‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 2)Chapitre 35 sur 162 · O.GS · texte numérisé non relu

O.GS

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Totai

Substances sèches. . .

Ces analyses tiennent à peu près le milieu entre celles qui ont été faites par beaucoup d’autres chimistes, à l’exception de ce qui regarde le lait d’ânesse, qui contient certainement moins de maliùe gi asse que les autres laits, mais qui en renferme plus que n’en ont obtenu MM. Ossian Ilenry et Chevallier : M. Péligoten a extrait 1,28 pour 100. Le lait de femme contient plus de beurre que le lait d’ânesse, autant de sucre de lait et aussi peu de caséum, line forme pas de coagulum isolé parles acides, quoique le caséum parraisse séparé au microscope; mais il reste divisé dans le liquide. Ce lait est. plus manifestement alcalin que ceux des animaux, il est d ailleurs très-sujet à varier, en raison des causes morales qui agissent sur les femmes.

Le lait de vache éprouve beaucoup moins de variations ; mais

(I) Chevallier et Ossian Henry, Mémoire sur le hit, sa composition , modifications , ses altérai ions (. Ann . d'h y g., 1839, t . XXII, p. 238).

LES MAMMIFÈRES

en raison delà grande consommation que l’on en fait dans les villes, indépendamment de ce qu’il est presque toujours privé de sa crème, il est toujours plus ou moins altéré par une addition d’eau. Pour reconnaître si un lait a été privé de sa crème, ou, si on l’aime mieux, pour apprécier la bonne qualité d’un lail, qui est toujours en raison directe de la quantité de crème qu'il peut fournir, on remplit de ce lait, bien mêlé, un tube de verre de la contenance de lüO ci ntiu. êtres cubes, gradué par centimètres, et on le laisse en repos, pendant vingt-quatre heures, dans un lieu frais. Sur 87 laits essayés de cette manière par M. Quevenne, 18, c'est-à-dire plus du cinquième, ont donné de 7 à 9 centièmes de crème ; ce sont les laits faibles : 51 (ou 58 pour 10U) ont donné de 10 à 1:2 centièmes de crème; ce sont les bons laits : 12 ont fourni de 13 à 14 centièmes de crème; ce sont les laits forts: 2 ont fourni 15 centièmes de cièmc, 3 en ont donné de 17 à 18, 1 en a fourni 21; ce sont là des faits tout à lait exceptionnels.

[Le crémomètre de Quevenne demande beaucoup de temps pour donner des résultats approximatifs. Aussi a-t-on proposé d’autres instruments pour apprécier la richesse du lait. Nous citerons entre autres le lactosr.npe de M. Donné (I) ( fig . 824) qui est basé sur

Fig. 82t. — Lactoscope de M. Donné.

l’opacité que les globules de matière grasse communiquent au lait. Il en résulte que plus le lait sera riche en beurre et plus sera mince la couche de ce liquide nécessaire pour faire disparaître aux yeux de l’observateur une lumière regardée au travers. Les conditions de l’expérience se trouvent réalisées au moyen d’une lunette dont les verres parallèles peuvent se rapprocher l’un de l’autre et qui peut ainsi contenir dans son intérieur des épaisseurs variables de liquide. Le degré d’écartement des deux ver-

(H Donné, Conseils aux mères sur la manière d'élever leurs enfants nouveau nés, 4° édition. Paris, 1809.

res, nécessaire pour éteindre à l’œil la lumière d’une bougie placée

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Un instrument d’un autre °enrp pci in în^ir. 1 * ,

* q *\rt\ j c s^iire est le lacto-butyromètrefin «9^

et 8:26) de M. Marchand, de Fécamp (1). W b“J

II est fonde sur la solubilité du beurre dans l’éther lorsque Je liquide qui baigne 1er, globules contient 1

. ces traces d’alcali libre; sur l’inaction de cette petite quantité d’alcali sur la matière grasse mêlée à la caséine et à la lactine; enfin sur le peu de solubilité de cette matière dans un mélange h

parties égales d’alcool et d’éther. Un tube

de verre de 40 centimètres de longueur de 10 à 11 millimètres de diamètre porte trois divisions qui le partagent, en parties de capacité égale (t0c.c). On verse dans la portion inférieure le lait à essayer après l’avoir préalablement agite : on y ajoute une ou deux gouttes de lessive des savonniers. On remplit d et ber la portion moyenne; on bouche le tube et on mélange intimement les deux liquides. Puis on verse de l’alcool ? 8f jusqu'au trait supérieur; on agite

.e lube fton Ie plonge verticalement dans un bain d’eau à 40°. — On voit

au bout de quelque temps, se former au-dessus du mélange d’alcool et d’éther une couche oléagineuse, butyroclhcree, dont on peut apprécier l’épaisseur par des divisions marquées sur le tube au-dessus et au-dessous du trait qui limite la portion réservée à l’alcool La lecture doit se faire de bas en haut

et s arrêter au niveau du ménisque concave qui termine la colonne oléa-i-

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et Iieury, Journal de chimie méd mn ? v ' ’ XXV’ U 201 • — Chevallier

med. 1839, t. V, p. 145 et 195, et Ann. d'hyg. iS39,

Cuibourt, Drogues, 6e édition. T TV

Fig. 825 et 826. -

niètre de Marchand

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