‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 2)Chapitre 131 sur 162 · CEST01DES · texte numérisé non relu

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‘lu mouton et, en comprimant cet organe, produit la maladie connue sous le nom de tournis.

D’autres ténias se trouvent encore chez l’homme, mais plus rarement que le ver solitaire : ce sont les Taenia faoopunctata , Wcinl, le Tænianana , Sieb., Tœnia elliptica,. Batsch, qui ont tous la tôle armée; enfin, le Tœnia inerme ou médiocane lié (Tœnia mediocanellata , Ktich.), dont l’extrémité antérieure est dépourvue de crochets.

Le genre botriocéphale ne nous intéresse que par une seule espèce, le ténia large ou Botriocephalus latus (fig. 993). Il a la tête oblongue, pourvue pour tous suçoirs de deux fossettes longitudinales opposées l’une à l'autre. La tête est peu apparente, d’abord à cause de sa petitesse, ensuite parce que le cou n’est pas beaucoup moins large. La partie antérieure du corps est moins filiforme que dans le ténia et s’élargit plus promptement. Les articulations sont beaucoup plus rapprochées. Les anneaux sont par conséquent plus courts, beaucoup plus larges que hauts, et plus réguliers. Ils se distinguent aussi très-nettement de ceux du ver solitaire, en ce que l’ouverture des organes génitaux se trouve sous le milieu inférieur des anneaux et non sur les bords latéraux.

Le botriocéphale a de 2 à 9 mètres de longueur sur 12 à 15 mill. de large, mais on en a cité qui avaient des dimensions beaucoup plus considérables.

Il est loin d’être aussi répandu à la surface du globe que le Tœnia solium. On le trouve au contraire limité dans certaines régions déterminées : il est très-commun à Genève, dans les pays baignés par la Baltique, en Russie et en Pologne, à l’est de la Vistule. On ne le connaît point à l’état de cysticerque : et l’on ignore les conditions de son existence avant qu’il soit porté dans le tube digestif de l’homme.

La présence des divers entozoaires, dans le corps humain, est parfois assez difficile à diagnostiquer : un des meilleurs moyens de la constater est l’examen des œufs, qui peuvent être expulsés au dehors. Aussi ne saurions-nous mieux faire que de terminer les indications qui précèdent par le tableau suivant, emprunté à M. Davaine (1).]

(I) Consulter, pour les entozoaires, P. Gervais et Van Bcneden, Zoologie médicale. Paris, 185!). — Davaine, Traité des entozoaires et des maladies vermineuses. Paris, 18G0. — Virchow, Darstellung der Lehre von der Trichinen. Berlin, 1804. — Leuckart, Untersuchungcn über Tnchina spiralis. Leipzig et Heidelberg. 1800. — Kestner, Étude sur te Trichina spiralis , Paris, 1804. — Siebold, Veher den Generationswec/iscl der Cestoden ( Zeitschrift für wissenschaft licite Zoologie t 1850, II, 198;. — Kückcnmeister, Die in und an dem Korper des lebenden Menschen vorkommenden l'arusiten. Leipzig, 1855. — A. Deipech, Rapport sur les trichines et la trichinose chez l'homme et chez les animaux [Bull, de l'Académie de médecine. Paris, 1805-00, t. XXXI, p. 059, cl Ann. d hyg. publ., 1800, t. XXM, p. 21, etc.).

LES ENTOZOAIRES.

ableau des ovules qui peuvent se rencontrer dans les garde-robes, pour servir au lagnostic c e la présence des vers dans l'intestin ou dans les voies biliaires .

Tous les ovules de la première colonue som au grossissement de 70 à 107 diamètres; ceux de la seconde et de la troisième colonne sont au grossissement de 340 diamètres.

1. Ascaride lombricolde. — a , ovule grossi 107 fois; b, 3 10 fois. — Ces ovules expulses avec les fèces sont d’un jaune brunâtre, mûriforme.s ; souvent leur coque n est plus visible à travers l'enveloppe extérieure albumineuse? (enveloppe transparente chez l’œuf pris dans 1 oviducte) qui s’est imbibée des liquides intestinaux après la ponte, et qui est ainsi devenue plus ou moins opaque.— Longueur, 0mm,075; largeur, (, n.

Ces ovules sont expulsés avec les garde-robes chez les individus atteints d ascarides lombrieoïdes adultes. On les trouve facilement.

2. Trichocéphate dispar. — a , ovule grossi 70 fois; b, 340 fois. — Longueur, 0mm, 053; largeur, Omm^i. bu les trouve très-facilement et très-communément dans les selles.

3. Oxyure vermiculare. — a, ovule grossi 70 fois ; b , 34 0 fois . — Longueur, 0mm, 053 ; largeur, Omm,o28. — Je t’ai cherché vainement dans les selles chez des individus atteints d’oxyures.

4. Tœnia solium armé. — a, ovule grossi 70 fois; b, 310 fois; c, même grossissement, traité parla solution de potasse caustique concentrée. — Diamètre, 0mm,033 , — J’ignore encore si les œufs de ténia se présentent dans les selles lorsque ce ver est intact; il doit en être ainsi dans les cas de Tœnia fenestrata; j’en ai trouvé chez un individu qui rendit des fragments déchirés. De nouvelles observations sont nécessaires pour qu’on sache ce que la recherche des ovules peut donner d’éclaircissements au diagnostic.

5. Bothriocéphale large. — a, ovule grossi /0 fois; b, 340 fois; c, traité par 1 acide sulfurique concentre qui fait apparaître l’opercule. — Longueur, 0mm,068 ; largeur, 0n>m,044. Mêmes remarques que pour le tænia solium.

6. Distome lancéolé. — a, ovule grossi 107 fois; b, 340 fois ; c, traité par la potasse caustique qui rend la séparation de l’opercule plus facile.— Couleur brun noirâtre; longueur, 0nlu,,04* largeur, 0mmt02. — Ces ovules se rencontrent chez le mouton dans les matières fécales; ils indiquent avec certitude la présence du distome lancéolé dans les canaux biliaires ou dans l’intestin. S’ils se rencontraient dans les garde-robes chez l’homme, ils seraient également un signe certain de la présence du distonie lancéolé dans les voies biliaires ou digestives.

7. Dis tome hépatique'— a, ovule, grossi 107 fois et traité par la potasse caustique pour en séparer l’opercule.

— Longueur, OmmjSj largeur, 0>»">,û9,

— Mêmes remarques que pour le distome lancéolé.

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