DIPTÈRES
des bourdons. A la place de la bouche, ils n’offrent que trois tubercules, ou de faibles rudiments de la trompe et des palpes. Leurs antennes sont très-courtes et terminées par une palette
arrondie, portant une soie simple. Leurs ailes sont écartées; les cuillerons sont grands, et cachent les balanciers; les tarses sont terminés par deux crochets et deux pelotes.
On trouve rarement ces insectes à l’état parfait, le temps de leur apparition étant très-borné. Ils déposent leurs œufs sur le corps de plusieurs quadrupèdes herbivores, tels que le bœuf, le cheval, l’âne, le renne, le cerf, le chameau, le mouton, le lièvre même, qui paraissent tous craindre singulièrement l’insecte, lorsqu’il cherche 5 faire sa ponte. Chaque espèce d’œstre est ordinairement parasite d’une même espèce de mammifère, et choisit, pour placer ses œufs, la partie du corps qui convient le mieux à ses larves, soit qu’elles doivent, y rester, soit qu’elles doivent passer de là dans un endroit plus favorable à leur développement. C’est ainsi que l’œstre «lu bœuf ( fig . 904) dépose ses œufs, un à un, sous le cuir des bœufs et des vaches âgés de deux ou trois ans
Fig. 904. — (Kstride du bœuf.
Pig. 905. — Œstride de la brebis.
au plus, et les mieux portants. Il s’y forme des bosses ou des tumeurs, dont le pus intérieur alimente la larve. Les chevaux y sont aussi sujets. L'œstre «lu cheval dépose ses œufs, sans presque se poser, se balançant dans l’air et par intervalles, sur la partie interne de ses jambes et sur les côtés de ses épaules, où la bouche du cheval va les prendre, pour leur ouvrir la roule de l’estomac.
LES INSECTES
L œstre iiémorriioidai place les siens sur les lèvres mêmes du cheval, d où ses larves parviennent, ainsi que les précédentes, dans 1 estomac de 1 animal, où elles vivent de l’humeur sécrétée pai sa membrane interne. L’œstre <iu mouton ( ftg . 905) place ses œnfs sur le bord interne des narines de ce quadrupède, qui s’agite aloi s et luit la tête baissée. La larve s’insinue dans les sinus maxillaiies cl frontaux, se fixe à la membrane qui les tapisse, au moyen de deux forts crochets dont sa bouche est armée, et y reste depuis le mois de juin ou de juillet jusqu’au mois d’avril de l’année suivante. Lorsqu il se trouve plusieurs larves dans les sinus d:un mouton, 1 animal peut tomber frappé de vertige. Lorsque toutes ces larves ont acquis leur dernier accroissement, elles quittent lcui demeure, par une des voies naturelles du quadrupède, se laissent tomber ù terre et s’y cachent pour se transformer en nymphe sous leur propre peau, ainsi que le font les diptères de la même famille (celle des athéricères).