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lièies. On y trouve des poches plates presque identiques avec celles du musc de xNankin; des poches qui élaient fortement proéminentes au dehors de l’animal, et dont la parlie nue nui les unissait au ventre, présente un diamètre beaucoup moins grand que celui de la poche extérieure; enfin des poches tel lement rétrécies parle haut, qu’elles paraissent n’avoir tenu au ventre que par un pédicule (1), et qu’on les prendrait pour des scrotums, si l’on n’y observait d’ailleurs l’ouverture ordinaire du musc et la disposition tourbillonnée des poils qui caractérise les poches au musc. Ces poils sont hérissés, très-grossiers, blancs et tres-cassants. Toutes ces poches sont très-pleines et très-dures ce qui semblerait indiquer qu’elles ont été remplies artificiellement, quoiqu’elles ne soient pas cousues; maison a pu les remplir par l’ouverture naturelle de la poche. La substance intérieure est brune-noirâtre, consistante, d’une odeur trèstorte de musc, mêlée de l’odeur fécale de la civette, ce qui donnerait à penser que ce musc a pu être additionné de civette. .Nonobstant ce mélange réel ou supposé, ce musc se vend facilement en France et paraît être d’un bon emploi pour la parlumene, 1 odeur fécale disparaissant par la dessiccation, ainsi que je l’ai dit pour la civette. J
IV- Autres muscs Tenus par le Bengale. On trouve quelquelois dans le commerce des muscs venus par la voie de Calcutta qui sont garnis d’un morceau considérable de peau poilue ou de poils fort longs. L’hcole depharmacie possède deux échantillons de ces muscs. Le premier, qui se rapproche par sa nature du musc de la Chine, est pourvu d’un large morceau de peau du ventre couvert d’un poil assez mince, long de 6,5 â 7 centimètres’ d un blanc sale à la base, ensuite d’une teinte brunâtre dans une assez grande partie de son étendue, enfin terminé nar une petite pointe blanche. D’autres fois, après la couleur blanche de 1 extrémité, revient une coloration noire, et la pointe est noire; enfin ce poil offre un caractère tout particulier, qui consiste en ce qu’il est ondulé dans toute son étendue et qu’il res semble â une ligne tremblée (fig. 809). L’autre poche qui me parait se rapprocher du musc tonquin, est de forme â peu nrès ion e et présente 3,5 centimètres de largeur sur 4 d’épaisseur verticale. La moitié supérieure, qui touchait au ventre de 1 animal, est nue, très-renflée et rétrécie â l’endroit où corn
(1) Plusieurs de ces poches paraissent avoir été étranglées par une 1 ,w„r« ainsi qu on le trouve recommandé dans quelques livres chinois /
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LES MAMMIFÈRES
raence le poil. Il n’y a aucun vestige de peau du ventre, et tous les poils sont fixés eirculairement autour de la lace in erieure ^ la poche, formant une boule de 8,5 à 9 centimètres de c iame ie-
Ces poils sont longs de 6 à 6,5 centimètres, très-gios ; a jase,
d’un blanc opaque et nacré dans la plus grande pu i Lie c e eui longueur, puis ils prennent une teinte fauve brunâtre qui se fonce de plus en plus en approchant de l’extrémité ; mais celle coloration cesse brusquement un peu avant l’extrémite, et la pointe est toujours blanche. Ces poils sont très-cassants, de meme que
Fig. 807. — Musc du Bengale. Fig. 808. — Musc du BeDgale.
Fig. 809. — Poils de musc de grandeur naturelle.
ceux de la poche précédente; ils me paraissent moins ondulés, plus durs, mais ne méritent guère encore, cependant, d'être comparés^ des épines. Cette poche m’a paru tellement remarquable que je l’ai fait représenter ici par sa face supérieure (fin 807) et par sa face inférieure {fig. 808). Sa substance intérieure est presque sèche et sort facilement par une déchirure faite à la pellicule supérieure, sous forme de grumeaux brunâtres, d’une odeur musquée facile à supporter. Cette poche est d’ailleurs fort ancienne et a été piquée.
V. Musc «le Sibérie, OU musc kabarilin (fg. 810). Ce musc paraît venir des monts Altaï par la voie de Saint-Petershourg. Les bourses qui le composent sont généralement plus petites que celles de Chine, mais elles sont surtout plus allongées d’arrière en avant, plus sèches, plus plates et marquées d’un sillon longi-
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