B. TUNIQUE INTERNE
Les parois internes de la cavité générale du corps des Coralliaires et des prolongements de cette cavité dans les organes appendiculaires sont entièrement tapissées par une tunique membraneuse distincte. La présence de cette tunique paraît être constante dans les animaux de cette classe. Elle se compose d’une couche de petites granulations qui repose immédiatement sur la tunique musculaire, et d’un épithélium vibratile mince. Cet épithélium est formé dans le Cérianthe et les Actinies, de très-petites cellules polygonales assez solidement ‘unies entre elles.
La couche épithélique de cette tunique muqueuse est susceptible d’éprouver des modifications organiques analogues à celles qui amènent à la surface extérieure du corps la production du sclérenchyme épidermique. Il en résulte que dans quelques Coralliaires le polypier occupe toute l'épaisseur de la portion basilaire du corps, et sa cavité se remplit peu à peu de lamelles superposées, dont la réunion constitue une masse vésiculaire comparable à l’exothèque et désignée par nous sous le nom
(1) Silliman, in Dana, Exploring expedition. Zoophytes, p.712, 1846.
(2) Phiosophical transactions, 1799, p. 317.
(3) Analyse comparée des os de l’homme avec ceux des différents animaux. Annales de chimie, t. XXXIV, p. 68.
d’endothèque (1). Mais en général la tunique interne conserve sa mollesse et sa forme primitive dans la plus grande partie de son étendue et tapisse l’intérieur du polypier.