ORDRE DES GALLINACÉS
« IV. GALLINACÉS. Les oiseaux de ce quatrième ordre sont ainsi nommés, à cause de leur affinité avec le coq domestique. Ils ont généralement, comme lui, la mandibule supérieure voû.ée, les narines percées dans un large espace membraneux de la base du bec, et recouvertes par une écaille cartilagineuse. Us ont le port lourd, les ailes courtes, le sternum diminué par deux échancrures si larges qu elles en occupent presque les deux côtés ; la ciête en est tronquée obliquement en avant, en sorte que la pointe aiguë de la fourchette ne s y joint que par un ligament ; toutes circonstances qui, en affaiblissant les muscles pectoraux, rendent le vol difficile. Leur queue a le plus sou\ent la et quelquefois jusqu’à 18 pennes. Leur larynx inférieur est très-simple, aussi n’en est-il aucun qui chante agréablement. Ils ont un jabot lièslarge et un gésier fort vigoureux. Si 1 on excepte les alectois, ils pondent et cornent leurs œufs a terre, sur quelques brins de paille ou d’herbes grossièrement étalés. Chaque mâle a ordinairement plusieurs femelles, et ne se mêle point du nid ni du soin des petits, qui sont généralement nombreux, et qui, le plus souvent, sont en état de courir au sortir de l’œuf. »
« Cet ordre se compose d’abord d’une famille très-naturelle (les gallinacés propres), à laquelle se rapportent spécialement les caractères precedents et qui nous tournil la plupart de nos oiseaux de basse- cour. Les genres qu’elle contient ont les doigts antéi ieurs réunis à leur base par une courte membrane, et dentelés le long de leurs bords. Pour ne pas trop multiplier les ordres, on leur a réuni la famille des pigeons, quoiqu ils soient monogames,