‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 2)Chapitre 67 sur 162 · GRENOUILLES · texte numérisé non relu

GRENOUILLES

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rerouvrent d’une sorte de bec corné, à l’aide duquel l’animal se tixe aux végétaux dont il fait sa principale nourriture. Au bout de quelques jours, les franges branchiales, qui flottaient de chaque côté du cou, s’enfoncent sous la peau pour y former les branchies (fig. 853). Celles-ci sont de petites houppes très-nombreuses, attachées aux quatre arceaux cartilagineux placés de chaque côté du cgu et adhérant à l'os- hyoïde. L’eau arrive à ces branchies parla bouche, en passant par l’inter val le des arceaux et, après les avoir baignées, en sort par une ou deux fentes extérieures. L’appareil respiratoire présente alors la plus grande ressemblance avec celui des poissons. Quelque temps après, les pattes postérieures se montrent et se développent petit à petit (fig. 854); leur longueur est déjà assez grande, qu’on ne voit pas

Fig. 854. — Têtard.

Fig. 855. — Têtard.

encordes pattes antérieures. Celles-ci se développent sous la peau qu’elles percent plus tard (fig. 855) ; la queue est résorbée par degrés (fig. 85G) ; le bec tombe et laisse paraître les véritables mâchoires; les branchies s’anéantissent et laissent les poumons exercer seuls la fonction de respirer qu’elles venaient de partager avec eux ; la queue disparaît complètement (fig.

857) et le petit animal prend la forme qu’il doit toujours conserver. Alors aussi il change de régime : d’herbivore qu’il é tai t d’abord il devient peu à peu exclusivement carnivore, et à mesure que sa métamorphose s’achève, son canal intestinal, de long, mince et contourné en spirale qu’il était, devient court et presque droit.

Les grenouilles se tiennent d’ordinaire sur lebord des mares et des ruisseaux et se précipitent dans l’eau au moindre danger; elles ne se nourrissent que de proie vivante, comme larves d’insectes, vers, mouches et petits mollusques. Elles s’enfoncent pendant l’hi\cr sous terre ou dans la vase, sous l’eau, et peuvent y vivre sans manger et sans respirer, tandis que, dans la belle saison, elles périssent si on les empêche de respirer en leur tenant la bouche ouverte pendant quelques minutes. L’espèce la plus commune dans les eaux dormantes de nos contrées est

Fig. 856 et 857. — TélarJ et petite grenouille.

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