OPHIDIENS. — ASPIC DES ANCIENS
pères, par la disposition de leurs plaques ventrales et caudales* mais qui peuvent redresser en avant leurs côtes antérieures de’ manière à dilater cette partie du tronc en un disque plus’ ou moins large. L’espèce la plus célèbre est le naja de l’Inde serpent à lunette», ou Cobra capello des Portugais (Coluber naja L N"Ja tr'pudians, Merrem.) (fhj. 848). Ce serpent est ainsi nommé à
cause d’un trait noir, en forme de lunettes, dessiné sur la partie élargie du disque. Il est très-venimeux; mais on prétend que la racine de VOpkiorhyza mungos, de la famille des rubiacées, est un spécifique certain contre sa morsure. Les bateleurs indiens apprivoisent ce serpent et savent le faire danser et jouer pour amuser le peuple, après, toutefois, lui avoir arraché les crochets à venin.
0n> en trouve une autre espèce en Égypte, nommée haje et qui n est autre chose que l’aspic des anciens dont Cléopâtre s’est scrv.e pour se donner la mort. Son cou s’élargit un peu moins (pg. 8i9), et ne porte pas le signe noir en forme de lunettes de
Fig. 849. — Aspic des anciens.
'espèce indienne. L’habitude n l’approche, avait fait croire
qu a 1 haje de se redresser, quand aux anciens Égyptiens qu’il gardait