QUINQUINAS
Depuis le temps où M. Guibourt a dans une précédente édition exposé toutes les donnnées qu’on avait alors sur les quinquinas, bien des faits nouveaux ont été acquis à cette question d’histoire naturelle médicale. Des voyageurs habiles ont parcouru les régions qu’habitent ces espèces précieuses : non-seulement ils les
DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
ont étudiées sur place et en ont fait connaître les produits, mais, en les transportant vivantes dans des localités où elles sont maintenant cultivées, ils ont mis les savants à même de les suivre pas à pas dans toutes les phases de leur développement. D’autre part, les quinologistes ont interrogé de nouveau les anciennes collections, et ont obtenu des réponses inattendues. 11 en résulté une somme considérable de matériaux, qui n’ont encore été vulgarisés en France par aucun ouvrage élémentaire.
11 m’a paru intéressant de recueillir les résultats de ces recherches et de les réunir dans un résumé d’ensemble. Je n’ai pas eu la prétention de donner du nouveau; que pouvais-je faire après les travaux de Guibourt (1), de Weddell (2), de J. E. Howard (3), de tous ces illustres quinologistes, qui ont appliqué à cette question leur longue et savante expérience ? J’ai cherché simplement à exposer leurs opinions, après m’en être rendu compte par l’étude directe des objets.
Je diviserai mon travail en deux parties : dans la première, j’exposerai ce qu’il y a de plus important à dire sur les quinquinas en général. Dans la seconde, j’étudierai les unes après les autres les espèces officinales, laissant à dessein de côté toutes celles qui ne donnent que des produits sans valeur.