CÉTACÉS. — DE L’A MD RE GRIS
l’odeur de la matière fécale humaine. 11 était tantôt isolé, et d’autres fois réuni au nombre de 3 ou 4, au milieu des couches concentriques. Des masses plus considérables étaient formées de masses partielles ayant chacune leur noyau de 1 , 2, 3 ou 4 excréments globuleux, puis réunies et enveloppées ensemble dans de nouvelles couches adipocireuses. C’est alors que l’ambre gris doit nuire aux fonctions des intestins et à la santé des individus qui le portent. Alors aussi on conçoit comment sa masse s’accroît promptement jusqu’à un poids considérable. La masse d’ambre du poids de 182 livres, qui appartenait à la compagnie hollandaise des IndesOricnlales, et qui se trouve figurée par Vander(l), est formée, comme je viens de l’indiquer, de masses partielles rapprochées et enveloppées dans un certain nombre de couches superficielles générales.
Le 31 octobre 1832, j’ai soumis à la dessiccation lente, dans une boîte de carton, un fragment d’ambre gris mou et récent, pesant 54 gr, 09. Il s’est desséché ou plutôt durci, sans perdre de son poids, et, le 31 janvier 1830, il avait encore exactement le même poids ; cependant il était tout à fait dur, d’une forte odeur d’ambre, et n’offrait plus d’indice de son odeur primitive qu’au centre du noyau excrémentitiel (2). Ce noyau est d’une pâte grise uniforme, parsemée de petites taches jaunes ; les couches concentriques sont noires, comme huileuses, et constituent la variété d’ambre que l'on nomme ambre noir, moins estimé que le gris, quoique très-odorant (d’autres fois les couches sont grises, plus sèches et forment alors l’ambre le plus estimé) ; le tout s’est recouvert d’une efflorescence très-blanche d’ambréine.
L’ambre gris est employé en médecine comme excitant et aphrodisiaque ; mais son plus grand usage est pour les parfums. Il est souvent falsifié dans le commerce : on reconnaîtra le bon en s’attachant aux caractères que j’ai indiqués au commencement, et encore plus peut-être par l’habitude d’en manier.
(iVander, Thésaurus cochlearum. Lugd. Bat., 1711, tab. LUI et LIV.
(2) Le 4 septembre 1850, ce morceau d’ambre pesait 54 ‘r,-30. Comme il est toujours resté, depuis l’année 1836, renfermé dans une conserve de verre, il possède une forte odeur d’ambre toujours mélangée d’une odeur d’étable, qui le rend moins agréable en nature que s’il était resté exposé à l’air ; mais je suis persuadé que cet ambre aurait, pour la parfumerie, une puissance odoriférante beaucoup plus grande.
O DEUXIÈME CLASSE