488 5.