ORDRE DES PASSEREAUX
« IL L'ordre des PASSEREAUX est le plus nombreux de foule la
lom Îp SnLCa,a ^ SembIe d’ub0rd Purement négatif, car il embrasse lou.les oiseaux qui ne sont ni nageurs, ni échassiers, ni grimpeurs
n. rapaces, ni gallinacés. Cependant, en les comparant, on saisi! bientôt entre eux une grande ressemblance de structure, et surtout des passages tellement insensibles d’un genre à l’anlrp m.’ii difficile d’y établir des subdivisions. F°’ q“ 11 eSl
.“ Jls n’nn1 ni la violence des oiseaux de proie, ni le régime déterminé des gallinacés ou des oiseaux d'eau ; les insectes, les fruits les Diains, fournissent a leur nourriture : les grains, d’autant plus exclu
beC eSt.p,"S "» insedes, qu'il e" , pï grêle . eux qui sont for. s poursuivent même les peliis oiseaux
• Leur-ostonmc esl en forme de gésier musculeux ; iù ont généralement deux Ires-pel.ts cæcums; c'est parmi eux qidon trouve les oi seaux chanteurs, et les larynx inférieurs les plus compliqués. »
Une première division peut êlre établie entre les passereaux fondée sur la disposition de leurs deux doigls externes, qui tantôt sont inégaux et réunis par une ou deux phalanges seulement, el tantôt sont presque égaux et réunis jusqu’à l’avant-dernière articmalion. On donne à ces derniers, qui sont peu nombreux le nom de syndacfyles. Les autres ont été divisés en quatre familles d après la forme de leur bec, et ont reçu les noms de Dent /rostres’ Conu ost) es, Fissirostres et Ténuirostres . ’
On trouve dans les denti rostres, dont le bec est échancré aux deux cotes de la pointe, les pies-grièches (pies-grièches propres cassicans, choucaris, etc.), les gobe-mouches (tyrans, moucherolles, gobe-mouches propres, cotingas, etc.), les langeras les inertes les mari, ns, les loriots, les lyres, les becs- fins (ruine les fauvettes et rossignols, roitelets, hochequeues, etc., etc.).
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Les fissi rostres sont peu nombreux, mais très-d istincts pai leur bec court, large, aplati horizontalement, légèrement crochu, sans échancrure et fendu très-profondément ; en sorte que 1 ouverture de leur bouche est très-large, et qu’ils engloutissent aisément les insectes qu’ils poursuivent au vol. Telles sont les hirondelles, charmants oiseaux qui nous quittent à l’automne pour aller jusqu’en Afrique chercher la nourriture dont la mauvaise saison les priverait chez nous, mais qui reviennent au piintempsnous annoncer les beaux jours, et reprendre à nos fenêttes, sous l’abri de nos toits ou sur nos cheminées, le nid qu ilsv avaient -laissé l’année précédente.
Parmi les hirondelles répandues dans les autres parties du monde, il faut remarquer la salangane (fig. 820), très-petite
Fig. 829. — Salangane.
espèce de l’Archipel indien (1), célèbre par ses nids construits à (1) Riunphius, Anibom., M, p. 18), ab. 75.
PASSEliEAUX.
l’aide d’une substance gélatineuse très-estimée en Chine comme aliment, et dont il s’y l'ait un commerce considérable.
J’ai décrit ces nids précédemment (tome II, p. 36).
Les conirostues comprennent les genres à bec fort, plus ou moins conique etsans échancrure; ils vivent d’autant plus exclusivement de grains que leur bec est plus fort et plus épais. On y trouve :
Les alouettes, les mésanges, les bruants, les moineaux (tisserins, moineaux francs, pinçons, linottes et chardonnerets (fi g. 830), serins ou tarins, veuves, gros-becs, etc.), les bouvreuils, les becscroisés, les cassiques, les étourneaux, les corbeaux (corbeaux propres, pies, geais, casse-noix, etc.), les rollters , les oiseaux de paradis, etc.
Les ténuirostres renferment le reste des oiseaux du premiei groupe des passereaux, ceux dont le bec est grêle, allongé, tantôt droit, tantôt plus ou moins arqué, sans échancrure. Ils sont à
Piy. 830. — Chardunuerel.
Fig. 831. — Caille
peu près aux conirostres ce que les becs-fins sont aux autres donno. , es. ( n \ (iou\e les sitte/les, les grimpereaux, les colibris c t it au, mouches , dont une espèce (Trochilus miniums) n’excède pas la grosseur d’une abeille, les huppes, etc.
^ Les syndactyles, dernière famille des passereaux dans laquelle
e (oigl externe, presque aussi long que celui du milieu, lui est
im pnsqu a 1 avant-dernière articulation, nous offrent les guêpiers,
son /T ' l>(‘( 1 U/ s’ ce,Jx’ *cs tocliers et les calaos. Ces derniers
leur énorme u* 0‘st'i'"x1 d Alri<l"e et 1105 ■'em.uquables par
.. . , . ec dentele, surmonté d’une proéminence quelque-
dZTLr\ , r'r-m6mes ci <iui ics «■«-
n dl de les approchent de* corbeaux, el leurs
pieds des mai lins-pôcheurs.
OISEAUX