INTRODUCTION. V
Grèce, dans l'Asie, etc., et sut profiter de cette circonstance heureuse pour recueillir de grandes richesses scientifiques, qu'il publia ensuite, soit dans ses ouvrages sur les animaux aquatiques ou sur lesoiïseaux , soit dans la relation de ses voyages. Son livre de Aquatilibus , imprimé en 1553, et traduit en français deux ans après, renferme des figures grossières, mais cependant reconnaissables, de douze espèces de Crustacés, à la plupart desquels sont rapportés, avec plus ou moins de bonheur, lesnoms don nés par les anciens, plus spécialement par Aristote, à celles dontilavait faitmention. A ces planches, gravées sur bois, Belon a ajouté aussi les noms vulgaires employés tant en France qu’en Italie, et quelques détails sur les formes, les mœurs ou les usages de ces animaux, mais sans les décrire et sans indiquer les caractères à l’aide desquels on peut les distinguer. Les espèces qu'il a le mieux représentées sont la Squille mante, qu’il nomme Cigale de mer, la Langouste, le Homard, l'Écrevisse et le Scyllare ; on reconnaît aussi les figures d’un Palémon, de la Telpheuse ou Cancre de rivière, du Maïa squinade, etc.
RonveLer, professeur d'anatomie à Montpellier, et contemporain de Belon, consacra aussi à l'histoire des Crustacés une partie de son livre sur les Poissons, publié en 1554 et 55. Les figures qui ornent cet ouvrage sont gravées en bois comme celles de Belon, mais elles sont beaucoup plus exactes, et donnent en général une idée assez pré-