‹ Histoire naturelle des coralliaires, ou polypes proprement dits;Chapitre 25 sur 337 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

CLASSIFICATION DES CORALLIATRES.

La classe des Coralliaires, réduite à ses limites naturelles (!), se compose, comme nous l'avons déjà dit, des Animaux Radiaires qui réunissent les caractères suivants :

1° Une bouche centrale entourée de tentacules, et point d’aaus proprement di;

2° Le corps creusé d’un seul système de cavités dont toutes les parties communiquent librement entre elles et avec le dehors ; |

3° Enfin es organes de la génération situés à l'intérieur et logés dans la cavité générale.

Ces animaux sont tous aquatiques et n’ont été rencontrés jusqu'ici que dans les eaux de la mer. [ls éprouvent des métamorphoses dans le jeune âge et naissent sous la forme de larves à corps ovoïde, garni de cils vibratiles. Ils sont alors doués de facultés locomotrices plus ou moins étendues; mais lorsqu'ils arrivent à la seconde période de leur existence et qu'ils revêtent la forme typique de leur classe, ils ne tardent pas à se fixer sur les corps étrangers, auxquels ils restent presque toujours adhérents par leur base. À l’état adulte ils n’ont jamais d'appareil spécial de locomotion, et ils sont constitués essentiellement pour la vie sédentaire.

Cette classe appartient au sous-embranchement des Zoophytes Radiaires et fait partie de la grande division des Cælentérés (?). Par leur forme extérieure, les Coralliaires ressemblent beaucoup aux Hydraires et aux Médusaires, lorsque ceux-ci sont

(1) Voyez ci-dessus, pages 1 et suivantes.

(2) Voyez ci-dessus, page 3.

à l'état de polypes, et constituent les êtres connus sous le nom de Sertulariens. Mais ils s’en distinguent par l'existence d’un tube stomacal suspendu dans la cavité générale du corps, de lames mésentéroïdes qui divisent le pourtour de cette cavité en loges verticales, et par la présence d'organes spéciaux de reproduction. sexuelle. Enfin ils différent des Médusaires parvenus à leur état typique et des Siphonophores qui sont pourvus, comme eux, d'organes sexuels distincts, par la position de ces organes, lesquels sont extérieurs dans ces deux groupes, tandis que dans la classe dont nous faisons ici l'histoire, ils sont logés dans la cavilé générale du corps et y versent leurs produits au lieu de les évacuer directement au dehors.

On doit distinguer deux formes secondaires principales dérivées du type Coralliaire : l’une de ces formes est prédominante et pour ainsi dire normale dans la classe; l’autre n’a que peu de représentants et caractérise un groupe satellite ou aberran!.

Le premier de ces deux modes d'organisation est commun aux Zoanthaires et aux Alcyonaires ; le second est propre aux Lucernaires. Nous diviserons donc la classe des Coralliaires en deux sous-classes, que l’on peut nommer et caractériser de la manière suivante : :

‘tubulaires, di posés en couronne et communiquant librement avec in loumanes

CoRALLIAIRES ayant les chambre viscérale.

tentacules non tubulaires, disposés par groupes

isolés, et ne communiquant pas li- PODAGTINIAIRES « brement avec la chambre viscérale.

Page 1