‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 2)Chapitre 65 sur 162 · LES 15 AT II AC 1 ENS · texte numérisé non relu

LES 15 AT II AC 1 ENS

[Cuvier avait placé les batraciens parmi les reptiles et en avait fait le dernier ordre de celte classe. Cependant des différences notables existent entre ces deux groupes, et, de nos jours, les zoologistes adoptent généralement l’idée émise pour la première fois par de. Hlain ville en 1816, et en font deux classes bien distinctes. La première comprend les reptiles, que nous avons déjà étudiés, dont la peau est revêtue d’écailles, qui respirent toute leur vie par des poumons, et présentent dès leur naissance la forme- qu’ils auront à l’état adulte. La seconde est formée par des animaux à peau nue, subissant la plupart des métamorphoses, et respirant au moins pen dant une partie de leur existence par des branchies. A ces caractères distinctifs viennent s’enjoindre d’autres plus importants encore tirés du mode de développement. Les reptiles écailleux appartiennent à ce groupe de vertébrés, que l’on a nommés aUantoïdiens , parce qu’ils ont, dans leur état foetal, cà part la vésicule ombilicale, une seconde vésicule nommée allanloï le. Ils se rapprochent ainsi des mammifères et des oiseaux. Les batraciens, au contraire, n’ont que la vésicule ombilicale et se placent ainsi à côté des poissons, avec lesquels ils ont d’ailleurs, dans le premier âge, bien d’autres rapports par leur respiration branchiale et leur cœur à une seule oreillette.

La plupart des batraciens perdent, en avançant en âge, les branchies et l’appareil qui les supporte. Les sirènes, les prolées, les ménobranehes et les axolotus les conservent toute leur vie.]

« Tant que les branchies subsistent, l’aorte, en sortant du cœur, se partage en autant de rameaux, de chaque côté, qu’il y a de branchies. Le sang des branchies sort par des veines qui se réunissent vers le dos en un seul tronc artériel, comme dans les poissons ; c’est de ce tronc que naissent la plus grande partie des artères qui nourrissent le corps et môme celles qui conduisent le sang pour respirer dans le poumon. Mais, dans les espèces qui perdent leurs branchies, les rameaux qui s’y rendent s’oblitèrent, excepté deux qui se réunissent en une artère dorsale et qui donnent chacun une petite branche au poumon. C’est une circulation de poisson métamorphosée en une circulation de reptile.

Page 1