INTRODUCTION. IX
guins chez les animaux que l’on rangeait parmi les Exsangues, parce qu'ils n'ont pas de sang rouge semblable à celui de l’homme; il fit aussi plusieurs autres remarques importantes ;: mais la science n’en profita pas de suite, car lors de sa mort, en 1680, ses principaux écrits étaient encore manuscrits, et peut-être auraïient-ils été perdus si le célèbre médecin hollandais Boerhave n’eût généreusement consacré une partie de ses richesses à la publication des ouvrages qu'il jugeait devoir être les plus utiles; le vaste recueil d'observations de Swammerdam, sur l'anatomie des Insectes, etc. , fut de ce nombre, et vit le jour er 1737 et 38 (1).
Un médecin anglais, Willis, fit vers la même époque des recherches semblables sur l'Écrevisse commune, et, comme elles parurent long-temps avant celles de Swammerdam , il a également le mérite de la découverte pour plusieurs points qu'il a signalés , aussi bien que son devancier, à l’attention des anatomistes (2). Enfin, un autre médecin, Porzio ou Portius, de Naples, étudia avec plus de soin qu'on ne l'avait fait encore l'appareil de la génération chez le Homard (3).
Pendant la première moitié du dix-huitième
(:) Biblia naturæ. 2 vol. in-fol. latin et hollandais, 1737 et 1538 ; traduit en francais daus la Collection académique, partie étrangere htsiV
(2) De Anima brutorum. Oxford , 1652.
(3) Observations sur les parties de la génération des Ecrevisses d'eau douce, — Collection académique, t, IV,