‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 2)Chapitre 123 sur 162 · SANGSUES · texte numérisé non relu

SANGSUES

avant

au poids

après

absorbé .

pour

de

la succion, gram.

la succion, gram.

gram.

sangsue.

gram.

la sangsue.

Grosses

Grosses moyennes

Petites moyennes.

Filet

Il est essentiel qu’un médecin connaisse ces résultats, afin de pouvoir apprécier, d’après le nombre et la qualité des sangues demandées ou fournies, la quantité de sang qu’elles doivent tirer. 11 faut tenir compte d’ailleurs du sang qui coule après la chute des sangsues, et dont on facilite le plus souvent l’écoulement par l’application de cataplasmes. La quantité en est très-variable ; on estime qu'elle égale, en moyenne, le sang dont les sangsues se sont gorgées.

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quième ganglion ventral, et qui a été comparée à la prostate. A dioile et à gauche de cet organe, que Moquin-Tandon nomme bourse de la verge , on observe deux corps ovoïdes d’un blanc assez mat, marqués de dépressions et d’anfractuosités ( t ), que l’on considère aujourd’hui comme des épididymes ; à la partie postérieure de ceux-ci, sont deux cordons spe?miatiques, sous forme de canaux filiformes (AAA, AA), sinueux et très-déliés, qui descendent jusqu’aux deux tiers du corps, et qui portent du côté intérieur, à une distance régulière de cinq en cinq anneaux, de petites poches pédiculées (B, B, B), que l’on regarde comme des testicules.

L’organe femelle est beaucoup moins étendu et moins compliqué. L’ouverture extérieure, ou la vulve (w), est située entre le vingt-neuvième et le trentième anneau. A l’intérieur, cet orifice communique avec un canal très-court {vagin), qui se termine par un renflement assez considérable (D), qui est la matrice. A l’autre extrémité, cet organe porte un conduit dirigé vers le haut et partagé ensuite en deux rameaux, dont chacun porte un ovaire (E, E).

Dans l’accouplement, deux individus se rapprochent, ventre contre ventre et en sens inverse, de telle sorte que la verge de l un rencontre la vulve de l’autre. L’accouplement dure plus de trois heures, pendant lesquelles ces annélides demeurent dans un repos absolu. On suppose que le temps de la gestation est de trente à quarante jours, et c’est ordinairement dans les mois de juillet et d’août qiLon peut en observer les produits; mais on en trouve également dans d’autres saisons.

M. Le Noble, médecin de Versailles, qui le premier nous a fait connaître les cocons de la sangsue médicinale, raconte que, au mois de novembre 1820, 2,000 sangsues ayant été mises dans un réservoir disposé à cet effet, sur la tin du printemps et au commencement de l’été suivant, on commença d’y apercevoir de jeunes sangsues accolées au dos et au ventre des anciennes et nageant avec elles, et, que, dans le courant d’août, on remarqua des trous, à parois très-lisses, pratiqués dans l’argile dont on avait garni les côtés du réservoir, et qu’on trouva dans chacun d’eux un cocon de forme ovoïde et du volume d’un petit cocon de ver à soie. A cette même époque, M. Collin de Plancy fit connaître qu’en Bretagne, les paysans repeuplent leurs réservoirs de sangsues, en y déposant des cocons qu’ils vont chercher, dans les mois d’avril et de mai, dans la vase des marais fangeux. M. Charpentier, pharmacien à Valenciennes, a récolté ces mêmes cocons sur les bords de ses réservoirs, vers la fin du mois de juillet, et surtout dans le mois d’août.

Chacun des cocons de la sangsue médicinale {fig. 9G8) représente un ovoïde dont le plus grand diamètre varie de 14 à 28 mil-

Güibourt, Drogues, 6« édition.

LES ANNÉLIDES

limètres, et le plus petit de 1 1 à 18. On y distingue : 1° une enveloppe extérieure fauve, d’apparence spongieuse, épaisse de 3 à 4 millimètres, composée de libres déliées, assez régulièrement entrelacées, de manière à former des espèces de prismes creux, très-perméables à l’air et à l’eau; 2° une capsule blanchâtre, formée d’un tissu mince, mais dense et assez résistant, offrant, à chaque extrémité du grand diamètre, une petite saillie brune, par l’une desquelles la capsule devra s’ouvrir pour livrer passage aux petites sangsues. Les deux enveloppes paraissent être de même nature et se rapprocher beaucoup de la composition du mucus animal.

