ORDRE DES ANOPEOURES, OU DES PARASITES
Les insectes de cet ordre vivent tous à la surface du corps des animaux ; ils ont six pieds comme tous les vrais insectes et sont complètement aptères, ainsi que les aplianiptères et les thysanoures; ils n’ont que deux ou quatre petits yeux lisses ; leur bouche est en grande partie intérieure et ne présente au dehors qu’un museau ou mamelon avancé, renfermant un suçoir rétraetileq-ou-deux lèvres rapprochées avec deux mandibules en forme de crochets. Us ne subissent aucune métamorphose.
C’est dans cet ordre que l’on trouve le genre des pou x (Pediculus de G.). Ils ont le corps aplati, presque transparent, distinct de la tête, et composé de 9 à 10 anneaux, dont les trois antérieurs, appartenant au thorax, portent les trois paires de pattes ; les stigmates sont très-distincts. Ils ont pour bouche un mamelon très-petit, tubulaire, situé a l’extrémité antérieure de la tête et renfermant un suçoir ; leurs antennes sont courtes, composées de cinq articles; leurs yeux sont au nombre de deux seulement, lisses et situés aux deux côtés de la tête; leurs pattes sont de longueur à peu près égale, et formées de plusieurs articles dont le dernier est armé d’un ongle très-fort qui peut se replier sur l’extrémité de l’article faisant saillie, ce qui permet à l’insecte de s’accrocher solidement aux cheveux de l’homme, ou aux poils des animaux dont il suce le sang.
L’homme nourrit trois espèces de poux :
Le pou de la tète ( Pediculus humanus copitis de Geer) est griscendré, taché de brunâtre. Il a le corps ovoïde-al longé, un peu atténué à l’extrémité, et les lobes de l’abdomen arrondis. Le mâle est plus petit que la femelle, pourvu à l’extrémité d’une petite pièce conique. La femelle est au contraire un peu échancrée à l’extrémité (fig. 909); après l’accouplement, elle pond, en six jours de temps, une cinquantaine d’œufs qui éclosent en six autres jours, et les petits qui en proviennent ont pris tout leur accroissement, s’accouplent et pondent au bout de 18 jours; en sorte que, en supposant toutes les circonstances favorables, la seconde génération d’une seule femelle pourrait s’élever à 2,500 individus, la troisième à 125,000, etc. Cet insecte habite la tête des hommes malpropres et surtout des enfants ; on le détruit par
(I) Voyez G. Bonnet, Mémoire sur la puce pénétrante ou chique {Archives de médecine navale ), novembre 18G7, t. VIII, p. 81 etsuiv.
ANOPLOURES. — POUX.
les préparations de soufre, de mercure, l’eau de savon, les poudres ou décoctions de staphisaigre, de cévadille, de coque du Levant, de tabac, de jusquiame; mais surtout par une grande propreté.
Le pou du corps humain est blanc, étiolé, avec les yeux brunâtres et les bords de l’abdomen dentelés. Il pullule d’une manière effrayante dans certaines maladies, et peut amener le dépérissement de l’individu.
Le pou «lu pubis, ou morpion (fi g. 910), diffère des deux précédents par son corps large et arrondi, son thorax très-court et ;e confondant presque avec l’abdomen, et ses quatre pieds pos-
ig. 909. — Pou femelle, vu du côté du ventre (*).
Fig, 910. — Pou du pubis.
3 rieurs très-forts. Il s’attache aux poils des parties sexuelles et ux sourcils ; sa piqûre est très-forte. On s’en débarrasse par les îoyens déjà indiqués, et surtout par des lavages avec une faible issolution de deutochlorure de mercure.
Il existe sans aucun doute, d'autres espèces de poux sur un rand nombre de quadrupèdes et sur les oiseaux, mais ils sont u connus et il n est pas certain que tous doivent être comptés ’ ,nombre. insectes aptères. La «,„« de, ou -iL
I l L smarui.e des moineaux, entre autres, appartiennent aux rachnides trachéennes.
( ) o, j œufs ou lentes fixées
sur un cheveu.
DEUXIÈME CLASSE