La plupart des observateurs, qui ont suivi le développement des cocons de sangsues, s’accordent à dire que l’enveloppe spongieuse est d’une formation postérieure à celle de la capsule membraneuse, qui serait d’abord formée ou même pondue par l’annélide; car plusieurs ont cru que cette capsule sortait toute formée de la vulve de l’animal. Mais il n’est pas probable que les choses se passent ainsi, d’après M. Charpentier (1).

« Quand la sangsue va former son cocon, elle commence par préparer une substance qui ressemble à de la glaire d’œuf battue, et qui doit se convertir en tissu spongieux et entourer la capsule. Cette substance s’échappe sans doute par les parties génitales (2) à l’état de mucus, et est convertie en mousse écumeuse au fur et à mesure qu’elle sort. Tant que dure l’opération, l’animal a constamment la tâte penchée vers les parties génitales.

« Celte opération terminée, la capsule se forme avec un mélange de mucus et d’albumine qui est sans doute aussi sécrété, à l'état liquide, par les organes générateurs. Les premières portions s’infiltrent et se répandent tout autour dans la mousse extérieure, et la convertissent en tissu spongieux ; le reste sert à former la capsule. Celle-ci recouvre tout l’espace occupé par la ceinture, et la sangsue en est enveloppée, comme d’un corselet.

« Le tissu spongieux et la capsule étant formés, la sangsue remplit celle-ci de la pulpe gélatineuse qui contient les germes encore imperceptibles des êtres qui en sortiront. Alors, au moyen de la contraction et de l’extension successive de ses anneaux, elle se débarrasse de son cocon et en sort à reculons, la tête la dernière. Au même moment les deux bouts de la coque se ferment à la manière d’une bourse à cordons ; mais non hermétiquement. Il y reste toujours une ouverture d’un millimètre environ, que l’on peut reconnaître à l’aide d’une épingle.»

(1) Charpentier, Monographie des sangsues médicinales . Paris, 1838.

ri) D’après Wedecke, cité par A. Voquin-Tandon, la mousse écumeuse sortirait de la bouche et serait déposée sur la capsule après sa formation, ce qui expliquerait pourquoi Rayer a vu des capsules de sangsue qui n’en étaient pas entièrement recouvertes. Telle est celle représentée fig . 967, A.

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Variétés de l’espèce. La sangsue médicinale présente un trèsgrand nombre de variétés qui résultent d'une coloration Snte de son pigment et de la disposition des lignes ou des taches

‘Tv “été IT^é die6 d°S °° Sür 'e ventre. g0„e,q°uUes-uSneasChde

“listes mais e t! ■ au lang d’e$Pèces par plusieurs nainlalistes mais elles paraissent se mélanger toutes indistinctement

pour la fécondation; elles fournissent alors des variétés interné’ diaires de plus en plus difficiles à déterminer.

tJ: *y!f*nC ^dicinal^rî8e C Huridomedicinalis grisea, fig. 968) Dos oli àtre, plus ou moins gris et plus ou moins foncé avec quatre bandes bien distinctes, deux de chaque côté outre une bande plus latérale encore, bordée de noir ou de brun • ventre ert foncé, tout maculé de noir. On en rencontre un grand nomte de sous-vanetés qui diffèrent par leurs lignes continues ou

(fiTm^gj^Co, ladleS ,marq"ées dotachas noirâtres { f JbJ a J72). Ces sangsues habitent la plus grande nartie de

l^’ope et principalement la France, l'Allemagne et la Hongrie LUes sont les plus estimées de toutes. S

2. «.»«.« médicinale ror.c (Hirudo médicinale viridis) Fond n nn vert plus ou moins clair, avec six bandes de couleur très-

v lab e’ quelquefois décomposées en taches assez régulières.

Ventre \ ert jaunâtre, bordé par une li° ne noii-p

intermédiaire {fig. 973 à 970). ° ’ ^ aUCUne lache

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